Rencontres

Un aller pour le bonheur

 

Le jour tant attendu est arrivé … « la rencontre avec Kewan »

 Nous partons demain dès l’aube, à l’heure où …blanchit la campagne (ça ne vous rappelle rien ?)…et j’espère pouvoir ajouter « je sais que tu m’attends ! »….

Mais, avant de l’entendre dire ou de le deviner … laissons-le me connaître, nous connaître …!

Je ne manquerai pas de vous dire ce qu’il a pensé de nous à la lueur de ses expressions…!

Je vous laisse en attendant fouiller dans mon grenier (136 articles) …Il n’y a pas de clef, il suffit juste de pousser la porte …

                              du rêve et du bonheur !

 

Vous trouverez peut-être un objet, une phrase insolite

en soulevant un cri d’oiseau, de vieux cahiers ou une poupée de chiffon …

 

Je pars en n’ayant pas tout à fait fini mon devoir …je n’ai en effet pas eu le temps de répondre à vos derniers commentaires, Pardonnez-moi ! Il n’est pas toujours facile d’allier certains impératifs de vie ou de travail à ce qui nous tient pourtant à coeur !

 

Sur le « petit nuage amoureux », je vous avais promis des photos (vous vous souvenez ?)…les voici 

 

 

                        

Kewan-1.jpg

                                                Sérénité

 

Ces photos ont été réalisées sur le portable du papa qui nous les a ensuite envoyées.

Je vous laisse imaginer ce que pourra être demain …

Moi, je sens déjà sa petite peau plus douce que la plus douce des mangues, j’entends de jolies vagues, l’oreille blottie contre son sommeil  …

Oh ! mon petit Kewan …comme tu sembles porter à merveille ce  prénom créole aux senteurs de vanille …

Si vous souhaitez un peu mieux connaître les parents de ce petit bonhomme, je vous indique quelques cachettes dans mon grenier …Il faut aller à la rubrique « Rencontres »  sur le billet  » Il était une fois …un archipel du coeur » !

                                          Faites de joyeuses découvertes et

                                                            à bientôt ….

                                            je vous AIME ! 

 

Rencontre avec la prière

Aujourd’hui, pour vous parler de cet intense moment que fut la « profession de foi » de Lola en ce dimanche 20 juin,
je ne ferai déferler ni cascade d’images ni pluie de mots !
 
D’ailleurs, si je n’avais pas été appelée la veille par un cliché, j’aurais sans doute conservé le plus précieux
silence, comme je le fis l’année dernière pour son baptême et sa première communion…
      tant ces instants de consécration appartiennent à la magie et la pureté extrême
de l’intimité !
 
Mais la nature, fidèle interprète du temps et des hommes, en avait décidé autrement…
Et, voici le cliché que mon coeur a aussitôt choisi pour illustrer ce « grand jour  » …
 
« Lumière d’un coeur sur notre arbre à paroles »
 
J’avais également envie de remercier famille et amis présents dont certains (et je pense notamment à mon « peintre
bohême ») n’ont pas hésité à parcourir près de 2000 km (aller-retour) pour venir partager une longue journée.
Je remercie également nos amis africains de Sokone « François » et « Jean-Bernard » qui se sont démenés jusqu’au bout
afin de pouvoir venir prier aux côtés de Lola et qu’un étrange contexte de politique sociale a âprement pris au dépourvu au tout dernier moment !
Je remercie enfin pour leur présence spirituelle nos amis pèlerins, dont nos férus de vautours « Gilbert et Nicole »
qui ont participé à leur façon ce jour-là au sein même de l’Eglise de Miramont Sensacq, petit village des Landes où ils ont l’habitude de se rendre chaque année en tant qu’hospitaliers de
Compostelle.
Bien sûr, je n’oublie pas non plus tous mes amis blogueurs et poètes qui nous ont également rejoints en
pensée à travers le sillage lumineux de leurs prières et de leurs mots ardents, et j’oublie moins encore notre fifille « Gwen » qui n’a pas réussi à se libérer pour venir (tristesse
!)…Dommage aussi pour vous qui attendiez avec fièvre (et ne dites pas « non  » !) les fameuses saveurs exotiques promises…vous vous souvenez ? (le billet « courir pour amuser son
coeur
 » à la rubrique « Petits bonheurs« ).
 
 
  … Un « grand bonheur » cette fois fut étonnamment lié à cette journée d’exception,
porteuse à présent d’un projet merveilleux,
  je vous en parlerai dans un prochain article …
 
En attendant,
Que l’amour fasse éclore dans vos coeurs des pétales toujours plus belles !
 
et encore …
 
m Rose rougee Rose rouger Rose rougec Rose rouge i  
 
 
Arc-en-ciel
 
 

Coco le corbeau

Sur le chemin de notre marais à grenouilles, reprenant les pas de nos probables druides cueilleurs de
gui, je n’eus pas d’autre envie en ce dimanche après-midi que de me réjouir des ébats de Cannelle … Et c’est donc bien la toute 1ère fois que je laissai mon numérique au placard,
alors que notre chère peupleraie n’était qu’un tapis de boutons d’or allant jusqu’à l’écluse…jamais vu pareille splendeur : on se serait cru dans un film de sciences fiction !  Bien sûr
que j’ai râlé, j’ai même franchement « grommelé » en mon for intérieur !
  
Et maugréé d’autant plus …
     qu’une rencontre extraordinaire nous y
attendait
!
 
Quelques bons mètres avant l’écluse, longeant l’Enett entre tourbe et hautes
herbes, Patrick remarqua à quelques pas devant nous … un corbeau ne parvenant pas à voler ! Il alla à sa rencontre d’une allure aussi ouatée que rapide et ne
mit pas longtemps à le blottir entre ses mains…et un peu comme ce petit oiseau qui était venu se poser sur le rebord intérieur de notre fenêtre (vous vous en souvenez ?), à aucun moment notre
jeune corbeau ne manifesta le moindre signe d’épouvante ni battement de coeur intempestif !
 
On l’appela « Coco » en souvenir du couple de corbeaux que Patrick éleva enfant, et
qui constituèrent ses plus fidèles compagnons de jeux avec un épervier et une pie.
                               
…Alors « Coco »
 
Bienvenue au Bouil !
 
En attendant qu’il reprenne des forces et puisse prendre son envol, vite….hâtons-nous de
lui aménager un lit le plus agréable possible !
 
Il sera tout d’abord placé dans un abri de fortune, le temps que la porte d’une ancienne cage à lapin
se construise…
 

 
L’aménagement se fait sous l’oeil concerné de Cannelle , en prenant bien soin de jouer de la perceuse en « douceur » de façon à ne pas effrayer notre petit protégé …!
 

 
Il ne manque plus ….qu’un peu de pain trempé dans de l’eau, quelques petits morceaux de viande et,
en guise de paille, une bonne couverture !
 
 

 

Qu’en penses-tu, bel oiseau au regard de braise ? Un peu contrarié au départ…il nous fit
entendre un joli piaillement !

Allez …une petite sieste ?
 
 
 
 
L’apprentissage de la nourriture se fit relativement sans difficulté …
 

 

Et, finalement, voici une becquée …pas trop mal réussie !

Il repartit quelques instants dans son antre, sous l’oeil de …
                              
2 admirateurs ou 2 gourmets ?

 

Au bout du compte, lequel des deux, du maître ou de l’oiseau, craquera pour…un irrésistible
câlin ? Je pencherai indiscutablement pour 
                                                      
le maître !
 
 

 
 

 
« …à défaut d’une vraie proie, un peu de graisse de barbecue fera l’affaire » :
                                
un chat alléché !
 

 
 Le lendemain, alors que notre corbeau venait d’avaler un copieux repas,
amoureusement administré par son maître et que, confortablement attablés l’un l’autre, ils s’entretenaient joyeusement …un croassement survint des peupliers (ceux qui nous enchantent chaque
jour, face à notre terrasse) …
               Patrick vit
alors….comment pourrait-on dire ? ses premiers pas ?
Oui , je le sais, on ne peut le dire que pour un enfant…mais ce serait si tendre de continuer à
l’employer ici !
L’oiseau, sous les yeux à la fois surpris et émerveillés de son protecteur, prit une position d’envol,
et , tout en soulevant les pattes, déployant les ailes et …la queue …
                                  
il  s’envola !
Avant de s’envoler, il s’était retourné vers Patrick en poussant un cri …sans doute sa façon de lui
dire au revoir …
 
 Il alla rejoindre le corbeau qui tout à l’heure l’appelait, et ils entamèrent tous deux une
magnifique valse durant une bonne partie de la matinée. Puis, ils restèrent dans le bois…
On reconnaît « Coco » à son vol encore mal assuré …et, nous l’avons reconnu ce soir, durant le
temps de notre souper, se promenant autour des peupliers !
 
On ne saura jamais ce qu’a bien pu lui dire l’autre corbeau, celui (ou celle) qui lança un message à
Coco, ce lundi matin où il décida de prendre hardiement son envol…
      on pourrait supposer qu’il s’agisse de sa maman, par exemple
!
On pourrait également supposer qu’elle lui ait dit comment voler et, notamment, qu’il
lui fallait nécessairement déployer la queue pour y parvenir.  Patrick observa, en effet, que l’oiseau déployait ses ailes mais non la queue ; détail qui l’empêchait sûrement de voler
correctement.
 
Le dernier chapitre de cette magnifique histoire me fut donc raconté lundi, au retour de ma journée de
travail, par Patrick. Bien sûr, cette fin me fascina autant qu’elle me chagrina profondément et « égoïstement », m’étant infiniment attachée à la
présence, néammoins si courte, de cet oiseau. Infiniment n’est même pas le terme approprié, je devrais plutôt dire … »mystèrieusement » !
 Oui, je crois m’être attaché au mystère dont tout son être était
magiquement imprégné !
 
Cette rencontre, cette aventure, ….appelez la comme vous en aurez envie…, je devais vous la faire
partager dimanche. Des problèmes techniques sur le blog au niveau du téléchargement des photos m’ont empêchée de le faire, et peut-être ….
                            fort 
heureusement !
 
Sans rien connaître de la conclusion, vous vous seriez sûrement attaché à cet oiseau autant que moi
et, comme je le fis moi-même …
mis encore plus de nostalgie par la suite dans votre coeur !
 
Mais, la seule vérité qui doit à présent surgir de notre esprit est la suivante …
      Que serait-il advenu de notre adorable corbeau, sans cette intervention
h
umaine ?
 
                      …et la réponse à
elle seule suffit
                                   
à me combler de bonheur !
                             Au
prochain …battement d’aile !
 
 

Réveil enchanteur

 
 
Vendredi matin, alors que je tentais de faire totale abstraction de l’affligeante sonnerie de réveil qui venait de retentir, rêvant d’entraîner dans mes étirements de paresse quelques infimes minutes du temps ….
                      c’est un autre cri strident qui m’ôta sans concession de ma torpeur !
                   
 Ce cri faisait ….Tchiiiiiii , Tchiiiiiiiii…..!
L’oiseau s’était posé sur le rebord de ma fenêtre de chambre …
 
A quelques nuances près dans le plumage, il tirait plutôt sur le fauve.  Il avait un petit oeil rond et malicieux et
       une nuque superbement décoiffée !
 
 

Comment peut-on oublier ce long bec magiquement effilé et ce joli minois de canaille !

Ce vendredi-là, il m’a été donné de rencontrer…
 
                   « le plus beau cyrano à plumage »
                     porteur de cet impérieux message
          « …Veux-tu bien te lever expressément
                je détesterais que les enfants
      attendent trop longtemps tes histoires …
                        tchiiiiiiiiiii , tchiiiiiiiiiii   :
                                
                                     un curieux martin-pêcheur « 
 

Coco le corbeau…suite et 2ème partie

Il y a de cela à peine quelques jours, il nous laissait sur un battement d’ailes libres flottant dans
les airs d’une grâce à la fois touchante et malhabile …
                             
c’était le lundi 18 mai !
  
Nous ne soupçonnions pas alors que notre joyeux corbeau reviendrait vite se blottir à nouveau entre
nos mains …
Rentrée depuis peu à la maison, jeudi en fin d’après-midi, alors que Lola venait
de détacher notre « pitre à quatre pattes », j’entendis de ma cuisine où je me trouvais alors …de grands cris perçants ! Ils provenaient simultanément des lèvres de Lola et de notre pauvre
corbeau, venu regagner sa cage posée près du hangar, emprisonné dans la gueule de notre pitre aux furieux instincts de chasse (!) qui, flairant notre oiseau dans les parages, n’avait pas mis
longtemps à s’y ruer dessus !
  
Ignorant encore tout du spectacle qui se déroulait et sur l’insistance de Lola qui avait réussi à
attraper notre chienne par le collier tout en l’arrachant de sa proie, je réattachai cette horrible carnassière à son piquet pendant que Lola récupérait tant bien que mal notre oiseau apeuré
!
         OUF …Cannelle n’a pas eu le temps de lui
administrer le moindre mal , et
  
  


« …grand merci à toi, Lola, de m’avoir sauvé d’une fin (ou « faim » !) certaine » !
 
Le « papa d’adoption » (merci au passage à notre amie « Evajoe » d’avoir trouvé ce terme des plus
charmants et bien mieux adapté que « Maître ») n’étant pas encore de retour, nous avons préféré le maintenir dans notre cuisine où notre délicieux désordre ne sembla pas l’effaroucher (pour les
« mauvaises langues » que j’entends déjà se délier…j’ai des circonstances ! Nous avons en effet démarré les travaux d’isolation et sommes entrain de poser un nouveau plafond…!)….et
puis….
                      



« …il y a plein de choses à voir ici et j’ai l’air de rendre ma secouriste…drôlement heureuse  » !
 
Au fait, les lunettes noires c’est pour faire plus « star » ? Pas du tout…c’est pour protéger les
jolis yeux bleus de Lola face à son adorable inconnu dont on ne peut prévoir toutes les réactions !
 
 
Mais alors…qu’est-il donc arrivé à notre « Coco » pour qu’il revienne si tôt au bercail ?
                             
Ceci  !
 




Une patte bien amochée (celle de gauche) probablement dûe à son vol encore mal assuré !

Coco va prendre plaisir à s’attabler, boire, manger et aussi observer par la fenêtre les moindres
faits et gestes du  « papa d’adoption » (de retour) parti chercher sa cage…!
Il nous fut terriblement amusant de l’observer, quant à nous, entrain de s’abreuver, levant sa petite
tête à chaque gorgée d’eau aspirée …

 









 » Dis, doux « papa d’adoption », maintenant que les filles m’ont bien rassasié, peux-tu me faire
un…
 

…un gros câlin !!! « 
 
Nous ramassons de l’herbe pour lui faire un nid flairant bon la nature…
 



Et,  en prévision d’une éducation en « semi liberté »,
Patrick a conçu ceci …



 De cette façon, la porte restant bien sûr en permanence ouverte, il pourra regagner dès
qu’il le souhaite la cage qu’il reconnait déjà…
Lola aurait pu la décorer agréablement, mais nous préférons la
conserver tel quel afin de faciliter les repérages de l’oiseau !
 
Nous sommes déjà le lendemain…Coco prend son repas en terrasse !
 



 Et, pendant que se chuchotent des confidences …



je refais le lit de notre bébé, avec l’herbe séchée de la précédente tonte…un vrai nid de roi

Allez, mon coeur, il est temps d’aller se coucher, le marchand de sable est déjà passé
!
Notre oiseau regagnera seul comme un grand son lit douillet , mais … pas avant d’avoir plongé un
dernier regard dans celui de son papa d’adoption … !
 



 Attendrissant , non ?

Et, dans les lueurs du soir à venir…un berceau qui resplendit !

Il est prévu de l’agrandir sur le devant, d’y remettre l’ancienne porte à barreaux de façon à mieux
libérer la vue, et d’y aménager un perchoir intérieur !

 

 Et nous n’oublions pas …ces 2 regards lointains qui semblent se refléter l’un l’autre dans un
même univers …!


Aux toutes dernières nouvelles, celles de ce matin …notre « Coco » se serait envolé au cours de son
repas . Très certainement un avide besoin des caresses du vent et des exquis massages du feuillage …on le comprend !

Il n’est pas loin, rassurez-vous…A deux pas de notre terrasse, sur l’arbre du voisin (celui de
droite sur la photo) qu’il n’a pas encore déserté depuis ce matin !
                   Oh…comme on doit y être bien
!!!
 
Des tas d’oiseaux sont venus le voir…ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre une muse !
 
Si tu venais à étrangement te sentir seul ou affligé, mon bel oiseau, sache que nous n’avons pas
encore effacé tous les barreaux de ta cage, comme nous l’aurait sûrement conseillé Prévert mais…à l’image de notre coeur, sa porte restera à jamais grande ouverte !
 


A bientôt …contre notre joue ou dans le ciel, peu importe !
           l’essentiel est que tu sois heureux
 
Vous pourrez suivre le devenir de notre corbeau toujours à la même rubrique « Rencontres », soit sur ce même
billet ou au sein d’une 3ème partie (selon l’ampleur des textes et des photos).
                         je
vous souhaite de vivre avec lui…
                                
la plus magique des envolées !
 
                                                                    
Arc-en-ciel
 
A quelques jours, quatre à peine, de notre départ pour le chemin de Stevenson, je peux prendre enfin le temps de
vous donner des nouvelles de notre adorable protégé !
Et vous dire tant et tant de choses…qu’il est devenu à nos côtés le plus omniprésent, le plus exubérant des
oiseaux, que ses croassements fous peuplent désormais « le bouil » jusqu’à là retentissant uniquement des chants des tourterelles , de l’écho du coucou ou des clameurs des autres petits
oiseaux…
En dehors de ses multiples cris du coeur de la journée, il est à présent le plus vivifiant de nos réveils
matin !
Et c’est un bonheur sans pareil de l’entendre nous appeler à chacun de ses battements d’ailes, lorsqu’il se situe
dans les parages : il voyage toujours accompagné de son acolyte (mère, fratrie ou amie ?), le même sûrement qui l’invita à s’envoler la 1ère fois où il quitta notre nid. Les peupliers qui
constituent notre ligne d’horizon sont leur endroit favorit, et nous n’avons aucune difficulté à repérer notre « Coco » se posant sur une de leurs branches, vu son handicap qui le maintient
maladroit.
 
Enfant bruyant et irrésistiblement attachant, il fait indéniablement partie de l’enchantement de nos heures et nous
concevrions bien difficilement de vivre notre environnement sans lui …
     Merci à la vie pour cette fabuleuse rencontre !
 
 
 

Sur le chemin de la Kora

J’aurais pu l’inscrire dans ma rubrique musicale, mais entre elle et moi , ce fut vraiment … »une rencontre
des plus surnaturelles
 »  !
 
C’est en revenant du travail, avant hier, que j’entendis sur une radio les sons de cette  
« harpe-luth « d’Afrique de l’Ouest et, aussitôt …
 sa musique m’a donné l’envie de voyager, marcher, écrire et aimer encore davantage !
 
 Sans plus tarder, je vous invite à écouter un morceau du CD dont je fis l’acquisition dans la soirée même
 
                   Extrait
de 
 
 
Tous ses morceaux de musique me « subjuguent », et, plus particulièrement celui-ci :
                                       
Atlanta Kaira
Et ces notes, ces sons d’une irréelle pureté m’ont conduite vers un univers et des histoires à l’image de cette
légèreté divine, à fleur de rêve …
 A commencer par celle, très attachante, du Révérend Père Philippe CHAMPETIER  de Ribes
 

F. Dominique et Abba Philippe (à gauche)

Quelques jours avant Noël (le 23 décembre 2006), le Révérend Père Philippe CHAMPETIER de RIBES, fondateur et premier Abbé de l’Abbaye bénédictine de KEUR MOUSSA
(Sénégal) est retourné à la maison du Père après 45 ans de présence en Afrique.  Ce dernier entra à l’Abbaye de Solesmes en 1943, un des lieux les plus importants du chant grégorien dans
la Sarthe, et fut ordonné prêtre en 1950. Rapidement appelé à exercer de lourdes responsabilités, il fut nommé Prieur à 33 ans.

En 1961, à la demande de l’évêque de Dakar, la Congrégation de Solesmes décida de fonder un monastère à proximité du village de KEUR MOUSSA situé à 50 Km de
Dakar. Philippe fut envoyé sur place à la tête d’une équipe de 9 moines : ils débarquèrent en plein pays musulman, sur une savane quasi désertique de 20 hectares, quelques arbres et des
buissons sur un terrain qu’il fallut aménager : route et ligne électrique à construire, puits à forer, bâtiments à édifier. En deux ans, aidée par de la main d’oeuvre locale, la petite équipe
édifia le monastère et les moines purent se consacrer de nouveau à la vie contemplative tout en travaillant dans leur verger et leur potager.

 Ils complétèrent leurs constructions en 1966 par un dispensaire et une école ; rapidement débordés par l’affluence des malades, ils confièrent la gestion du
dispensaire aux Soeurs Servantes des Pauvres d’Angers.

 Petit à petit ils s’imprégnèrent de la culture locale, recrutèrent des novices, apprirent la langue Wolof, adaptèrent leurs chants à la musique et aux
rythmes africains. Mettant en pratique les directives du Concile Vatican II, ils réussirent parfaitement « l’inculturation » de la musique sacrée. Sous l’impulsion du frère Dominique CATTA, la
musique de Keur-Moussa devint une référence ; il transforma la Kora, harpe africaine utilisée par les griots, en véritables instruments. Les percussions de toutes sortes, balafon, tamtam,
calebasse, djembé, rythmèrent psaumes et cantiques : les maîtres du grégorien avaient réussi à faire évoluer la musique sacrée vers une musique adaptée à une autre culture.

En 1984, le monastère fut érigé en Abbaye et Philippe fut élu premier Abbé, charge qu’il abandonna en 2000 pour devenir Abba (Père) Philippe ; la relève était
assurée : le frère Ange-Marie NIOUKY fut élu deuxième Abbé. En 2003, pour le quarantième anniversaire de la fondation, on dénombre 25 moines profès dont 13 profès solennels et 5 prêtres, tous
africains. En 2004, quatre moines sont partis de Keur-Moussa pour fonder un nouveau monastère de Saint Joseph de Séguéya en République de Guinée Conakry, belle illustration de la devise du
monastère KEUR-MOUSSA, tirée du prophète Isaïe « Et le désert fleurira ».

Son frère, François CHAMPETIER de RIBES

 

L’Abbaye aujourd’hui : « Oasis de prière et de travail »

 

 A quelques 50 km de Dakar, au milieu de l’aride savane sénégalaise, les voyageurs tombent sur un tapis vert
arraché au désert par un dur labeur. C’est ici que se trouve le Monastère bénédictin de Keur Moussa, placé à quelques centaines de mètres d’un petit village peul d’où il tire son nom. C’est une
des 1ères fondations de vie monastique établies dans le continent africain. Le silence presque sacré de la zone n’est interrompu que par le son des cloches de la tour du monastère ou par
l’invitation à la prière lancée aux quatre coins du haut du minaret de la mosquée, centre de culte des villageois, en majorité musulmans.

Bien qu’un mur entoure les 20 ha du monastère, le portail d’entrée est
toujours ouvert
; un détail qui donne l’impression qu’on s’approche d’un lieu de recueillement plutôt que d’un endroit isolé .
Les moines y sont toujours heureux d’y montrer leurs champs de bananes, d’ananas, de papayes, mangues, oranges,
mandarines et pamplemousses.
Mais ils ne se limitent pas à soigner ce verger, il font en silence beaucoup d’autres activités : certains préparent
le lait de chèvre acheté aux pasteurs des environs, d’autres travaillent dans les ateliers de mécanique, menuiserie et peinture.
 Mais, le joyau de ces lieux est « la fabrication de Kora
« 
Frère Dominique , arrivé au Sénégal avec les 9 premiers moines envoyés par le monastère bénédictin de Solesmes, pour
fonder le monastère en 1962, a consacré une bonne partie de sa vie à l’étude et à l’amélioration de cet instrument traditionnel de la région.
Petit à petit , il est parvenu à fabriquer des koras d’une grande beauté et qualité.
 
A 10h45 sonne la cloche et toute activité s’arrête !
Les fidèles remplissent l’église et participent avec une grande dévotion à la liturgie solennelle et rythmée par la
Kora, le balafon et le tam-tam qui accompagnent les chants des moines …
 
Leur présence semble riche de sens au milieu d’une population en majorité musulmane et qui donne beaucoup
d’importance à la prière. Keur Moussa est un point de référence et une source de spiritualité pour l’église sénégalaise. A leur travail silencieux s’ajoute  la solidarité en …rayon de
lumière, bon nombre d’habitants gagnant leur vie en travaillant avec ces religieux.
Mgr Jacques Sarr, Evêque de Thiès, diocèse où se trouve le monastère, a écrit (j’ajouterai personnellement … »cette
phrase merveilleuse ») :
« Pour les prêtres, religieux et religieuses, laïcs et pour tous ceux qui cherchent Dieu, le monastère est un centre
lumineux d’où resplendit, sans d’autres campagnes publicitaires, l’absolu de Dieu, cherché, servi et …chanté « 
 
      A la lecture de ce récit, dans lequel j’ai été
introduite par un … « portail d’entrée resté ouvert « , je me dis qu’il doit y régner une atmosphère bien particulière de paix, d’amour et de tolérance !
 
 
« Les confidences de Frère Dominique Catta et Frère Luc Bayle (1991)
 

 

Le Père Catta jouant avec 3 Koras

Le père Dominique Catta jouant sur 3 Koras

( En déc 76, pour honorer le Président Senghor qui fêtait ses 70 ans, la communauté voulut lui offrir une Kora.
C’est à cette occasion que fut mis au point un support, qui révolutionna l’usage de la Kora au monastère : la Kora était portée par son socle, l’accompagnement devenant beaucoup moins fatigant et
permettant d’avoir devant soi 2 ou 3 koras accordées différemment, permettant ainsi de passer d’un registre majeur à un registre mineur …)

Mais, bien avant d’en arriver là ….les débuts furent « historiquement durs » !!!

Revenons au démarrage de la carrière pour le moins inattendue de cette harpe africaine au sein de Keur Moussa
(selon le récit « émouvant » de ces Frères !)
1964
 » Un jour, un ami, chercheur à l’Institut Francophone d’Afrique Noire (IFAN) nous fit le cadeau d’une Kora. Nous la
trouvions superbe, avec ses 21 cordes en nylon (déjà un « progrès » sur les cordes fragiles faites de fibres d’écorce de baobab). Des anneaux en cuir serrés autour d’un bâton retenant les cordes
passant par un chevalet de 
 bois et se fixant au bas d’une demi-calebasse recouverte d’une peau de vache.
La Kora resta plusieurs mois dans la salle de la communauté, attendant le maître qui saurait la faire parler car,
pour le moment, aucun son ne sortait de ses cordes détendues…
 
Jusqu’ici la Kora appartenait à l’espace resserré des griots (sages) mandingues, seuls détenteurs de ses secrets de
fabrication et de son jeu.
Un abbé sénégalais, à qui je confiais ma perplexité devant l’utilisation possible de la Kora pour la prière, me mit
en relation avec 2 griots mandingues de passage dans la région. Ils acceptèrent , pour un bon prix, de venir passer quelques week ends au monastère pour y faire parler notre Kora
muette.
Après de longues heures où les 21 cordes s’ajustèrent à la bonne place, moyennant salive, jus de citron et astuces
géniales et expertes de nos 2 amis, la Kora se mit à chanter, remplissant nos cloîtres de mélopées tout à fait nouvelles pour nos oreilles rôdées au « pur grégorien de Solesmes ».
C’était beau mais comment déceler à travers ce flot de notes celles susceptibles de soutenir notre prière chantée
!
On remarquait toutefois, des harmonies proches des vieux modes grégoriens.
A la fin d’un office, nous tentâmes alors une expérience quelque peu audacieuse ! Les moines furent priés de rester
dans les stalles. Nos 2 griots furent invités à jouer un air qui me paraissait proche d’un ton psalmodique grégorien. J’ai entonné bravement « le Dixit Do Minus » des vêpres du dimanche et …la
communauté poursuivit !
L’enregistrement de cette étonnante « 1ère » conserve, pour la postérité, la véritable découverte réalisée par la
fusion de 2 cultures, jusqu’alors si imperméables l’une à l’autre. En fait, nous avions l’impression que les Koras mandingues soutenaient notre prière et
que notre chant relevait encore la beauté mélodique des Koras ! « 
 
 …beau, beau, vraiment magnifique cette histoire, on continue
?
 
« …Nos 2 griots repartis, d’autres mandingues passèrent quelques heures à Keur Moussa pour nous aider. Parmi les
plus célèbres, « Fodé DRAME », historien de son ethnie, et qui comprenait cette sorte d’élévation culturelle et spirituelle à laquelle nous collaborions
tous.
Les débuts furent extrêmement pénibles et, 6 mois après le départ des 1ers griots, nous arrivions péniblement à
pincer quelques cordes …
Le 1er disque de Keur Moussa naquit cependant en 1967.
 
Quant aux 1ères Koras produites par l’Atelier, on achetait à un griot de Dakar des calebasses toutes prêtes
(c.a.d couvertes de peau avec traverse et antennes). Ce ne pouvait être que provisoire et, très vite, on mit au point une méthode pour le traitement des peaux et leur montage sur
calebasse.
Mais, là encore, lorsqu’on comparait une Kora traditionnelle et une Kora de Keur Moussa, une chose frappait l’oeil
avisé : « les peaux étaient mieux tendues sur les Koras traditionnelles », il restait moins de plis. Mais …comment faites-vous ? demandait le frère Dominique à un célèbre griot de Dakar. Réponse
: « Secret de griot » ! C’était en août 84.
Quinze jours plus tard, un jeune griot de Guinée Bissau voulut acheter au monastère divers éléments pour se faire
une Kora. Ne pouvant payer, il proposa de travailler. Justement, lui avons-nous répondu, nous avons une peau à monter. Et, c’est ainsi que ce jeune mandingue nous révéla comment faisaient les
griots. Méthode plus longue (près de 2h au lieu d’1h) mais résultat bien meilleur !
 
Pendant longtemps, la partie menuiserie (hampes, chevalets, antennes, traverses, sillets et socles) a été réalisée
par une entreprise de Dakar. Il apparut vite qu’il était nécessaire de fabriquer soit même ces pièces. Là encore …plusieurs années de tâtonnements s’ajoutèrent !
Sept années durant, les Koras traditionnelles furent également maintenues accordées en dépit de multiples
difficultés : accord de 21 cordes par les noeuds de cuir demandant de longues longues heures de patience ! Jusqu’à ce que le Père Michel MEUGNIOT remplaça les anneaux de cuir par des clés de
violon ….En 71, ses travaux scientifiques aboutirent à un prototype baptisé KMO et qui est l’ancêtre de nos 700 Koras fabriquées depuis.
Plus tard, (après 1982), le frère Luc BAYLE, lui même Koraïste, porta un regard neuf. Pour la clé de violon
(cheville cônique), c’est l’adhérence de 2 surfaces de bois qui assure la tenue. Le bois est très sensible aux variations hygrométriques. Si l’atmosphère est humide et que survient le
vent d’Est, très sec, le bois se contracte et l’adhérence ne se fait plus, la clé lâche et la corde se défait, entraînant peu à peu les autres. De là, naquit alors l’idée de remplacer ces clés
côniques par des mécaniques de guitare !
Depuis lors, l’atelier fabrique des Koras à mécanique de guitare, mais également des Koras à clés en bois pour ceux
(ils sont assez rares) qui le souhaitent. »
 
Depuis aussi, Keur Moussa est un véritable atelier de lutherie, l’essentiel de la Kora traditionnelle a été
conservé, et les griots mandingues n’hésitent pas à interpréter leur répertoire sur ces Koras sorties de l’Atelier des moines.
(Fin de … cet incroyable voyage !) 
Réellement fascinant, non ?
 
LA KORA ….Chant de l’âme, instrument de prière !
( Encore ….un peu de récit !) 
 
 
 Joueur de Kora
 
 « …Un missionnaire de Guinée-Bissau nous
racontait qu’il avait montré une de nos Koras à un vieux griot mandingue. Celui-ci, d’abord surpris, se mit à jouer sur cette Kora les airs de son répertoire. Alors, des larmes coulèrent
silencieusement de ses yeux, comme pour exprimer son regret de n’avoir pas connu plus tôt la Kora de Keur Moussa.
 
Peut-être pensait-il alors que le Génie de la Kora venait de recevoir un nouveau souffle ?
Pour nous, ce souffle est l’Esprit-Saint qui a permis à la Kora guerrière et parfois violente de …chanter les
merveilles de Dieu… »
 
Et, en vous, que chante-t-il ? 
 
Moi …cet instrument me mène aux pures essences de la paix …
 
Je n’ai pu trouver sur plateforme musicale le moindre chant provenant de Keur Moussa,
il ne reste plus qu’à espérer pouvoir nous y rendre un jour !
 
En attendant , et à condition de continuer à vous laisser imprégnés de l’univers et de
l’histoire de l’Abbaye, vos sensations de sérénité demeureront des plus exquises en écoutant ces quelques morceaux de Toumani qui, lui, a eu la chance de pouvoir approcher et vivre ce lieu
 
 
                                    Kanou               
Bi Lambam          Kita Kaira 
 
 Et, les jours de doute …
         puisons dans ce parcours éblouissant qui lia, et liera
encore éternellement, l’âme de ces moines à celle de cet instrument …la foi, la patience et la force nécessaires à toucher la lumière !

 

Aimons jusqu’au bout de nos rêves !

Que nos coeurs toujours s’appellent
                                         
et s’unissent à l’infini ….
Qu’ensemble ils dansent, ils rient 
                                        
et s’aiment à en perdre le souffle …
 
                            
Que cette année 2010 vous soit belle belle belle
                                        
je vous aime !
 
 
 
 

Pour Béatrice

Je m’apprêtais à parler de ciel et d’oiseaux quand…
                 mon coeur
se détacha soudainement de cette pensée, comme on peut soudainement faire demi tour sur un chemin, attiré par un regard, une mélodie, une découverte insolite et belle…
               car je me suis souvenue du
petit message de « Nanie« 
  hier soir me parlant d’un combat mené contre le cancer du sein par « Béatrice », une blogueuse, et à qui elle comptait consacrer
incessament un article.
                 Je viens d’aller
lire les mots de Nanie et j’ai vu …qu’ils s’étaient vêtus tout de rose pour l’occasion !
Alors, pour ce combat qui prend à la chair et transforme parfois un univers de pétales et de velours
en torrents de larmes ou immondes cicatrices …
      j’ai moi aussi paré mes mots de cette couleur
                  pour
toi …Béatrice,
 et rassemblé en hâte quelques objets féminins ,
 qui viendront s’ajouter à cette merveilleuse chaine de solidarité !
 
 

et afin que ton coeur demeure à jamais…
un joli coeur de petite fille
comme celui qui sommeille
en chacune d’entre nous Lune
 
 
 
 
 

Il était une fois…un archipel du coeur !

Sur des coraux de douceur,

                         elle est devenue par lui et pour nous
                                          Coeur rouge    » l’archipel du coeur »  Île déserte
  
  
 
 
 Je vous parle de son île, dont il aime tant la rivière, les caresses du sable la musique et les rires des siens à la tombée de la nuit lorsque le regard de la lune se plonge dans celui des vagues encore tièdes … « la Guadeloupe » !
  
 
 

 

et, blottie tout contre lui
comme sur l’écorce d’un arbre
« Gwen » est venue nous dire
qu’il était une fois …
un coeur aussi doux que le lait de coco
aussi sûr que la force du citron vert
et rempli de « je t’aime » aux reflets de la cannelle !
 
 

 

                  Alors soudain …
                             tout est devenu couleurs câlins et lumière !
 
 
 

 

      et le lendemain, le jour qui se leva sur le pavé de nos rires
           eut l’écho d’une « cour de récréation » !
 
 
 

    

 Puis, ils nous accueillirent sur cette terre des Antilles …

     Soleil « Lilian » au fourneau, « Gwen » à la déco et au punch  Soleil
   En fermant les yeux, je ressentis les chaudrons d’Afrique
                                     qui fumaient en plein air !
 
 
           et notre maison devint  …
 
 
 
             « une fleur »
   se parant de foulards et de frénésie !
 
 
 

        Il y avait du rhum du gingembre du reggae qui chantait fort et
        du zouk qui nous faisait tanguer comme sur un bateau …
           mais ce ne furent que nos mots guidés par l’amour
               et cet inconditionnel plaisir du partage
                       qui nous mena au paradis !
 
 
 

« Laurence » (que vous connaissez déjà !) « Christian » son mari (au fond à droite) et leurs 2 adorables enfants « Coline et Pierre » revécurent en une seule soirée six merveilleuses années passées en Guadeloupe. Et « Lilian » quant à lui, souffrant viscéralement d’être éloigné de sa terre natale, retrouva en eux comme des frères et des soeurs de là-bas, avec qui il put parler rire et aimer  » Kréyol » !

 

  Et …c’est toute la chaleur et l’infime poésie d’une île

              qui se gravèrent en chacun de nous !
 
 
 

          Même nos chats s’en souviennent …
       leurs yeux sont encore pleins de sable !
       Et Lilian a baptisé nos 2 petits châtons
                    « Marthe et Edward »
 
          … prénoms Kréyol, bien entendu !
 
 

 et les foulards symboliseront pour longtemps

                      les noeuds de l’amitié !
 
 

      Nous avons laissé toutes ces pétales,
 et attendrons qu’elles fânent pour les enlever …
         Mais si les fleurs ont des souvenirs
          elles partiront en fredonnant
 
    » que ce week end chez les pèlerins fous fut
                  fou fou fou …et
             Arc-en-ciel tellement beau Arc-en-ciel  »  
 
 
             
 

Poésie virtuelle

« Rencontres » vous a déjà parlé de voyages, de spectacles, d’art , de nature…aujourd’hui elle vous amène par
la main vers un beau « Chemin virtuel » et
                 tout en pressant le
pas, elle raconte   » …Ecoute, ouvre grand tes ailes sur un tendre vent de folie, c’est l’histoire …
 
                              
de Nanie
 
 … je l’ai rencontrée, comme ce fut le cas pour tant de belles rencontres … »totalement par hasard » ! Mais,
je vous l’ai déjà dit …je ne crois pas au hasard !
Je cherchais alors un site qui aurait pu m’aider à rétablir mon Lecteur Deezer que j’avais fait disparaître de mon
blog par erreur. J’en trouve un , celui de « Toma« , jeune homme
infiniment sympathique !  C’est sur ce même site que je lis parmi les multiples messages, celui de « Nanie, » ayant aussi perdu son lecteur une petite dizaine de jours
auparavant.
Le 9 août précisément, date à laquelle je contacte « Toma » , elle lui fait part justement  de sa réussite dans
la réintégration de son lecteur. Sans plus attendre alors, je me rends sur son site, afin de la contacter et … je ne penserai plus un seul instant à lui parler technique, l’émotion
m’emporte et c’est la naissance d’une  » rencontre des plus fantastiques » ! 
Et, ce dimanche 9 août précisément…elle venait de composer un billet rendant hommage à son ami « Doudou » parti le 7
août « rejoindre les anges » (pour reprendre sa douce expression !). Je vous laisse découvrir ce message qui, entre mots et images, vous immergera dans un univers de fraîcheur et de
merveilleux des plus insoupçonnables !
(il vous suffit de cliquer sur
« Nanie » inscrit en bleu).
 
 
L’espace de « Nanie » c’est …
          une mer immense de générosité et d’amour aux mille éclats
scintillants, ses remous à la fois nous bercent et nous remplissent le coeur, y laissant les empreintes de chants magnifiques ,
         ses mots sont tout à la fois des confettis multicolores et des
fleurs tellement belles …qu’elles nous font pleurer d’émotion !
 
Hier, en nous promenant le long des marais , en observant la faune …je n’ai cessé de penser au billet du 17 août
que je venais de lire, à ta promenade vers les bords de Saône et la solennité de tes cygnes à la tombée du jour, juste avant de te rendre à la veillée chantée et organisée pour « Doudou »
.
 
Aussi, et ceci est bien peu de choses, je t’offre ici un « petit coin » de notre flânerie…A toi et
à « Doudou » !
          Un peu de notre petit pays aux senteurs de sel et à la fois
doux comme le caramel
        …entre le vent et l’herbe des marais, y ont souvent lieu de
délicieuses « querelles d’enfants »
      … et l’eau a une façon bien à elle de se prêter aux jeux du soleil
!
 
 

J’ai laissé toutes ces images grandeur nature car j’ai cru percevoir que tout en toi
               …était épris de
« grandiose » !
 
         A Rose rougeBRose rougeiRose rougeeRose rougenRose rougetRose rougeôRose rouget , Nanie Rose rouge
     jRose rougeoRose rougelRose rougeiRose rouges   rRose rougeêRose rougevRose rougeeRose rouges , doudou Rose rouge
                                            
 
                          
Rose flétrie          Coeur rouge            Arc-en-ciel
 
 
Et … »Rencontres » , passé ce gué ravissant, poursuit par une autre histoire…une histoire qui s’ouvre sur la
musique d’un « manège enchanté », celle du site fleuri de …
                            
Joël 
 
Je cherchais, parmi les sites de « fleurs », une fleur qui inspirerait un crayon « des plus novices », ne
s’étant pas exercé depuis…la maternelle ! J’ai nommé « le mien » ! 
Mais je m’en faisais un devoir, une question d’honneur de le reprendre entre mes doigts malhabiles car j’avais
promis d’envoyer un dessin à « Nicole », notre pèlerine aquarelliste (actuellement sur le chemin), si elle vainquait quant à elle sa timidité littéraire en rédigeant un écrit sur mon blog
…chose qu’elle fit sur mon « Livre d’Or ».
Et, c’est grâce à cette promesse que je suis entrée dans le monde de « Joël »
 
Comme écrit plus haut, on y entre par la mélodie d’un « manège enchanté » …une musique qu’on ne peut oublier
tellement elle est à l’image de cet être « lumineux » !
Puis, furtivement, en levant à peine les yeux, je lis en haut de la page …
             « Le Webfleuri a l’immense tristesse de
vous faire part du décès de Joël, son créateur, survenu le 15 décembre 2008, à l’âge de 60 ans. Il repose en paix au milieu des fleurs qu’il aimait et admirait tant ».
Les larmes m’envahissent alors, la musique m’imprègne un peu plus…je pars caresser toutes ses fleurs du regard et
c’est mon coeur qui fond !
J’y découvre une âme qui reflète toute la poésie des fleurs, leur humanité, leur délicatesse, leur sensibilité…Un
passionné qui ne fait pas que conter sa passion mais nous la « loger dans le coeur et dans le savoir » par une avalanche de cadeaux et de conseils !
 
Joël , et je sais que tu m’entends …j’ai pris un tel plaisir à reproduire cette splendide fleur qui se mire dans
l’eau en 1ère page de ton site, ce fut sans doute la toute première fois aussi que je sus guider ma mine en douceur et en légèreté !  Pour moi, une fois le travail terminé, ce dessin
que je m’empressa d’envoyer à Nicole fut …comme un miracle , presque « une découverte de moi-même » !  Tu m’y as sûrement aidée …MERCI.
 
Et, serait-ce ta présence ou celle de ce paradis de lumière où flotte le regard des anges , nous
n’oublierons jamais cet écho divin, mirifique, des plus célestes et fabuleux….celui entendu lors du « Botafumeiro » à Santiago !
                  Alors que
nous nous apprêtions, le coeur haletant, à assister pour la première fois au lâcher inoubliable du Botafumeiro,
                  par l’une des
portes ouvertes de la Cathédrale, et l’espace d’un sourire, nous avons entendu …. »la musique de ton site, celle de ton manège enchanté » !
Cet instant purement magique nous restera à jamais gravé dans la mémoire ! Patrick et moi nous sommes regardés sans
un mot, figés de stupéfaction puis la gorge étranglée par un intense tourbillon de bonheur et d’émotion inqualifiables de beauté !
 
                 Pour cet intense bonheur,
              Pour cette intense émotion
       Je t’offre aujourd’hui et à mon tour
                tous mes rêves
fleuris
           Qu’ils s’envolent vers toi 
                        A
pas feutré
                   A
pas de pétale
        Dans la plus extrême volupté
         Dans un silence des plus veloutés…
 
 

 

                                    A
BRose flétrieiRose rougeeRose flétrienRose rougetRose flétrieôRose rouget   Joël
                                 
Au pays des corolles Coeur rouge … 
                     
 
 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

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A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   

 

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Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

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