Sokone : Noël 2009 – 1ère partie

18 février

SOKONE : Noël 2009 – 1ère partie.

 
 
A chaque émotion inoubliable, gravée à jamais dans les entrailles de ma mémoire , mes mots tremblent de tout leur être peu avant de la transcrire, la livrer dans sa plus majestueuse nudité, se fondre en elle jusqu’à la devenir !
Et , telle une tragédienne en transe avant la levée du rideau, ne disposant que de la voix et du regard pour interpréter l’histoire la plus passionnelle…A cet instant même, tout va devenir trop fort, tout va devenir trop beau et …j’ai peur !
et , voici que se lèvent toutes les barrières des mots,

                       toutes les tourmentes du coeur…
 je vous parle déjà de ce pays qui, de ses élans, m’embrasa !
 
Mais, telle la plus magique des histoires d’amour, je n’en ai pas oublié le moindre détail et, rien qu’en fermant légèrement les yeux, je suis prête à la revivre indéfiniment…
     « Afrique ,
ton éloignement me marque aujourd’hui
d’une déchirure irréfutable » !
  
  
Le voyage c’est …aussitôt sentir, aussitôt découvrir, aussitôt aimer !
Ce sont ces sensations même qui mènent à la vraie rencontre…
 
Et c’est ainsi que, parfois, il nous ouvre les pages d’un conte de fées …
 » … lundi 21 décembre, Aéroport de Bordeaux, porte D, guichet n°23…. »
 
Il devait être à peine 9 h du matin lorsque, débarrassés de nos bagages déjà enregistrés, nous nous sommes retrouvés assis sur ce banc, où allèrent s’installer juste derrière nous « Laura » et son petit comité de soutien : la maman, la copine et son fiancé… Laura n’a en effet que 18 ans et c’est la toute 1ère fois qu’elle partait ainsi en avion, seule de surcroît, retrouver un fiancé qui l’attendait à Casablanca !
Aussitôt, nos instincts respectifs nous firent partager tout ce qui pouvait « bouillir en nous » à la fois d’exaltation et de crainte à l’idée de prendre place pour la 1ère fois au coeur de ce bel oiseau géant nous menant vers l’inconnu ! Et nous reconnûmes très vite en Laura, dans une instantanéité réellement « émouvante », multiples gestes appartenant à notre fifille « Gwendoline » ; la façon de « se manger les doigts » afin de combler le stress, mais également la façon de parler, de se mouvoir, au travers d’une physionomie et d’une   « touche » merveilleusement communes !
Elles avaient enfin le même âge, celui de l’oisillon à peine devenu oiseau …
Il ne sera pas loin de midi lorsque, nous allâmes rejoindre tous les « 4 » la salle d’embarquement, notre avion pour Casablanca décollant à 12h45. Nous laisserons alors une maman tout en pleurs, essuyant fébrilement la rivière d’émotion qui lui noyait les yeux et qu’elle ne parviendrait pas à maîtriser !   C’est alors que « cette page du voyage » nous fit comprendre que nous avions été choisis, le temps d’une destination, comme  « petite famille de substitution »…
Ainsi, Laura et Lola voyageront comme « 2 frangines », découvrant ensemble la splendeur des nuages, s’apaisant mutuellement…à un tel point de complicité que, l’ensemble des voyageurs et de l’équipage les assimilèrent véritablement à 2 soeurs !
 
 

 Ici à l’aéroport de Casablanca
 
Parvenus à Casablanca, Laura aura quelques petits formulaires à remplir et c’est là que nous verrons également quelques larmes scintiller dans son regard d’enfant perdu !
Nous l’aiderons à les remplir et Laura souhaitera alors que nous l’accompagnâmes au dehors.
Au départ, une personne du guichet (à qui nous expliquons la situation) nous laissera partir aux côtés de Laura, mais, à la sortie, il n’en sera pas de même et on nous fera donc faire demi-tour afin de remplir chacun un formulaire….
                        le temps d’effectuer cette démarche, nous verrons Laura s’éloigner, puis disparaître enfin vers l’escalier qui descendait vers la sortie …et, nous ne la reverrons plus… « Chagrin » !
 
Par pur instinct … »maternel » dirons-nous, dès notre arrivée à l’aéroport de Casablanca, j’avais déjà tant soit peu « confié » Laura à une voyageuse marocaine  qui avait pris le même avion que nous et avait très chaleureusement engagé la conversation avec nous durant l’attente en salle d’embarquement. Nous serons donc rassurés d’apercevoir cette gentille dame la suivre de près …mais, cela n’ôtera en rien notre profonde tristesse liée à un partage si touchant et déjà réduit à l’état de souvenir !
Mais, c’est davantage le sort de Laura qui nous importait : tout s’était-il bien passé, se trouvait-elle comme prévu dans les bras de son fiancé, tous deux nageant dans le bonheur ? Autant de questions qui ajoutèrent à notre nostalgie et nous torturèrent longtemps, longtemps ….
« …Laura, sache qu’encore aujourd’hui tu vis dans nos pensées,  fleur joliment enracinée dans le jardin de nos souvenirs » !
 
 Encore merci à cette …  « Magie du voyage »  ET, déjà…
« quel splendide début » !
 
 
S’il est cette source à la fois mêlée d’étrange et d’émotion qui jaillit souvent le plus inopinément, le voyage nous fait aussi pénétrer à pas feutrés et parfois douloureux dans l’univers initié de la « patience » ! Mais elle en est toutefois sa notion indissociable qui nous permet de comprendre et nous adapter à une population ou un environnement….elle en est le sel !
Nous arriverons à Dakar à 1h du matin au lieu de 23h20 (heure prévue) après 7 heures et demi d’attente à l’aéroport de Casablanca, avec l’impossibilité de joindre notre ami François par l’intermédiaire de notre brave Joséphine (sa soeur)  dont nous avions les coordonnées téléphoniques, nos portables ne voulant décidément rien entreprendre !!!  « François », chargé pour cette fois de nous accueillir à Dakar et dont nous ignorions tout …jusqu’à la silhouette ! Et, c’est sans doute la raison pour laquelle nous avons jetté tous trois notre dévolu sur un gentil papi tenant un vélo à la main et le regard collé à la vitre comme s’il attendait la venue de 3 inconnus …RIRES (!), pensant que ça ne pouvait être que lui jusqu’à …ce que nous sortions de l’Aéroport et découvrions un cercle, pour le moins impressionnant, composé d’une bonne centaine d’africains munis de pancartes !!!
Je n’oublierai jamais cette nuit-là, ni nos voix appelant « François Faye… » « François Faye … » et ce lumineux sourire des plus chaleureux, des plus apaisants, qui accourut très vite vers nous …il était donc là, il avait su attendre tout ce temps , notre ami, celui que nous aimons aujourd’hui comme un frère 
            « François Faye… »
 
 
 Et, nous le saurons aussi plus tard, « Joséphine » ne parviendra à s’endormir qu’après avoir reçu la confirmation effective de notre présence sur le sol de Dakar … « Joséphine », à la fois devenue aujourd’hui soeur, amie et maman !
 
Le lendemain fut encore une mémorable leçon de patience ! Nous prendrons avec François le bus à 9 h, il ne décollera qu’à 11 h après moults palabres , pour arriver vers …19 h à Sokone (Sokone n’est éloigné de Dakar que de 250 km environ).
Mais, là encore, cela nous permit d’entrer de plein fouet dans cette vie locale, avant tout faite d’échanges et toute tissée d’amitié ! Ce fut même un réel plaisir que ce long voyage, animé par la présence des « baol baol » (marchands ambulants) à chaque arrêt. Je dois à leur passage mon carnet de peau noire (sans jeu de mot !), de type « moleskine », et dont nous avons recousu soigneusement la languette servant à le maintenir fermé …carnet dont je ne me sépare plus, dédié à l’Afrique et où je puise toutes mes notes inscrites à l’arraché !  Je suis heureuse de l’avoir acheté à un de ces marchands, dont la vie n’est pas souvent chose facile (je vous en parle un peu plus loin…).
Ce trajet fut également l’occasion de nous découvrir et, très rapidement, je ressentis en François quelqu’un de responsable et fortement impliqué dans les problèmes de son pays, quelqu’un animé par des aspirations « d’épanouissement » pour son peuple et non d’une évolution génératrice d’esclavagisme. Il épousait ainsi parfaitement l’ensemble de nos convictions et les espoirs que nous portions à l’Afrique !  Et tout ceci donna lieu à 8 heures d’une discussion toute passionnée où François nous enrichit immensément sur l’histoire économique et sociologique de son pays (D’ailleurs, nous lui devrons toutes les notions apportées au sein de ce récit aussi bien dans ces 2 domaines pré-cités que dans ceux de l’écologie et de la botanique ! )
           …et ce voyage en bus, qui ne durera pas moins de 8 heures, s’il était à refaire…
je le referai sans hésiter !
 
Le pays … »un peu » de ses réalités, de ses traditions, de ses espérances !
François commença à nous parler du « problème de l’arachide » , encore un des nombreux problèmes de santé auxquels on peut remédier en informant le public.
Il nous parla en particulier de « l’aflatoxine », cette moisissure réputée cancérigène et présente dans l’arachide lorsqu’elle n’est pas récoltée en temps voulu, ou , après récolte au « glanage », certains pieds ayant moisi avec la pluie par exemple. Une fois pilée, l’aflatoxine se crée dans le mélange et sa consommation devient alors hyper nocive !
Beaucoup la produisent eux-même, car les taux de l’Etat sont dérisoires, la commercialisation prend donc un caractère difficile, alors que l’arachide est une « denrée stratégique » (70 % de la population est agricole !).
Les incidents sont « minimisés » car la prévention manque, alors qu’elle constitue la solution. L’aflatoxine provoque en effet l’Hépatite B, catalysant la cyrrhose du foie : des décès ont lieu chaque année et vont en augmentant depuis une petite dizaine d’années.
Les « baol baol », marchands ambulants : ils prennent des risques infinis !
Vivant au bord des routes, s’accrochant aux voitures…ils sont très souvent « fauchés » et les accidents deviennent des faits fréquents !
Ils travaillent chaque jour en « Non Stop » du lever au coucher du soleil, pour un bénéfice de 2,5 Euros par jour. En 10 mois de travail, ils épargnent environ la somme de 200 Euros. Avec ce pécule, ils aident les parents à acheter du mil, du riz et le mouton pour « le Tabaski » (fête du mouton), règlent les créances… Le lendemain du « Tabaski » des demandes en mariage ont souvent lieu avec la remise de la dotte !
Que doit comporter une dotte ? Elle correspond environ à la somme de 120 Euros et contient les éléments suivants : une radio, un portable, un lit, une malette d’habits, le repas d’intimité avant le mariage (avec chèvre, mouton…) et, très important également, 5 Kilos de « noix de cajou » !
Le jeune prétendant doit donc attendre à peu près 3 ans avant de s’octroyer la joie d’avoir son épouse à ses côtés.
Traditions
La noix de cajou : c’est l’aliment de tradition par excellence. Il accompagne toute demande en mariage, mais également les décès, les baptêmes, et (comme nous venons de le voir) doit être contenu dans la dotte.
Une fois la main de la future épouse accordée, les noix de cajou seront préalablement donnés aux parents puis distribués : chaque personne qui en aura reçu se devra d’assister au mariage et d’y participer.
                 Son goût ? j’ai trouvé qu’elle avait la délicieuse saveur du marron chaud !
Le Ngalakh : bouillie faite de pâte d’arachide, de sucre, de fleur d’oranger, de mil et du fruit du baobab. Chaque vendredi saint, il est distribué à tout le monde et durant toute la journée afin de couper le jeûne…
Hors mis le « Ngalakh », il y a aussi le « fondé » (bouillie de mil) et le « Lakh » qui est une bouillie similaire au fondé mais plus compacte, accompagnée d’une sauce de Ngalakh ou de lait caillé. Le lakh est notamment utilisé comme petit déjeuner pour le baptême.
A la récréation, les enfants font l’école buissonnière pour aller manger ce lakh, ils disent alors … »qu’ils marquent le lakh » ! Mignon, non ?
                        Coeur rouge   Et c’est aussi la fameuse bouillie dont se régalait mon « petit ange » lorsque nous étions en Centre Afrique ; il en savourait chaque matin avec bonheur, servie dans une calebasse …Coeur rouge
 
Animaux et plantes… des valeurs actives !
 
 
Le cheval est le moyen de transport et de trait par excellence, vaches attelées et cheval font également l’essentiel du travail agricole et des échanges intervillageois. Au fil du temps cependant, l’âne a remplacé le cheval car plus résistant, notamment à la mouche tsé-tsé.
Mais, tous ces compagnons de vie sont souvent maltraités, (la preuve un peu plus haut en image) et considérés comme du simple matériel utilitaire.
Ces êtres d’une inégalable dévotion sont avant tout munis d’un coeur et d’un corps vibrant et frissonnant chacun de leur propre souffrance : une véritable prise de conscience serait nécessaire dans ce domaine !
 
 
Un jeune « neem »
 
Cet arbre « le neem » a été importé d’Inde par le Président, il constitue en quelque sorte « son arbre fétiche ».
Il présente un atout majeur : la richesse de son feuillage en quinine, (dont la nivaquine en est le dérivé). Par contre, son hyper prolifération en fait un arbre criminel, détruisant toutes les autres espèces qui l’approchent !
Il constitue donc un véritable « dilemme » : il est certes destructeur de l’écologie mais, à condition que les techniques soient maîtrisées, il contribuerait à la lutte contre le paludisme !
 
Le pays et ses espérances
Le deuxième jour de mon arrivée, j’ai griffonné sur mon carnet-fétiche (le même acheté à un baol baol) ceci :  » Par rapport à tout ce que j’ai pu observer, sur le marché, de la beauté et des vertus des légumes et des produits du terroir en général, par rapport aussi à ce côté « système D » infiniment inné et prodigieux que porte en lui ce peuple, et, à ce propos, je reverrai toujours sur la route qui nous menait alors à Sokone cette bande d’enfants dans une mare (un peu après Kaolac) qui pêchait à l’aide de moustiquaires en guise de filets , par rapport enfin à une foi et une tenacité que je sens l’une et l’autre immenses en leur coeur, sans limite …
 
  nRose rougeoRose rouges    aRose rougemRose rougeiRose rouges       aRose rougefRose rougerRose rougeiRose rougecRose rougeaRose rougeiRose rougenRose rouge
ont absolument TOUT pour réussir !
  je conserve aujourd’hui, et plus que tout, cette même conclusion  
 
Quelques roses ont été rajoutées pour parler de la splendeur de ton coeur, quelques lettres rouges à l’image du soleil qui s’y couche chaque soir dans des lueurs d’amour , et mes prières, mes mots qui dansent dans le sable et la poussière rythmés par la chaleur de ton sourire et s’abandonnant dans le creux de tes mains…
              « Afrique, mon afrique ….
           Que Dieu toujours te protège
            et te fasse avancer vers la lumière  » ….
 
Afin d’illustrer quelque peu mon ressenti des tout premiers jours, voici 2 clichés suscités par « l’émerveillement »  :
 

                                                Rose flétrie
         
 SOKONE : L’Ecole de Promotion pour jeunes filles
 
Je me contenterai ici de donner un bref descriptif écrit des éléments que je n’ai pu faire figurer sur le petit reportage déjà effectué en « images » et figurant sur l’Album « Sénégal, Noël 2009 » .
Laissez moi tout d’abord vous présenter … »ses 2 rayons de soleil » !
 

Joséphine, la Directrice

 

Siré, sa collaboratrice

Trois années d’étude seront demandées aux jeunes filles afin d’obtenir l’Attestation de suivi de formation au sein de l’Ecole, auxquelles s’ajoutera une année de perfectionnement pour l’obtention du Diplôme reconnu en « Economie Domestique ».
 
 

Quelques « petites merveilles »

 Toujours sur l’album mentionné plus haut, vous pourrez admirer l’ensemble des travaux de couture qui sont réalisés ainsi que la salle d’exposition (les photos ci-dessus ont été prises dans les salles de classe de l’école située près de l’Eglise).
 
Pour ce qui est du second centre d’Apprentissage (celui où nous logions), dont la construction a démarré en novembre 2005, sa création fut le fruit de l’Association « Skippy-Club » dont le siège social se situe à Yssingeaux (en Haute Loire) et déjà maintes fois citée sur les pages de ce blog, je vous rappelle toutefois le lien :              www.skippyclub.free.fr
je ne puis que vous inviter vivement à aller y retrouver les visages des différents projets, les multiples activités, les moments forts …(Une fois sur le site, pour assister à la construction de l’Ecole : cliquer sur « nos réalisations » puis « Le projet 2006 » puis sur « L’Ecole »).
 
 

 Vous pourrez également suivre sur l’Album  » Sénégal, Noël 2009″ la visite des étages concernant l’école ci-dessus… »le bijou » comme le nomme son créateur et à très juste titre !!! Les jeunes filles y apprennent la cuisine, la couture, la fabrication et la transformation de certains produits locaux, la broderie, la teinture…

La transformation des produits : avec un succulent éventail de confitures, tels que la mangue, la papaye, l’acajou, l’oseille rouge ou blanc, l’oseille tamarin, le ditakh et le gingembre.
Des sirops sont également confectionnés : le sirop de gingembre, et le « Bissap » sirop d’oseille rouge ou blanc.
 La mangue, l’acajou et la papaye sont également séchés et font donc partie de la production de fruits séchés.

Autres produits transformés : Le mil sert à faire des brisures, des granulés et du couscous – On fait également des brisures avec du maïs ; il en existe en 3 dimensions (petites, moyennes et grandes).

Un drap brodé

 Siré s’occupe de la broderie, de la teinture, de la confection des bijoux et de la transformation des produits. Il y a une moyenne de 13 élèves par classe mais le travail s’effectue par groupe de 10. Le 1er groupe s’associe au 4 ème groupe chaque lundi (jour de la broderie) et chaque jeudi (jour de la teinture) et le 2ème groupe s’associe au 3ème groupe.

La cotisation journalière est de 50 Frs/jour, les retardataires payent 100 Frs/retard et les absents sans justification 200 Frs. Avec l’argent des cotisations, Joséphine achète du tissu et du fil pour les vacances. (Pendant l’année scolaire, ce sont les élèves qui fournissent les produits). Les cotisations représentent un prix dérisoire et elles  reviennent déjà aux élèves en produits pour les vacances. Chaque femme peut également acheter un mouchoir ou un napperon afin de se rappeler des motifs.

 Et pour clore ce chapitre de l’Ecole en beauté, je vous offre des lumières, des couleurs, de l’intense douceur à l’image …. »du coeur de Sokone » !
 
 

                                                                      Rose flétrie
 

 SOKONE : ses écoles, son hôpital, et les « Soeurs de la Providence » …

Ses écoles : le village est muni de 5 écoles primaires dont une dans le secteur privé, où un nombre un peu plus important d’élèves aurait tendance à se regrouper vu la qualité de son enseignement. Les classes sont dotées d’un nombre relativement important d’élèves : une moyenne de 70 élèves (voire parfois plus !) par classe.
Le suivi est ensuite assuré par 2 collèges et un lycée. Sokone compte environ 2000 élèves dans sa globalité.
 
Son Hôpital
 
Des progrès ont été faits mais …restent à faire !
 

Avant toute chose, nous tenons à remercier très chaleureusement le Médecin Chef Mr COLY Sarany et le Trésorier Mr  THIAN Birane d’avoir bien voulu nous accorder un peu de leur temps « précieux ». Les clichés effectués sur l’ensemble de l’Hôpital sont également visibles sur l’Album « Sénégal, Noël 2009« .
 
Un peu d’historique est indispensable pour comprendre l’évolution : 2006 a été en quelque sorte une année-phare avec le démarrage des cézariennes. De 2006 à 2008 apparut également la création d’un compartiment « chirurgie » pour les cas d’urgence, doté de 2 salles. Grâce à un projet d’équipement avec la Coopération Belge un bloc opératoire a pu voir le jour, ainsi que 2 appareils d’échographie et 2 couveuses.
 
Les lits en Médecine Générale sont au nombre de 34 avec 8 réservés aux opérés et 12 pour la Maternité.
Les enfants sont mélangés aux adultes. La salle d’urgence et de tri, quant à elle, m’a frappée par son étroitesse en contradiction avec la nature de son rôle : elle ne fait pas plus de 30 m2, simplement munie d’un bureau et d’une petite table dans un recoin.
 

Joséphine nous expliquait que ce système de « boîtes aux lettres » (ci-dessus sur la photo) séparant le couloir de l’extérieur était relativement récent. Avant cette installation, rien n’existait et la chaleur avait donc tout le loisir d’envahir les couloirs ainsi que …la poussière !

Les projets : augmenter la capacité d’accueil et ouvrir d’autres services tels que  la pédiatrie, l’ophtalmologie. Ce qui nécessite toutefois la venue d’un spécialiste tous les 15 jours en moyenne afin de consulter les malades. Les tiroirs frigorifiques manquent également cruellement, bien que les locaux à cet effet soient existants. Un projet d’agrandissement est plus qu’indispensable à établir, si l’on considère le chiffre d’ha. normalement gérable et ne devant pas dépasser les 50.000 ha pour un district. L’Hôpital de Sokone gère donc un district bien trop important et porté actuellement à 130.000 ha (le village compris). 
Nous verrons plus loin le but précis de notre visite au sein de cet Hôpital, et ce fut dans nos coeurs … »que du bonheur »    
                                                         …  Coeur rouge 
   (Retrouvons nous pour la suite, quelques mots plus bas)
                                         
 

2 réponses à Sokone : Noël 2009 – 1ère partie

  • Evajoe dit :

    EvaJoe Des mots – 19 Fév. Juste te dire que j’ai tout lu, mais je reviendrais t’écrire un mot, mes réactions, mais je tenais quand même à te dire que ce matin j’ai peint une peite toile ayant pour
    thème l’Afrique avec des chaudes couleurs. Pourquoi je ne le savais pas, mais là je me dis que cétait surement pour répondre à ton texte que j’ai découvert. Etrange cette transmission de
    pensée.
    Très beau récit et j’en ai même eu les larmes aux yeux.

  • Nanie dit :

    Nanie Nanie – 11 Mar. et bien voilà je viens de parcourir tout ce merveilleux récit il m’a fallu le temps pour bien m’imprégner de tes mots merveilleux qui nous montrent à quelle point tu aimes ce
    pays ! avez vous eu des nouvelles de Laura ? avez vous échangé vos coordonnées ? tout n’est fait que de rencontre merveilleusement belles ! j’ai eu de l’émotion a te lire ma chère petite Sabine
    l’émotion que toi tu as retransmis en retraçant ce séjour.. merci
    bisous bisous
    Nanie

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