Au seuil de ma demeure ..

 

Qui que tu sois, tu es le bienvenu sur ce blog...même si tu n'as pas réalisé de grands voyages ! Car le voyage, le "vrai" (les chemins me l'ont délicieusement murmuré) c'est l'amour et l'écoute que tu portes en toi !

 

Ecouter un oiseau

Sourire à un inconnu

C'est déjà partir

C'est forcément aimer ...

MERCI d'être venu jusqu'ici !

 

Sabine

 

Quelque part un écho…

135- et beaucoup d'émoi!

La pensée vient en marchant (Nietzche)

 

L’essence même de cet espace..

 

Le cœur est dans chaque être

et dans chaque chose

j'aime aller à sa rencontre

et en partager la lumière ...

C'est à la lueur de cette sublime chandelle

qu'avancent main dans la main

mes pas mes images et mes mots !

 

Sabine

 

Parution

 

Tu peux retrouver mon livre "Au fil du tant", chemins contés en mots et images :  ICI

 

 

Sourire de l’instant

 

Je ne puis toujours libérer mes pas comme je le souhaiterais vers ce chemin virtuel que j'affectionne tant !

Mais, chut, le temps ne me voit pas toujours et je parviens de temps à autre à venir, ici, lui dérober dans ses poches ma friandise préférée ........"le partage" !!!

 

Une pèlerine des sentiers du coeur.

 

Sur le banc d’éole ….

 

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Dans le pupitre du ciel,

cette nuit

j’ai pris

le rapporte-heures

et le conte-pas

pour tracer

sur mon cahier de rue

le grand cercle étoilé

des poètes non disparus …

 

Je connaissais déjà

par coeur

la noblesse de leurs mots d’ire

et de douceur,

gagnant une flopée d’images

de leur souffle or-éole

et goûtant aux heures peu sages

où toute plume s’envole !

 

Quand je me suis rendormie,

j’avais écrit sur mes pages

leur lointain

en rires suspendus

et des lettres de lune

et ce parfum d’encore ….

 

(Sabine)

 

 

C’est à ce vieil homme, et à vous aussi bien entendu, que je dédie ce cliché en poème fantasque …

L’entendra-t-il, pensez-vous ?

Les oreilles de l’art sont d’amples hémisphères !

 

Nous l’avons rencontré à …Santiago …

Il peignait avec un simple petit bout de bambou trempé dans l’encre de Chine …

 

 

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Nous sommes arrivés à Santiago le vendredi 15 juillet dans l’après-midi, après avoir parcouru trente-neuf kilomètres sous une chaleur écrasante, mais …

le coeur frais comme l’aurore !

 

Ma tête résonne encore de cet antre musical où la symphonie des goélands  se mêle aux mille instruments de rêve s’échappant des ruelles…harpe, violon, mandoline, hang, tambour !

Le tout enveloppé de senteurs mystiques, d’encens uniques, de parfums comme tout droit sortis du pays des fées …

 

Et cette nuit, en y rêvant peut-être, le regard de la lune m’a réveillée, dans un étrange sursaut …

Elle était entrain de me dire « Conte-leur là-bas et toutes ces beautés …! »

 

Alors, en voici, pour vous, dans leur cocon de soi, tissé de brume et d’or …

 

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En repartant de ces chemins de renaissance, j’écrivais :

Je ne regarde plus les passants comme des étrangers, mais dans « l’intime tendre » qui s’en évapore… (Sabine)

 

Hasta luego, sur mon diaporama commenté !

 

 

 

Post-scriptum  

 

A la demande implicite d’une lectrice, j’ajoute un tableau de ce vieil homme …

Car je sens également, à travers vos commentaires enthousiastes, que nombreux d’entre vous seront ravis de le découvrir !

 

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Ce qui m’a aussitôt attiré chez ce peintre est ce contact charnel entre lui et sa feuille, cette façon sauvage, magistralement fusionnelle …

 

D’ordinaire, je n’aurais jamais pris cet instant en photo. Pourquoi, l’ai-je fait là ? Je ne sais !

Peut-être me rappelait-il ce type de « splendeur intime » vécue sur le « Chemin des hospitaliers », étape sublime du Camino Primitivo.

Il m’a infiniment peu parlé ensuite, une fois son bout de bambou posé …Un mot, voire deux ?

La beauté effarouchée de ce tableau est à son image …

On y pénètre comme dans une grotte solitaire, découvrant sur les murs des formes, des signes, une histoire, saisissante par l’écho de son mystère  ….!

 

 

 

Clef en MAINT ……………

 

Encore quelques jours avant de retrouver avec délice, d’aile-hisse, ce chemin oublié de Compostelle, parcouru avec passion par Philippe Lemonnier, marcheur écrivain, dont il publia un livre, non moins passionnant …….

Ce livre offert par mon fils et qui, par la beauté écrue de ses pages, a dû colorer vos nuages , depuis le temps que je vous en parle !

Le hasard a fait que nous posions nos pas l’été dernier sur ces sentes primitives, d’Irun à Serdio, avec la réponse en chemin, sauvage et imprévisible, du pourquoi de cette prédilection et la naissance aujourd’hui d’un sentiment tout aussi exaltant que bouleversant ….celui de reprendre le même itinéraire que ce livre.

Nous repartirons donc de Serdio jusqu’à Santiago mais en bifurquant par la Voie des Asturies, lieu que Lemonnier décrivait si grandiose, tissant en moi au fil des années la trame d’un « vieux rêve » !

 

___________________

 

 

Entre nos instants, l’herbe va pousser sans vergogne,

me dites-vous !

 

De grâce, ne la coupez pas alors,

la terre pleure déjà amplement nos instincts de défrichement !

Qu’elle jaillisse, au contraire, sous votre corps,

démesure-aimant,

faisant de vos pieds deux barques légères voguant entre les fleurs …

 

Suspendue aux poches

rouges

de mes hardes

de petit chape-héron,

vous trouverez la clef de notre chaumière …

 

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Je vous laisse ….

 

cueillir

toute la tendresse du monde

dans les courbes de la tourterelle,

et accueillir

dans ce silence en lyre

des pudiques vagabonds

les flâneries mutines de l’aigrette …

 

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Venez …

 feuille-été

en rêvant

l’histoire de notre masure

toujours errante …

 

ses chemins lents,

ses brumes,

ses rires crépitants 

 

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De mon perchoir,

je vous le promets,

je comploterai avec le vent

afin qu’il vous berce

en vous chantant le TANT !

 

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Je vous emporte …

dans mon sac à merveilles, 

car vous en êtes,

par vos témoignages émouvants

les incontestables créateurs !

 

(Votre pèlerine)

 

 

Dans mon pagne-riez, j’ai mis …

 

J’ai emprunté

 des chemins de ronces

pour comprendre d’où venait 

l’obstination de mes pas …

 

Mon pagne-riez

en maint

se remplit peu à peu

des sourires de l’ombre  ….

 

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Et cette candide pécheresse  me conta …

 

tout ce que le temps tresse

de solitairement beau

sur les parois de notre écorce …

 Je pus tout sentir,

toucher,

offrir,

en effleurant mes peurs …

Mes mots devinrent lianes

reliant mes racines au vent,

et j’épurai mes chimères

dans les yeux de la pluie

aux éclats de farandoles …

 

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Arbre nous sommes

et resterons,

en mémoire de chaque aube

qui se souvient

des miracles déposés à nos pieds,

et renaît de notre spectre

tiré tout entier vers le haut …

 

Ses feuilles vagabondes

dansent

 l’histoire de nos approches,

nos émotions,

et de ses couleurs

fugitives et frêles,

poignent

le fluide de nos vies,

l’horizon du monde ….

 

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Que n’ai-je écrit 

à la craie des nuages

sur l’ardoise d’un TOI,

nouant et dénouant

 mon coeur végétal

de ce spleen si aérien …

 

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Des âmes-mystère

sculptent à leurs heures

pour l’oeil du passant …

Débris de branches

ou chefs d’oeuvre ?

C’est à l’appréciation

de ce cordon en nous

maintenant mort ou vivant ! 

 

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Entre nos doigts se faufilent

des sillons de fleurs

où peut s’étendre heureuse

la souffrance d’un lépreux …

 

Tends-les, TANT,

sans crainte de ravages pernicieux !

 

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A ces mots

pensés en silence,

le soleil glissa entre mes pas

un morceau de sa chair

à greffer

sur les brouailles des maux …

 

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Dans la pulpe de l’air,

mes rêves sont fruits et violons,

deviner sur leur peau

la douce main de la terre

reste un frisson !

 

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Et je retrouvai mon dragon.

 

Redevenue mère-lin,

je l’écoute

me parler de mon étoile .

Il m’enchante

et me rassure sur mes origines …

 

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« Je suis et resterai cette cueilleuse du TANT dans l’invisible ! »

 

 (Sabine)

 

 

J’ai découvert par un merveilleux hasard cette musique d’Anouar Brahem ! 

Voici un extrait de son « voyage de Sahar » …Aimez-vous aussi ?

Mon pagne-riez en porte l’odeur ……….

 

 

Paris, quai du bonheur …

 

En quelques heures, tant de gens nous ont souri et ouvert leur coeur …

Nous n’en revenions pas de ce Paris dit « si indifférent » !

Prévert, m’en voudras-tu si je façonne légèrement tes mots pour dire  « Paris est tout petit pour ceux qui …portent en eux une infinité d’amour »

 

Et nous avons marché, marché, sous une pluie souvent battante, redevenant nomades …

Tout nous faisait éclore, cette pluie sur nos instincts les plus fous, greffes timides jaillissant tout à coup en rivières de pétales.

Je marchais, une coccinelle sur le nez, les oreilles rêvant à des notes de piano, la colombe de Messiaen voyageant en silence sur mon épaule …

 

Et même le ciel ne cesse ici de flâner car Paris lui offre des allées et des allées de lilas !

 

 

Photo lilas plus claire (Copier)

 

 

 

Dans l’air, des pages de vie s’ouvrent, se tournent, dans un bruit mystérieux, se mêlant à l’émotion du feuillage …

Assise sur un banc, face à la grille de l’école, elle attendait, révisant le tant, dans sa fringale de temps, sur l’âme éparpillée, offerte, de son gigantesque carton à dessins …

Il manque un manège, me disais-je, à cet instant si romantique finalement. Et Van Gogh, je l’imaginais bien, ajouterait une touche de bleu doux au reflet apeuré de ses yeux …

 

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Sur ce même banc, combien de mains frémissantes, de rêves surpris ou envolés, d’attentes en valses lentes ou exaltées …!

Qui n’a pas connu, un jour, ce trac des grands comédiens, avant que le rideau ne se lève sur la lumière de son destin ?

 

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Chaque troquet me donna envie d’aller m’y asseoir, y respirer la vie, la mort, et l’écrire dans un mouvement irréfléchi …

Mais un simple bout de trottoir me suffirait, comme ce garçon, près de son arbre imaginaire …..

Paris est constellé d’arbres imaginaires, de lieux pétris dans cette glaise, éperdument particulière !

 

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Nous les avons suivis, vers ces quartiers furieusement insolites et délicieux, non très loin de l’école, de la rue du Moulin-des-Prés , à la Butte-aux-cailles ….

 

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Avant de partir, j’ai oublié de dire à Doisneau que le mot « allégresse » prenait aussi deux ailes !

(A son violoncelle)

 

______________

 

 

Pourquoi Paris et juste pour quelques heures ?

La réponse se trouve à l’article précédent, il vous suffira de …déplier, dans le sens du ciel, un parchemin !

Pour une « rarissime » fois, j’ai pris très peu de photos, mon appareil étant quelque peu encombrant pour ce type de flânerie.

Une autre escapade sur Limoges vous attend, déjà effectuée lors du concours des Beaux-Arts.  Vous partagerez la douceur des bords de la Vienne, le chemin de la cathédrale et les sublimes sculptures de Marc Petit, exposées à ciel ouvert dans le jardin de l’Evêché ….En espérant que je saurai y mettre toute l’authentique spontanéité : il faudrait toujours pouvoir écrire sur la frénésie de l’instant, en avoir expressément le temps !

 

 

Par chemins ….

 

Photos mains lola 2 à l'ancienne (Copier)

(Les parchemins de Lola ….)

 

 

Qu’importe 

l’endroit où ils se posent …

Sur table-être d’argile

ou tissu de « soi »,

dans une fleur du Nil

ou le doux manteau de chèvre

qui enferme l’aloi

des immenses collines

aux rires safran …

Je les déroule toujours

dans le sens du ciel

pour y sentir,

entre deux soleils,

la caresse des astres.

J’y ai même un jour

entendu

les pleurs secrets d’Ulysse

dans ces petits feuillets magiques

en peau de chagrin …

Qu’importe, vois-tu,

les lieux et leurs distances,

tous ces mots écrits

ont gardé dans leur fer

l’âpreté poétique des sentes

et la fougue enfant des diligences …

Puissent-ils voyager toujours

et encre-or !

 

A ma lola,

et à vous toutes et tous, amies et amis virtuels, qui les rendez si émouvants …

Au plaisir que j’ai à vous lire, involontairement ponctué mais si fervent !

 

(Sabine)

 

__________

 

Lola a réussi le concours des Beaux-Arts à Limoges.

Retenue également dans la première phase de recrutement visant une entrée en D.M.A  « Reliure Dorure » à l’école Estienne de Paris, elle tentera mercredi la seconde et dernière phase.

Nous l’accompagnons et je serai encore absente un peu …….

 

 

Allant-vert …

 

Vers toi

mes sens  retrouvés

dans le vert épuré

de tes rires

et l’encens fleuri

de ton souffle …

En vers

ta joie qui rime

et mes pas à l’envers

pour mieux voir les oiseaux !

 

De mes oreilles

en feuilles de l’or-riez

j’écoute le baiser de ton coeur

posé

sur les maints et leurs rides.

Du blues dans mes yeux

tu allumes les feux

de nos silences inspirés…

Lueur de gitanes,

 devenue gîte-âme,

instant  beau-aime,

car tu ne fumes plus rien

désormais

pour oublier !

De mon poumon haletant

je respire tes veines,

entre deux ciels …

Mais de celui sans rouge 

à force de trop de sang

dans mes larmes terrées,

je choisis le rouge sang

où le jour se plaît à mourir

et où mon étoile de berge-erre

reprend vie !

Dans la grotte sauvage

qui se ferme entre mes lèvres

lorsqu’elles ne veulent plus parler,

coule encore et m’enchante

la source si fraîche

et célestement inépuisable

de tes chants papotiers …

 

Et je marche sur la terre,

portée par le ballon des nuages,

entre deux crépitements

de jupons de roses

que le vent s’amuse à froisser …

 

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Un soir,

en te devinant,

la prière n’eut plus

ni lieu ni chaumière …

Elle suivit juste une effluve

qui partit

mais jamais ne revint

du chemin de nos absences

aux alstromères or-ange

de nos jardins secrets …

 

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A l’encre de tes aurores,

j’écrirai toujours

nos mots d’en-faons

blessés

et les arbres et leur lumière

où nous aimons nous cacher …

Entre nos lignes

où le TOUT peut se lire,

les âmes de poète

viendront toujours cueillir

notre histoire en pleins

et nos rêves en déliés !

 

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Entre nous,

glissant sur la soie de nos ailes,

TOUT vient s’unir et s’aimer …

 

Regarde là-bas …

 

La lune a fait un cauchemar

et elle s’en va pleurer

dans les bras du soleil …

 

(Sabine)

 

A  toi mon ange,

à tes trente-trois ans aujourd’hui.

 

A la minute où tu naquis

la neige se mit à tomber par la fenêtre…

A croire que tu portais déjà

une part des mystères du ciel !   

 

 

Adieu tristesse ….

 

Il devait y avoir sur cette page un grand pagne-riez, pour vous, rempli d’exubérance …..Continuez à être sages, donc fous puisque « la folie est le soleil des sages », et vous l’aurez bientôt, promis !

Mais hier, en ce jour de prière chez les pêcheurs et les bergers, et de grisaille sur mes élans, lourde tristesse tombée sur mes berges et faisant pleurer l’oh, le hasard a poussé mes pas sur ce chemin emprunté par les pèlerins de Compostelle, autour de l’abbaye de Trizay ….(à un petit huit kilomètres de notre chaumière).

Je l’écrirai plus loin … »Un chemin qui lave, pétrit, puis lave encore ….. », peuplé de vents fous venus des quatre points cardinaux !

Ecoutez-les, ils vous parlent des hauts, de ceux qui se hissent en vous ….Joyeux lundi de Pâques !

 

————————–

 

 

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 Do Ré Mi

misère-errée,

s’ouvre la partition

du soleil

en rêve d’amour

de Liszt …

 

 

 

 

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Sortir du village

par la « rue de l’Espérance »

un rien m’émeut …

Un pic vert

martèle sur un tronc,

il se blesse aux clous

de mon chemin de croix …

 

 

 

 

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L’oiseau me dit

d’aller trouver matière

à tisser un nouveau nid

dans l’intime de mes creux …

 

 

 

 

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Les arbres

sur ces mots entendus

et pieusement écoutés,

un à un ,

sur mon passage

m’ouvrent leur coeur !

 

 

 

 

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Et dans le reflet de leur sourire

je m’invente des coraux …

 

 

 

 

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Je défais la tenaille

accrochée

à la barbe-ailée

d’un vieux sage

qui venait me retrouver …

 

 

 

 

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Plus d’aube-épine …

Que des fleurs douces

filant

sur la gorge de mes rires

déployés,

gemme

j’AIME

d’or !

 

 

 

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Je fais le mur

sur son corps

pour atteindre le ciel …

Il m’en-chêne …

J’ai perdu quelques étoiles

dans mon bas de l’AIME …

 

 

 

 

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L’abbaye est au bout,

la voyez-vous

sur le flanc des nuages …

Il y a toujours

un rêve d’ange

à cueillir

sur la cime de nos pas …

 

 

 

 

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Voie bénie des incertitudes,

à la croisée de vents fous, 

où nous nous apprivoisons à nouveau

avec la féerie de l’essentiel !

 

 

 

 

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Afrique-aine,

sur ma tête

la cage-être

qui me rapproche

du sanglot des cieux ….

 

 

 

 

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Dans l’ombre de la pluie,

les secrets d’oh

avides de verdure

se libèrent …

 

Il pleut …

Que cet instant fait du bien !

 

Un peu plus loin

une biche me surprend…

Mais alors

je n’étais donc pas si seule !

 

Plus loin encore,

un parfum de jasmin

et de réglisse mêlés

enivrera ma peine …

 

 

 

 

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La main d’un étranger

me gomme et repeint

les couleurs de son visage 

sur mes maux …

Taire-glaise,

autre pays d’affres-rit,

ne veulent plus de mon chagrin …

Je me mets à aimer

dans mes mots

sa poésie indigène …

 

 

 

 

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Pose une larme,

me dit une autre étrangère,

je la donnerai au matin

demain

Il en fera

un vert-tige de rosée …

 

 

 

 

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Tôle-errance !

Ne pas s’attarder

sur les souffrances

qu’on nous inflige,

mais prier

pour ceux qui nous les ont infligées ….

 

 

 

 

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Nos ponchos

voiles qui volent …

J’en-barque

dans la sueur des mottes

vers les hauts mâts qui chantent …

Cette errance lave,

pétrit

et lave encore …

Marins et marcheurs se ressemblent !

 

 

 

 

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Réserves de cire

de sève et de trêve,

nos émotions s’impriment

en batiks de rêve

sur l’écorchure des sols …

 

 

 

 

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Rouge

la conscience bouge,

de désir et de sublimité,

la vie dans mon sang

embaume

mon allégresse ressuscitée !

 

 

 

 

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 Mais toujours au loin

des hommes crient,

terrés,

lèvres pendantes,

leurs chants défigurés…

Et pour eux

je marche aussi,

enterrant

peu à peu

sur leur chemin de râle lent

ma propre douleur !

 

 

 

 

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Et je vous reviens

en heureux

petit chape-héron

errant

rouge !

 

 

(Sabine)

 

 

Imagine-erre …

Et si on rejouait à « Pierre feuille sises-oh »

 

Vous vous souvenez ?

Il y avait …

Cet arbre valseur,

ces allées-anges,

et mon crayon

posée sur l’alvéole

de la feuille-deltaplane …

Un peu plus loin, je rencontrais Musset …

 

J’ai repris ces sentiers des alentours,

 à la bouche en feuille et au teint de fleur …

J’ai repris

et les ai reprisés, 

au fil de l’oh ! 

Inséparables chaussettes

usées

mais si douces,

 chevillées à mes mots,

aux rimes fantaisistes 

 et résonnant de mille pieds  

en sandales de mousse …

 

 

 

Aujourd’hui encore, vous pourrez glisser votre oeil polisson par la lucarne de mon récit  ….

 

Lucarne herbe

 

Follement délicieuse, n’est-ce pas, cette sensation de pouvoir tout contempler sans être vu !

 

Et pendant que votre oeil furète et court ….

 

 

Mes pas battent lent

à l’horloge des émois…

Je ne réveillerai pas

le lutin poète 

qui pense

dans l’alcôve des écorces ….

 

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 Lente, libre et loin …

J’ai peur de marcher sur le nacre

de la brindille qui dort

entre les bras du matin …

 

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Feuille bohémienne,

j’ai lu dans tes mains,

vu

des caravanes d’étoiles

passer

sur des paysages ébènes,

et autour de l’âtre soleil

frétillent

en transe

des oiseaux de bonheur …

 

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Le vent entonne une ronde …

Des enfants d’arbres,

vêtus de rouge horizon,

tournent et tombent,

ivres de déraison,

aux pieds d’un pinceau pèlerin …

  

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Sur les chemins de pluie,

j’ai reconnu mes larmes,

dans ce drap scintillant

où la terre se roule

en rêvant

de dérives avec le printemps …

 

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Est-il besoin d’or

sur les joues de la fleur

pour lier l’art à son corps,

discret coeur-à-cor

qui fredonne un monde

hors

de tout artifice,

vers de beaux creux de dunes

et des cavernes de thym …

 

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Elle attendait

emmaillotée 

dans son chant de lavande,

de vrais silences

qui interpellent,

la présence existante

mais désertée

d’anciens chemins de grêle …

 

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Ses deux pieds

de ballade-in

brillaient…

Elle les regardait,

puis soudain se hissa

sur ses pointes

de satin blanc

et dansa

le spectre de la rose …

Comme elle

ose

l’happe-aile

des sens,

ta vocation prime-erre …

 

 

P1130316 (Copier)Feuilles imagine-erre recadrée (Copier)

 

 

 

 

Boire cru

le jus de l’oeuf

éclos sous les mots …

Instant tiède,

sangsue-aile,

qui s’évapore

léger

de mon bois à penser …

 

photo ravivée (Copier)

 

 

 

 

L’esprit 

à  fleur et à sang

du marcheur éveillé

flue et se fond,

à la sève des choses,

comme tout ce qui ondule

dans l’oeil des forêts,

en colliers de branches

et rubans de ruisseaux …

 

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 (Sabine)

 

 

_____________

 

Dans ce même esprit d’errance,

n’hésitez pas à …………

aller chevaucher doucement

sur des terres lointaines,

devenir mioche,

des miettes d’extase plein les poches,

laisser tambour-inné le soleil

de vos mains

et voir la cigogne, les soirs,

rêver de bulles d’astres …

Coller votre oreille

à celle du voyageur immobile

où se mêlent blues heureux

et harpe du ciel …

Aller vêtir de chanvre

les espoirs d’un pauvre moulin

et, peut-être,

trouver enfin la clef

de ce beau refuge de pierre

appelé « Miséricorde » !

 

Tout ceci c’est

quelques pas plus bas …

(Pour celles et ceux qui n’y seraient pas encore allés !)

 

 

 

La Jard en jarre de rêves …

Allez comprendre pourquoi, en ce dimanche écartelé par la colère du vent, nos pas ont eu envie de se poser sur un paysage implacablement désert, la Jard, que seules habitent une tourbe épaisse et quelques herbes mouillées …

Il n’y a rien à comprendre, juste à se laisser aller au mystère intégral de chaque délice d’être, celui-là même qui nous fait avancer !

J’aurais pu, d’ailleurs, intituler ce billet :

« Hêtre ou ne pas être … »

 

En glissant un oeil par la lucarne … Rue et vent (Copier)

 

L’air mutin fait aussitôt aspirer à des rêves aussi intimes qu’insensés ….

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En hommage aux « voyageurs immobiles » ,

je dédie ces quelques pierres,

que réchauffera au fil des découvertes

le credo de mon inspiration …

 

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Pour eux, j’irai même plus loin …

Jusqu’à me faire

« la malandrine des grands chemins »,

ôtant crochets et cadenas

dans la volonté d’un bel abri …

 

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Entre deux tranches de terre

j’ai trouvé la fève,

l’ai ranimée de mes mains,

pas de gale-être

sur la peau de mes chemins ….

Une fois dans ma poche

mon coeur devint mioche,

miettes de joyeuse gavroche

à garder pour demain …

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J’aime croire

en l’ivresse d’un voyage

qui prolongerait mon regard,

plus loin

que tout au-delà imaginable …

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Dans sa malle-être

de passe-t-elle,

l’hiver griffonne ses envols

afin que la marouette s’y abandonne ….

 

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J’ai troué

le papier verre

de mes carnets !

Plus rien désormais

ne polira mes grains

d’émoi

de fantaisie

de vérité …

Un soleil fou est venu

à la porte de mes mots

tambour-inné …

 

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Paumes en coeur,

l’herbe est un écueil

pour l’eau qui a peur

des silences âme-air …

 

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Berge métissée,

née d’un vol de pavot

vers une ballote noire,

joue sous le vent

du blues heureux …

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L’ombre enlace le vide

de sa silhouette de fée,

il danse un rien d’unanime

sur les solitudes échouées …

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Je n’ai plus qu’un papier vert

pour traduire

la verdeur

des idylles du soleil !

 

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Langues de bois

tressent des rimes…

Dans la fleur de leurs tirades,

d’infinies scènes d’amour

s’en-cheveux-être à jamais ….

 

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Là,

vous ne le voyez peut-être pas,

un voyageur immobile

médite

sur le piquet,

desserrant un à un

ses chaînes de prison-niée …

Il ne sait plus qui,

de lui ou de son épieu,

est le plus entravé !

 

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Là-bas le moulin de Rabaine

et son saule

pleure-heures …

Il aurait voulu qu’en son ventre,

s’effilochent le coton et le chanvre,

pour offrir aux poètes

matière à créer,

en avoir un jour  la primeur !

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En l’écoutant,

des sirènes pleurent-nichent

sur l’incertitude de l’oh ….

P1130275 (Copier)P1130277 (Copier)

Le voyageur est parti,

a laissé une liane

entre ses rêves

et ceux de l’arbre

pour pouvoir s’accouder

à la harpe du ciel !

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Le voyageur en partant

a réveillé des chants,

sur le chagrin des îles,

qu’entonnent des étoiles

aux lèvres amarantes

et en jupons de cils …

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Tous les rêves sont à fleur

et m’effleurent de leur crinière,

blonde, feu,

baie, mandarine …

Mes rires suintent

de senteurs équines, 

et je reste cette étrangère,

étrange,

chevauchant avec douceur

entre des anémones de Mongolie …

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Mon soleil fou

peu à peu

disparaît

dans l’imperceptible du décor …

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L’aurais-je aussi rêvé,

fait naître

de ma bouche,

en bulle étourdie,

avec l’eau des toits

et le savon blanc des nuages ?

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A-mère-t’hume,

il entre chaque soir

dans le placenta du ciel !

A-mère-veille

il aura, demain,

le sourire de l’enfant 

d’aile …

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Un vieux bossu, au loin,

qui avait tout vu,

tout entendu de mon histoire,

alla tout rapporter

au Seigneur des vents …

Mais, parvenu à la fin du voyage,

l’homme soudain pleura !

 

P1130288 (Copier)

Apôtre tant vénéré

dans les prières du pèlerin,

toi qui as donné à cette église

ton nom,

dis-nous, je t’en prie, pourquoi

à cette heure si froide du crépuscule

elle ne laisse entrer personne !

Ne pourrais-tu pas

lui chanter quelques mots-ombrelles

à l’oreille ?

Ce vieil homme de mon récit,

et tant d’autres avec lui,

gueux splendides,

bardes maudits,

misérables 

errant sans collier,

Hommes-chiens

qui connaissent si bien

le langage de l’aube

et les bienfaits de l’hirondelle,

tous

ont les yeux âprement tournés

vers ce soupçon de chandelles

qui brille par le vitrail

et ignorent encore pourquoi

ils ne peuvent trouver refuge en son sein !

P1130289 (Copier)

A toutes ces …fissures du TANT

qui nous font entrevoir l’illusoire

et toucher l’impalpable,

de nos doigts d’enfant …

Sabine.

Doisneau ….rouvre les yeux !

 

Doisneau, rouvre les yeux ….

Tes enfants sont toujours là !

 

Ils sont là …

N’entends-tu pas leur pas

dans le tintamarre des herbes ?

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau (Copier) 

 

Ils ont troqué

sur un  coin de conte-hoir

leur écran dérive-hoir

tac-til  tac-til tac-til

pour l’horloge du vent …

Elle leur donne des rêves qui gambadent

entre cailloux et branchages

dont l’histoire,

tenue dans leurs petites mains,

 a repris tout à coup

l’éloquence des forêts

et le souffle des ruisseaux ….

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau toujours et encore (Copier)

 

 

Les enfants qui appellent l’oiseau

recueillent en leur coeur

 toute l’euphorie des cieux …

 

 

 

 

P1130166 (Copier)

 

 

Et lorsque de leur rire de cristal

ils percent l’air jusqu’aux nuages,

ils font tomber des flocons de neige

sur les déserts asséchés

de mes rimes austères !

Confidents des étoiles

transformant l’ombre

en tanière du soleil,

Rebouteux de génie

faisant s’envoler les mots malades

plus haut que l’infini,

nous avons tout à apprendre

et tant à boire

de la sève sacrée de leur poésie !

 

 

 

 

Esaïah avec mes yeux de Doisneau (Copier)

 

 

Par ce visage rond

je parcours la terre

et puise toutes les candeurs oubliées,

retrouvant entière

dans les prunelles de l’humanité

cette soif de sentiers de lune

et de balades de fée …

 

Petite tête folle,

délicieux manoir hante-thé

où infusent toutes les fleurs des chemins

et les saveurs du monde,

où valsent maintes gens,

mendiants heureux,

ministres en robes des champs,

dans un hope-erra prestigieux,

extravagante conte-in

pour grand’maman éblouie !

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau encore (Copier)Enfants avec mes yeux de Doisneau encore encore (Copier)Enfants avec mes yeux de Doisneau encore et toujours (Copier)

 

 

Je leur apprends « le baiser aux arbres »,

et les pages du silence …

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau toujours toujours (Copier)

 

 

Et vois, à présent,

comme ils savent réciter le mot AMOUR !

 

(Sabine)

 

 

A mes petits-enfants, 

et à ceux de la terre entière.

 

*le mot « hoir » , utilisé ici en jeu de mots poétiques, existe bien et signifie « héritier » en français dit « désuet ». 

 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

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A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   C'est ICI  

 

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Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

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