Du Puy à Condom

Quelques visages, un peu de récit, assez peu de lecture et, je l’espère …
                    un plein de bonheur et d’émotion !
 
 
Fin juillet 2007, ma plume arpentait ,le coeur battant, les sentiers fascinants de l’Aubrac, et les
cascades de l’Aveyron…
                   
 les gros grains du papier écru composant les pages de mon cahier de bord sont encore tout imprégnés de ces instants de fièvre ; fièvre d’écrire, de
tout retranscrire, de tout revivre !
Et cette jeune écolière devant son pupitre, boucles flottant dans un nuage sépia, n’a plus, depuis, que les
paupières levées vers le ciel !
Et, comme je l’ai déjà écrit sur un billet de la catégorie
« Voyages »,
c’est dans le grand hangar à foin de notre vieux port d’attache bercé par la Sumène, qu’elle reprit chacun de nos pas depuis la cathédrale du Puy jusqu’à
Figeac…
Il me fut offert par Laurence qui fait le chemin chaque jour avec son coeur, mais rêve en quasi
permanence de pouvoir remarcher un jour et fouler le même sol que les pèlerins de St Jacques !
Ce cahier constitua aussi un vrai dilemme au moment du départ vu son poids atteignant très largemment les 500 grs ;
maintes fois reposé, mais maintes fois repris …comme si quelque chose de « viscéral » voulut en faire mon inséparable compagnon !
 
 
 
  De Figeac à Condom, tronçon
parcouru en avril 2008, j’eus cet autre compagnon à la silhouette moins scolaire, de par la couverture déjà qui n’est pas faite d’un épais cartonnage comme le 1er (on gagne en légèreté !) mais
dont les pages ne possèdent pas non plus ces fines lignes d’un joli bleu marine où j’aimais poser mes mots !
Ma plume y parla de la tendresse infinie rencontrée sur les halages de la Garonne et je choisis d’ailleurs pour
l’illustrer ce portrait d’une mère avec son enfant, aux senteurs équines et aux lueurs câlines, réalisé par Lola qui le nomma « tendresse du chemin ».
En plein mois de mai, les assauts du vent peuvent encore être qualifiés de « terribles » sur les bords de notre
Charente, et ce fut pourtant là que je choisis d’exhaler par écrit les émotions de ce second périple, lors de ma pause du midi. Non pas que je fuyai les cris émanant des cours de récréation,
bien au contraire ! Mais je me sentai tellement bien sur les tables en bois longeant les berges d’un site fluvial du haut Moyen Age, un oeil levé vers la somptueuse terrasse du château de
Taillebourg et l’autre agrippé aux voiles des mâts…Et ce fut là aussi qu’elle dût se cramponner à mes doigts transis par le froid, parfois humectée de pluie ou suivant la course effrenée
d’une page sur l’herbe emportée par le vent !
 
Pas moins d’une centaine de pages défilèrent sous son élan pour chacun de ces 2 cahiers de bord !
Je pourrais ici tout retracer dans les plus infimes détails, jour après jour, presque minute par minute ; car tout est resté gravé en moi comme une inscription dans la pierre ! Mais je me
contenterai de relater quelques faits, peut être les plus représentatifs…en tout cas, pour moi ! Mais combien il m’a été toutefois difficile de parler de l’enchantement d’un lieu ou d’un moment
plutôt que d’un autre, du merveilleux ou de la magie d’une rencontre plutôt que d’une autre …tellement tout fut justement enchanteur, magique et merveilleux !
 
 Cette photo, c’est notre tout 1er jour : nous dormîmes dans un pré tout juste fauché, plus poisseux que des carpes, Cannelle (notre chienne) ayant pris
soin de bien nous asperger de boue peu avant la fin de l’étape.. !
Face à notre 1ère rencontre avec ce qui deviendra « notre grande histoire d’amour », le 1er tronçon nous imprégna de
ses moments forts !
Partis avec pas moins de 40 kgs à répartir à nous trois, avec tout le matériel de camping pour 3 personnes (matériel
de popote compris !) , nous gèrerons assez difficilement aussi bien nos charges à porter que nos émotions!  Mais, avant de déposer ce matériel à Aumont Aubrac, nous nous souviendrons de
cette charmante compagne les jours de forte pluie…A Saugues, où l’eau dégringola de son double toit, aspergeant nos corps et nos duvets… A Aumont, où nous la planterons à plus de 23
heures, le froid de la journée incrusté dans les os !
Oui nos corps se souviennent des expressions du temps , de tout ce « langage du ciel » recouvrant d’une semblable
équité la nature et nos êtres ; la grêle entre St Privat et Saugues, le « cagnard  » allié au bitume à répétition après St Côme d’Olt qui fragilisa tant notre compagne « Cannelle »… ils s’en
souviennent autant que notre coeur se souvient des cadeaux , des récompenses, des grâces (enfin donnons leur le nom que l’on voudra) pour parler de tout ce que le chemin sème et
offre généreusement en « graines d’amour » qui nous feront ensuite renaître à l’intérieur de nous même…et nous nous souvenons ainsi de tous ces lieux, et de tous ces personnages si hors du
temps, ou si pathétiques ; ils furent innombrables, extraordinairement quotidiens et tous…aussi insolites qu’inoubliables !
 
Il y eut également cette autre rencontre sauvage que nous avions toujours souhaitée et désirée au
fond de nous …C’est alors que, pour un temps, il n’y eut plus que nous, le granite et les bêtes, mais elle fut tout sauf déserte justement !La solitude n’y existe qu’avec soi même !
 
Il y eut plein et plein de belles histoires toutes chargées d’immensément d’amour, dont celle ci en plein coeur de l’Aubrac …
 
                           
                              
et celle ci , près du ruisseau d’Espeyrac, jolie source d’eau …et nous aurions pu appeler cette histoire « Manon de la source » !
Bien que nos rencontres nous aient toutes laissées un splendide impact de beauté et d’humanité extrême … celle ci
est sûrement celle qui nous rendit le plus sublimement heureux : je ne dévoilerai pas tous les détails de cette histoire, par pudeur pour Manon et sa propre histoire justement ( j’en
parle dans mon cahier de bord qui fut, toutefois, destiné à une infime diffusion).
Nous en étions à notre 10 ème jour de marche. Partis d’Estaing très tôt, vers 6h du mat, par crainte de la
forte chaleur annoncée et de l’étape à venir jusqu’à Golhinac, réputée difficile. Portés par je ne sais quel élan, nous parvîmes à 9h au gîte retenu pour le soir. Notre incroyable enthousiasme
nous mènera jusqu’à Conques  et, à partir de cet instant là, nous nous sentirons à peine maîtres de l’ardeur qui nous guide ! Etait-elle porteuse de l’évènement qui allait s’en
suivre ? C’est à Espeyrac que nous choisirons de faire une halte victuailles et repartîmes vers la sortie du village en empruntant une passerelle. Gagnés depuis l’Aveyron par « la magie du
bain de pieds », nous décidâmes d’enjamber la clotûre adjacente pour parvenir au tendre pré vert qui nous tendait les bras au bord d’un ruisseau tout frétillant de plaisir …l’herbe avait la
fraîcheur d’une cave de château, autant dire que nos jambes et nos pieds y vécurent des moments d’extase sans pareil ! Ils furent toutefois brefs et interrompus par une jeune dame (que nous
avions pris pour « une jeune fille » tellement une évidente jeunesse enveloppait sa silhouette) ; nous la vîmes assez violemment poursuivie par un individu qui n’avait pas l’intention de lâcher
prise. Elle eut à peine le temps de franchir à son tour la clotûre pour aller s’asseoir derrière nous, laissant un écart respectueux afin de pouvoir pleurer !  Nous nous approchâmes
spontanément d’elle, qui se tenait délicatement la tête entre les mains …tout bascula dès cet instant, instant magique où elle posa ses mots et ses peurs sur nos épaules, où, tel un oiseau
fragile qui ne veut plus quitter son nid, elle nous demanda de lui prendre la main et de la protéger !  Et je conserve d’elle, en dépit de ces 39 ans annoncés, l’image d’une enfant égarée !
Elle s’amusera dans l’eau, et avec Lola mangera du chocolat (c’est joli, ça rime et je ne l’ai pas fait exprès !)…

Je n’ose imaginer ce qui lui serait inévitablement arrivé si nous n’avions pas été présents près du ruisseau ! Seuls
tous trois, alors que plusieurs copines pèlerines ont emprunté la même passerelle  mais ont préféré nous saluer de loin et poursuivre leur chemin…alors que , parmi elles, il
y avait celle qui nous initia à la magie des bains de pied et succombait au moindre frétillement d’eau, y trouvant son plein d’énergie et de sérénité !

Alors, devions nous être seuls tous trois à ce moment là …Chemin, nous aurais-tu donc désignés
?   Dans tous les cas, MERCI , MILLE FOIS MERCI, de nous avoir fait connaître Manon, « Manon de la source », dont le coeur a résonné du même son pur et vivifiant

          C’est une larme « de joie » cette fois
qui sillonna sa joue lorsque nous atteignîmes la direction de »Pressoire », là où elle séjournait en chambre d’hôte chez une dame originaire comme elle de la Hollande.
Je la reverrai toujours, prendre cette petite sente en contrebas, d’où elle ne cessera de nous dire au revoir jusqu’à temps de n’être plus qu’une esquisse sur l’horizon !
Chemin, encore merci de nous avoir mis là…nous n’oublierons jamais !

Nous parviendrons à Conques en milieu d’après midi …et je reste persuadée qu’il fallait que nous parcourions pour
Manon ces 36 kms, et que c’était ça aussi le chemin !
Les 3 tours de la Basilique Ste Foy donneront sur les fenêtres de notre gîte, d’où émanait un air de violon et violoncelle…Dehors, une foule d’applaudissements retentissait des ruelles;
nous étions en plein festival de théâtre de rue. En contrebas, un marionnettiste nous prodiguait ses talents ………..le bonheur n’a jamais cessé
d’être au rendez vous !

A peine de retour de ce 1er tronçon, mon fils Yoann sombra brutalement dans le mal qui l’affligea ! Chemin, tu nous
donnas alors sûrement toute la patience, la force et la tolérance nécessaires pour affronter ce choc…Infiniment, prodigieusement, intensément MERCI !

Et c’est ainsi que le 2nd tronçon, parcouru en avril 2008, me fit passer de longs moments auprès de notre Mère
« Marie »… ma foi me plaçant en totale partage avec elle dans la souffrance qu’elle dût endurer !
Mais, bien au-delà de ces prières, Chemin, tu m’entendis !

Toujours, le chemin nous laisse des cadeaux au passage et réalise certains de nos voeux les plus secrets aux
moments les plus inattendus…
C’est alors qu’il me fit rencontrer des mères qui me donnèrent les réponses aux questions poignantes que je me posais sur mon fils, et ceci sans que
j’eusse le moindre besoin de demander quoi que ce soit !

Et toujours, toujours …des paysages et des hommes follement généreux!
Et toujours, toujours…notre coeur qui se remet en cause, réfléchit sur lui même, MAIS, riche de ses expériences passées sur le chemin, sera bien plus indulgent au prochain cas de figure
rencontré !
   Et voilà bien là …une des plus belles richesses !

Je me rappelle des lourdes galettes de glaise collées sous nos chaussures lors des 1ères étapes et …d’un colza qui
aimait à batifoler à perte de vue …

 

Entre les teintes de la Garonne et les magnifiques horizons champêtres du Gers, tout sur ce 2nd
tronçon fut aussi doux qu’une friandise…! 

 

 

Et si, parvenu au XVI ème siècle, on arrêtait le temps …près d’une halle à grains, nos rêves plongés dans la
pierre occitane, sur fond de battements d’ailes de pigeons…!

 Auvillar

 Le 1er jour de marche , de Figeac à Cajarc, un peu avant Gréalou, nous rencontrâmes
 ces mots … qui nous remplirent d’une splendide allégresse !

Concernant le dernier jour, de Lectoure à  Condom, j’ai écrit ceci sur mon (2nd) cahier de
bord
  , en parlant d’un petit pont à passer en forêt un peu avant Castelnau « …envoûtés par le
sublime concert donné par les oiseaux, nous déjeunerons ainsi en pleine philarmonie, enfouis dans le vert profond de cette forêt feuillue à souhait… c’est trop beau, c’est trop de bonheur! »
C’est alors que nous vint l’idée de le faire partager à tout prix, sûrement inspirés par les mots que nous avions trouvés sur la 1ère étape du tronçon !
Chacun ira ainsi de sa petite trouvaille en guise de système D, aidé par la superbe panoplie de dessin que Lola emmène toujours (scotch, gomme, crayons…), et nous laisserons ces quelques mots,
ignorant encore que les pèlerins à qui ils étaient principalement destinés passeront à côté sans les voir, l’un d’eux souffrant d’une tendinite, et ignorant encore davantage qu’ils rendraient
immensément heureuse une autre pèlerine, marchant en solitaire mais avec un coeur « amoureux »…magie du chemin !

              sur le chemin,
                        les messages,
                                  comme
l’amour,
                                         se
font écho !

   Et je n’oublierai pas de parler de nos rires, rires éperdus sur l’appel d’un « petit rien », d’un trois fois rien …Là où l’insouciance a soudainement quelque chose d’aussi
naturel que sublime, nous nous sommes diablement amusés ! 
                     Et nous nous sommes laissés emporter comme 3 grains
dorés sur l’immensité d’un rivage, et nous nous sommes sentis voler avec la même légèreté et la même liberté qu’un oiseau ; car nos coeurs lavés et séchés en plein vent et
pleine lumière des jours, ne craignaient plus de paraître dévêtus !

 

 

  Des verres qui se lèvent et pétillent
    Noyés dans des bulles de savon
   Bels espiègles ou simples penseurs
  Ce sont nos coeurs qui s’embrasent
                  et vibrent

                 de nos joies
           et partages sans nom.
                                   Sabine.

 

Comment clore ces 2 superbes tronçons sans quelques uns de ces visages … 

 

                            
 
                                 

              ... et il y en eut
tant et tant d’autres, pour lesquels l’occasion d’enfermer dans la petite boîte à images ne s’est pas prêtée …
                  mais qui restent à jamais logés dans nos mémoires et nos coeurs
!

                je
pense ainsi à Pierre de Boulogne, rencontré un peu avant St Privat , que nous avions surnommé « le solitaire »  et qui déjoua vite cet état de fait par la suite en
compagnie de Marie et Marie Dominique, toutes 2 magnifiques ! Jusqu’à Conques, où nous l’avons laissé, nous n’avons cessé de le chercher, de le trouver,  et de le chercher à
nouveau pour le retrouver encore…ce fut « viscéral » cela aussi et fait, paraît-il , également partie du chemin ! Chaque pèlerin suivrait-il une sorte de « guide spirituel » ? Et
c’est ainsi que Lola chercha le jeune »Boémon » (joli prénom de chevalier- Présent sur la 2nde photo, face à la splendide cheminée du Domaine du Sauvage, et que nous avions
surnommé « le câbri » car c’est de la même façon, totalement aérienne et désinvolte, qu’il dévalait les descentes pierreuses les plus dangeureuses). Et nous, nous cherchâmes « Pierre »,
dont l’âme de poète et le coeur bon enfant nous manquaient en permanence !
          je pense encore à Philippe de Grenoble, rencontré à Conques, qui nous apprit à nous nourrir de feuilles d’ortie en cas de coup de pompe,
nous apaisa de son regard si clair, et nous donna notre 1ère belle et grande leçon d’humilité et d’indulgence …je pense encore à Alexandre, jeune instituteur du Nord, mon fief natal,
avec qui nous sommes restés sans voix face aux hauteurs sublimes de la Chapelle Ste Foy, parsemées de rose et de vert, et avec qui nous n’avons ensuite cessé de parler de la beauté des
choses… je pense ainsi à tous ces pèlerins et pèlerines, que je ne puis vous représenter en image ici, et ce sont les accents de tous les pays rencontrés qui résonnent encore, faisant
jaillir en moi un éblouissant bouquet de fleurs et de mots !

Mais, bien plus tard, presqu’un an plus tard, je me retrouve encore sur cette petite place de marché, un après midi sur Moissac, face au seul stand présent (!) et au très large
sourire d’un « marchand » de vêtements (je préfère ici le terme de « marchand « à celui de « vendeur » ) et ça devait bien être ainsi que je m’imaginais ces hommes du désert, à la prunelle des yeux scintillante de bonté, faisant couler de leur théière multiples petites
cascades bienfaisantes !  Il mit tout son stand en pagaille afin de nous venir en aide !
                      je pense encore à Soeur Marie Florence qui nous acceuillit au sein
de sa communauté « Marie Mère de l’Eglise », à son humour, son incroyable spontanéité et à son rôle auprès des écoles et des enfants désoeuvrés…je partirai de Moissac en emportant un peu de son
âme et de celle du gentil marchand du Maghreb … et mon coeur se souvient donc aussi de tous ces autres « compagnons de route » sans bâton de marche ni sac à dos ! Ils sont là
aussi, au hasard de nos routes, venant à notre rencontre, ou nous abritant, ou nous offrant quelques pages de leur histoire, ou parfois tout à la fois !  Certains même, animés
par de forts sentiments de pudeur, de respect et de réserve, traduisent leur présence par un bel éventail de gâteries « faites maison »…non ! »faites coeur », nous ne
voyons donc pas toujours leur visage mais repartons avec un morceau de leur coeur !
Et puis il y a tous ceux là que je ne citerai pas, par pur respect pour leur vocation et l’authenticité de leurs sentiments, mais tous , absolument tous auraient mérité d’être cités …ceux qui
n’avaient rien prévu et ont tenu à improviser pour nous, ceux qui nous ont choyés comme leurs propres enfants, ceux qui ont pris notre charge et notre fatigue sur le poids de leur coeur, ceux qui
n’ont pas hésité à faire trôner une vulgaire bassine d’eau pour notre chienne au beau milieu de leur salle de restaurant, faisant abstraction de son « habit de pauvresse » (croûtes de bouse
!)…c’est par eux que j’ai saisi ceci : le mot « comprendre » est le premier vrai synonyme du mot « partage » !
C’est par eux que j’ai compris aussi que …la générosité n’a ni âge, ni visage et elle peut être n’importe où, souvent là où on ne l’attend pas : de la gentille mamie qui
inventa une omelette accompagnée d’un pain cuit au feu de bois à l’adorable jeune fille d’un Foyer qui garda un matin son Lactel pour Lola…c’est par vous tous  que nous avons
réussi à nous « défaire » pour nous « refaire  » ensuite : DU PLUS PROFOND DE
NOUS …MERCI!
                                                       
                                         

Coeur rouge Enfin, je me souviendrai toujours de toi, Gwendoline , ma fille, qui répondit à notre appel et vint nous embrasser sur le
quai de la Gare de Rochefort , il était à peine 8 heures ce dimanche matin là (un exploit !), t’obligeant de surcroît à ne quitter le quai qu’une fois le dernier compartiment devenu invisible !
Et nous avons ainsi éperdument tendu nos bras et nos mains par les fenêtres de ce train qui nous menait à Figeac, en plein mois d’avril, jusqu’à temps de ne plus apercevoir au loin qu’un point
sur l’horizon !
Tu ne peux que faire partie de nos voyages, toi qui as vécu avec nous tant de périples à pied jusqu’à l’âge de 11 ans (Sur l’album « je vous
aime ») 
.
Tu formais le second élément rieur et insouciant de l’équipe, et c’était un réel bonheur de te voir cheminer aux côtés de ta
petite soeur Lola, vous esclaffant si souvent toutes les deux pour un rien !

Si, au hasard des dédales de ton coeur, tu venais à me lire , sache qu’à l’image de nos bras et nos mains tendus par
les fenêtres de ce train … nous t’aimons et t’attendons éperdument !

                                     
A Bientôt …sur les pas de Condom à Burgos !

Juste avant ce billet, je rendais hommage à notre ami pèlerin « Jean Paul » de Hollande, disparu sur le chemin de
Ronceveaux. A tout instant du jour, à chaque élan de ton coeur, tu pourras ainsi y passer, et laisser ce que tu veux pour lui : un sourire, un mot, un silence, une prière …
 

2 réponses à Du Puy à Condom

  • Philippe dit :

    Philippe P – 5 Mar., 2009 – Bonjour, je suis sous le charme de ces récits, d’aventure, de si belles rencontrent, de si belles photos, c’est tellement bien écrit comme un roman, et comme toi Sabine
    J’AIME CE CHEMIN , il m’a aussi amené des personnes sur mon chemin et je devais être
    la pour eux, j’ai tellement envie de repartir sur ce chemin, je suis tellement IMPATIENT de connaitre la suite du récits, zut des larmes me coulent à nouveau, sans doute la magie du chemin, bonjour
    à toutes la famille…….
    Philippe

  • lamée dit :

    Je reste sans voix devant tous ces instants que vous avez vécu et que tu relates si bien.Je me demande ,si je pouvais faire le même chemin,si je ressentirais les mêmes émotions que toi….Je lis
    pas mal d’écrits de personnes  qui « marchent » mais sont toutes differentes dans leurs émotions du « chemin »…..Merci pour ces très beaux partages.BISOUS.

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papi sabine

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qui détourne la pluie en rires

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