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Pêcheur d’images …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré une extinction de voix, je tenais à vous offrir ce petit enregistrement vocal. Afin d’éviter toute cacophonie, je vous invite à aller éteindre le lecteur du blog sur la colonne de droite à l’onglet « Caresses musicales ». Enfin, pour continuer à vous abreuver de mes jeux de mots, je vous propose d’écouter en lisant ….

 

 

Amarreur d’étoiles

au fer des mélancolies,

sous le hang-art de tes paupières

en bois de ETRE

naissent

des caresses d’anges

sur l’ivoire du ciel,

des océans de pétales,

des jungles d’ailes,

des jabots de brume

que soulèvent

des rumbas de pluie,

l’air et ses tambours …

Tes visions sont des arpèges

qui marient des histoires d’amour …

Sous les ramures de tes cils

refleurissent

les mots en lie de vain

tombés au fond du pressoir …

Ils chantent, je les murmure souvent,

la tendre chouannerie des poètes.

A l’orée des instincts

un silence animé savoure

ce mélange de grenades et de fraises

sur les lèvres du vent,

bouche bée rouge qui enchante

le grand verger des rêves

où la lumière vient boire,

célébrant les fruits du hasard …

Et les aveugles voient

ce qu’ils n’écoutaient plus

« le souffle de la vie »

et les marcheurs s’émerveillent

de ce qu’ils sont devenus

« enfants de l’infini »

 

Sabine

 

 

Autre invitation, autre image : une fois votre flânerie terminée, je vous convie à aller rallumer le lecteur du blog … Un voyage exceptionnel vous y attend, en « son » et surtout « image » par le biais de la vidéo « superbe » !

Et je tenais également à vous faire partager, pour l’heure,  un dernier bonheur : la cagnotte récoltée pour mes soixante printemps me permet de réaliser un voeu, celui d’aller voir en concert ce phénoménal  « Ludovico Einaudi », présent à chacun de mes souffles d’inspiration.  Ce sera en décembre et à Milan !  

Je me réserve l’intense plaisir de vous en reparler …

 

 

 

 

Home-âge …(Lettre à un ancêtre et son petit )

 

Du préau, je vis resplendir une montagne étoilée de naines rouges …

Mes pas, secoués à la fois par mon impatience et leur fragilité de l’instant, cahotèrent vers elle, à la rencontre d’un spectacle des plus attendrissants !

 

Oh, mon beau, mon sublime vieillard, où as-tu trouvé la force, le génie, de faire pousser sur tes ailes autant de fruits, me suis-je dit en te contemplant, émue !

 

Une romance passa …

« J’aimerais toujours le tant des cerises … »

Ah ce fringant bonheur

de laisser venir le corbeau,

pour le simple plaisir

d’entendre ensuite

la révolte douce

de son chant d’amour,

en quittant ta demeure !

Goethe disait « Ce sont les enfants et les oiseaux qu’il faut interroger sur le goût des cerises et des fraises … »

 

Si rarissimes furent les instants où je suis venue t’enserrer de mes bras,  par crainte d’étouffer l’orbe de violettes sacrées qui respire à tes pieds …

Mais hier, je le fis, pour te remercier, ma joue contre ton coeur, mon ventre contre le tien !

 

Il me semblait lire sur ton visage ces mots :

« J’ai atteint l’apogée des possibles,  afin de vous offrir le meilleur de moi-même,  faisant perler sur mon front toutes les sueurs des saisons … »

 

Et tes racines se sont mises à filer dans mes veines !

 

 

 

 

 

Quelques jours plus tard,

du préau je vis

une paroi de la montagne joncher le sol …

 

Une hache invisible était venue te fendre en deux !

Et te voici, le temps d’un cri, épluché à demi de ta substance …

Que t’aura-t-elle laissé ? Le yin ou bien le yang, l’ombreux grimoire ou le conte merveilleux ?

 

J’entends, moi, ton rire sous chaque fruit,

et sur tes lèvres

la fulgurance de ton sourire

ressemble, en personne, au soleil momifié !

 

 

 

 

 

Le végétal et l’animal sont  liés par un pacte du coeur …

Et notre « Cannelle » pleure,

comme elle a toujours pleuré la dépouille des arbres !

 

 

 

 

 

Saurons-nous te soigner ?

Où trouver cette béquille invincible qui portera ton âge, les colères du vent et nos défaillances aussi ?

La poignée de cendres de notre ange, déposée au couchant, désormais n’aura plus d’abri !

 

Hôtes éperdus,

nous venions sous ton feuillage

manger la chair de ta sagesse

et boire tes ivresses,

le vin doux

de tous les extrêmes du jour …

Dans le chamois de ton écorce,

tu as enveloppé nos maux,

et nous puisions toutes les réponses

dans l’arôme de ton souffle …

 

Mais l’espoir d’un renouveau enterre toute amertume …

Tout vit encore,  j’en suis sûre, sur ta rambarde frêle,

les mains du printemps me l’ont dit !

Par toi et avec toi,

nous continuerons à fêter l’hanami,

et ta fleur parfumera encore 

le thé de mes vallées imaginaires

à chacun de tes mariages avec le ciel ….

Car un autre petit être,

à tes côtés,

est venu naître,

généreuse magie du destin !

 

 

 

 

 

Lointain petit-fils 

d’une lignée infinie, 

si le temps sait écouter ta complainte d’enfant,

et il l’écoutera,

tu pourras venir entourer de ton talent

 l’épaule de ton ancêtre,

digne mais meurtrie …

En elle alors

tu hériteras,

confiant et grandi,

de l’âme prestigieuse des samouraïs !

 

(Sabine)

A notre arbre à paroles !

 

 

 

Retrouvailles ….

 

Tu m’as attrapé le bras pour une valse lente,

mon beau daya que j’hume, bleu ,

valse brune des braises,

spirales à mille tant, 

nos rêves d’enfant sont des fagots

que seule notre folie allume,

dont seul l’air s’éprend !

  

 

 

 

 

Sur nos langues de poètes

toutes les saveurs s’embryonnent,

piquantes, sucrées, à mer …

 

 

 

 

 

Par dessus mon épaule,

ton crâne 

enroulé de lianes et de peurs,

se lisse dans un souffle de fleur

 

 

 

 

 

Oh sans éther,

tes larmes de résine claire,

bruine chaude d’hiver,

à force de croire,

de les boire,

j’ai atteint un idyllique cap vert …

 

 

 

 

 

Les herbes fredonnent,

pendant que leur mère, lumière,

coiffe leurs longs cheveux de soie …

 

 

 

 

 

Bois de tabou

bois d’hagard

la blessure de ton regard

exhale des maux doux …

 

 

 

 

 

Une balançoire pour nos délires d’ailes !

Savait-il que je viendrais ?

Salivais-tu, 

mon ruisseau fils

mon ruisseau frère

enfant de ma plume en chair,

à l’idée de ma venue … ?

 

 

 

 

 

Des secrets de l’ombre

d’étranges rimes ont volé en éclats …

Des oisillons viendront s’y coucher

cette nuit

sur leur peau angora … 

 

 

 

 

 

Dans l’eau,

naissent de nos audaces mêlées

des arbres en fleurs …

 

 

 

 

 

Les lèvres gravées de mûres d’émoi,

j’ai trempé mes mains dans l’encre du soleil,

un rapace au loin récitait le printemps …

 

 

 

 

 

Mystérieuse boule de Cristal,

que me prédiras-tu ?

Ce soir,

Je serai la pâquerette remerciant le ciel

de demeurer toujours en vie,

je louerai les chemins

pour leurs pieds attendris !

 

 

 

 

 

Sur ton cœur nu

mon cil, en fibre de papillon,

ma bouche,  timide graine d’ivresse …

 

 

 

 

 

Sur un vieux gréement,

j’ai pris la route des roms,

cueillant toute fantaisie de passage,

sans distinction de couleur …

Sur un navire

marchand d’étoiles,

je sillonne en rêvant

l’incroyable globe de tes yeux … 

 

 

 

 

 

Et je te surprends

discrète danseuse tribale …

De ton talent, sa dérision,

de ton spectacle muet,

tu as ému mon ruisseau !

 

 

 

 

 

Nos errances auront bâti ce pont,

de la terre crue de mes pas

et de la chaux vive de tes offrandes …

  

 

 

 

 

Comme une marche solennelle

vers ton miroir,

tous les matins du monde,

tous les arts de penser et de rire,

les vapeurs d’acacias et de myrrhe

les perchis dorés, les sables roses de ton « il »

et les gestes de la lune qui,

sur ton flanc, patine, 

par trop de beauté

se noient !

 

 

 

 

 

A chaque saison, là-bas,

le temps tresse une chrysalide nouvelle …

De ses parois de dentelle

iront s’envoler

des petits-ducs chantants …(Pour Louÿs)

  

 

 

 

 

Sous le tam tam effréné du pic vert,

des robes tournoient,

j’aime le jaune de leur bazin …

Le sol,

à les regarder,

en a les joues rouges vin ! 

 

 

 

 

 

La poésie torturée du ciel

coule de l’écorce à  corps ouvert …

Baiser des nuages vers les cendres

ou de l’arbre vers les anges,

un jour

les pierres leur offriront une chaumière !

 

 

 

A mon ruisseau, 

et au printemps !

 

(Sabine)

 

 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

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A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   C'est ICI  

 

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Mes livres d’images

 

Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

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