Quelques nuées de mots

Dense’heure …

 

 

 

Réjouis-toi de ton ombre pour être des danseurs étoiles de l’univers …

Sabine/SAB-Lyse

 

En ces temps qui invitent à puiser dans nos ressources intérieures, les gens chantent aux fenêtres, cousent des masques, les auteurs partagent leurs secrets de plume et je me joins à eux aujourd’hui …

Ami(e),

Contemple autour de toi tout ce qui s’émeut et se joue en silence, tu y découvriras de vrais petits chefs d’oeuvre d’instants, des ondes rieuses derrière le rideau où se cachent tes pleurs, des passerelles tendres , dans les yeux du mouvant des poussières d’or et d’art-gens, l’oiseau qui sait ta peine, voit ton désert et te chante des prières, la terre sous tes pieds qui vient flotter dans ton coeur …

Deviens ce voyageur immobile, toujours à l’affût, toujours à fleur, imprégné du vivant. Pour entrer dans la chatoyante immensité de l’émerveillement, il faut y aller à pas contés et lents …

Ouvre un journal rien que pour toi, au vent qui te berce envoie une lettre d’amour et au frère qui te sourit une lueur mémorablement confiante …

Comme on vénère un arbre chéri, entoure de tes bras ton âme, poses-y l’oreille tout contre, et peut-être, j’en suis sûre, entendras-tu des sources d’anges …

Ton amie.

 

Saoûl-verre

 

 

« Puise l’Oh de source,

celle qui t’abreuve chaque jour

du flot de tes enchantements … »       

(Ecrit le 25/02/2020  : SAB-Lyse)

 

Fantastiques gorgées à toutes et à tous, je vous aime !

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

 

A peine cette pensée fut-elle déposée sur le papier qu’une pluie diluvienne se mit à tomber …

Elle était très belle, divinement sauvage, emportée par le vent comme si tout devait être majestueusement purifié, lavé par la cascade des cieux !

De l’une de mes fenêtres, je respirais cette féerie d’un autre monde, contemplant au dehors une peuplade d’aigrettes, chacune suprêmement recueillie dans la force de l’instant et constellant le champ de mystérieuses statues d’albâtre …

 

 

 

 

Rue des étoiles ….

 

 

 

 

Ils se seront follement contentés de ce peu riche de tout, redécouvrant la magie du rien par laquelle respirent toutes les bontés de ce monde …

Ont-ils réellement besoin d’autre chose ?

Avons-nous réellement besoin de cet illusoire grand tout, hôte morose ?

 

Puis, ils s’endormiront entre chiens aux aguets et loups imaginaires, quelques secrets de lune venus se poser sur leurs cils,

pendant que le corbeau à la plume d’art-triste se laissera inspirer, au loin, par leur souffle vivaldien …

Un tant plus tard, entre nuit errante et mât-thym, l’épervier qui tournoie au-dessus de leur maison nomade, tentant de faire de leurs rêves ses proies, repartira bredouille mais le cri resplendissant d’un prestigieux partage !

 

 

 

 

 

 

 

Dans l’antre de leur prunelle, il est un refuge ancestral où le vent, mystérieux voyageur, bel oiseau de passage, aime à y conter la joie de l’infime, y faisant crépiter le temps.

Mais c’est un humble écho comme un coeur qui bat doux, dont on devine les battements à l’oreille des sens !

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, ils ont plié bagage …

 

Et j’ai repris le cours de la vie 

d’un élan aérien,

sentant à nouveau sous mes pas

chaque pétale de fleur …

 

(Sabine/SAB-Lyse)

A mes trois petits loups que j’adore !

 

 

 

Balade-in …

 

 

 

Une note soupir

au langage prophétique

s’est élevée un matin,

au coeur d’un onctueux lointain,

vers une ligne inexplorée

de mon carnet de voyages.

A la regarder sans voir

j’aurais pu croire

au triste fruit d’un verger 

voué à ne jamais être cueilli

et venant pleurer à mes pieds …

 

Arpège, art-page,

je l’ai accueillie,

nous nous sommes croquées …

Vois son être ardent,

il a la fougue d’un enfant,

pudique, un rien boumian,

donnant à mes odes en décalage

le reflet des fleurs sauvages …

 

A toi qui écoutes, elle dit

 » Dépose chez moi tous tes bagages

pour ne t’atteler qu’au vent,

laisse courir ta vie devant

entre herbes folles et feux de camp …

A la belle art-moire du ciel

parfumée à l’aurore,

ouverte au grand large

et à son chant,

confie le bois de ton cor …

Et la nuit éclose,

tes peurs inspireront les anges

qui dessineront pour toi,

sur l’ardoise magique céleste,

de belles chaumières à la craie

aux contours pare-fée

et aux secrets changeants … »

 

A travers ses mots et les miens,

désormais unis par une même cause,

Que faut-il y voir ?

Une étrange boule de Christ-hâle

tenue par une main de mage

ou un simple éclat,

posé là,

afin de hisser notre regard

et nous emplir d’étoiles en plein levant …

 

Sabine

 

J’espère que vous avez pu profiter un peu du petit coin de jardin que je vous ai offert pour le premier mai, au coeur de notre chaumière  (mon message) …  Non pas celle dessinée à la craie mais bien à l’air du TANT !

 

 

 

Un après-midi de vent dans les arbres …

 

 

 

 

Il y avait à entendre

entre les remous du feuillage

comme une complainte de la mer,

les ébats insanes de l’air

suspendu

à la grâce des cimes,

le cri étouffé d’un rapace

enchaîné dans son vol

à la splendeur des spectres …

Je vis écrit à la plume

trempée

dans une veine éclatée du vent

« Les hauts de la mort et du hurlesang »

Il y avait à voir

des labyrinthes de fils-amants

en fibre de l’un ou de soi,

qu’importe, ils tombaient bien …

Il me restait en rêve

quelques roses intrépides

à broder

sur le mantel noir de l’hiver …

Il y avait à sentir

infiniment

comme un fumet

d’Egypte ancienne,

des fragrances de malédiction,

un mélange de cinabre et d’encre …

Je saluai au passage le druide

qui piqua

d’un étrange rire ailé

l’or-ange âme-air

du jardin des sens …

On passait, fébrile, entre les ondes,

de la renaissance au chaos,

du blêmissement au flambeau …

Il y avait à dire

finalement

une foule de maux

que la langue des ombres fleurit

et assembla

dans le plus délicat

des herbes-riez d’enfant !

 

Sabine (ou SAB Lyse)

 

A l’hiver, à la vie, à la mort qui est VIE, à l’ivresse « oh-de-vie » !

 

 

 

Mes voeux pour l’univers …

 

 

 

 

Lettre d’une pèlerine à une fée …

 

Face à ton regard, étincelant de vérité, à l’émouvante simplicité de tes gestes, au sang clair de tes plaies, à la pureté de ta parole silencieuse, je n’ai pu tricher !

Au fil de mes pas, j’ai très vite compris que tu me donnais ton âme sans compter, et je devins parallèlement cette voleuse de rue à qui l’aumônier offre encore son couvert et une enfant ébahie, portée sur tes épaules, écoutant battre le coeur de la terre …

A chaque aube, je me sentis  renaître un peu plus, entrer en fusion avec cette sublime chair …

Et je n’ai plus désiré que marcher, marcher, enveloppée de ta chrysalide, emplie de promesses d’envol et belle à en pleurer !

 

                      

     A toi ,

              dont le lait nourrit encore tout enchantement,

              au nom léger comme l’herbe

                un rien candide et dépouillé,

              que le privilège d’être

                a conçu comme un susurrement 

                   à émettre et à chanter …

              Est-ce par  crainte de ta mort,

              pour ne rien perdre de toi,

             que  sans cesse les oiseaux te crient

                  ou te chérissent dans leurs psaumes 

            « Nature » 

          tant vénérée du verbe aimer !

                                                                                 

                                                           

                             (Sabine ou SAB-Lyse)

 

 

Puissions-nous tenter de la reconnaître un jour, de respecter cette fée d’un royaume humble et généreux, et, à travers son identité, nous rapprocher des êtres , quels que soient l’hymne de leur tribu et l’apparence de leurs oripeaux  …

Voici les voeux que je dépose, aux pieds d’un avenir troublé …

 

Un autre voeu, qui m’est cher, s’est mis à traverser ma mémoire, mais je préfère vous l’offrir dans une citation de mon cru :

« Garde ton coeur d’enfant, veiné de brindilles d’oh, il est ton nid suspendu, l’asile sûr tissé des MAINTS de l’émerveillement … » (Sabine ou SAB-Lyse)

 

 

Pour clore en harmonie, je tenais à partager avec vous ce proverbe africain que je viens de découvrir …

« Soyez comme la bouche et la main. Lorsque votre main vous fait mal, la bouche souffle dessus. Lorsque la bouche est blessée, la main caresse »

 

Epanouissante année à toutes et à tous !

 

 

***************

 

Pour toutes celles et ceux qui ne seraient pas encore venus flâner en Italie, je vous invite à « VIVRE réellement » ce voyage quelques pas plus bas, en plein coeur d’effluves inoubliables et de mon histoire aussi, un peu …Jusqu’à la rencontre, grandiose, avec un génie musical lors d’un concert donné au Teatro dal Verme.

 

 

En toute âme-hissée …

 

 

 

Tout présent offert est encore plus beau lorsqu’en le contemplant il perpétue la lignée de nos rêves d’enfant …

 

(Sabine)

 

A François et Marie

 

 

______________

 

 

« Gentils voleurs de reflets » qui ne seraient pas encore allés à la rencontre de mon « Pêcheur d’images », je vous invite à prolonger votre flânerie quelques pas plus bas, vers lui …

Car, quelque part, il vous ressemble !

La vidéo musicale que j’y évoque, superbe, de Ludovico Einaudi, vous pourrez la retrouver  ICI    et même la laisser en fond sur ma voix ….

 

 

 

Pêcheur d’images …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré une extinction de voix, je tenais à vous offrir ce petit enregistrement vocal. Afin d’éviter toute cacophonie, je vous invite à aller éteindre le lecteur du blog sur la colonne de droite à l’onglet « Caresses musicales ». Enfin, pour continuer à vous abreuver de mes jeux de mots, je vous propose d’écouter en lisant ….

 

 

Amarreur d’étoiles

au fer des mélancolies,

sous le hang-art de tes paupières

en bois de ETRE

naissent

des caresses d’anges

sur l’ivoire du ciel,

des océans de pétales,

des jungles d’ailes,

des jabots de brume

que soulèvent

des rumbas de pluie,

l’air et ses tambours …

Tes visions sont des arpèges

qui marient des histoires d’amour …

Sous les ramures de tes cils

refleurissent

les mots en lie de vain

tombés au fond du pressoir …

Ils chantent, je les murmure souvent,

la tendre chouannerie des poètes.

A l’orée des instincts

un silence animé savoure

ce mélange de grenades et de fraises

sur les lèvres du vent,

bouche bée rouge qui enchante

le grand verger des rêves

où la lumière vient boire,

célébrant les fruits du hasard …

Et les aveugles voient

ce qu’ils n’écoutaient plus

« le souffle de la vie »

et les marcheurs s’émerveillent

de ce qu’ils sont devenus

« enfants de l’infini »

 

Sabine

 

 

Autre invitation, autre image : une fois votre flânerie terminée, je vous convie à aller rallumer le lecteur du blog … Un voyage exceptionnel vous y attend, en « son » et surtout « image » par le biais de la vidéo « superbe » !

Et je tenais également à vous faire partager, pour l’heure,  un dernier bonheur : la cagnotte récoltée pour mes soixante printemps me permet de réaliser un voeu, celui d’aller voir en concert ce phénoménal  « Ludovico Einaudi », présent à chacun de mes souffles d’inspiration.  Ce sera en décembre et à Milan !  

Je me réserve l’intense plaisir de vous en reparler …

 

 

 

 

Rencontres en vagues d’oh …

 

 

 

Dans l’archère d’une pénombre,

je suis venue chuchoter des couleurs,

des bribes de rose, 

des gris pluie,

des bleus doux,

la mer dans son blanc d’oeil,

et la fuite des mares-en-cage

vers des chutes d’oh sans retour …

 

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Tout près,

j’ai trouvé à mes pieds,

des rimes et des rêves …

Quelqu’un était déjà passé

avec la même prière,

j’ai pris son calumet !

 

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Il devait être conteur

ou d’une étoile l’écuyer,

car depuis je suis devenue

 folle d’ailes !

 

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Seule ou dans la nuée

j’avais souvent si peur,

sol-éther

mule-titube,

avant de savoir voler

en emportant la terre …

Mon repaire désormais

est là où le i de vivre

vient chercher son point

d’oh !

 

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J’y découvre

chaque jour en vers

l’endroit poète,

son accent vert,

où l’envers

reprend enfin ses droits !

 

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Au retour,

j’ai posé une quête

sur les rebords d’un toi …

 

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Sous l’oeil concerné

d’une apparente pauvresse

dont les mots philanthropes

dans mon coeur

 

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ont fait toit !

 

 

(Sabine)

 

 

 

 

 

Il dessinait …

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Il dessinait …

des nuages en rires de fumée

dans les rues-ailes du ciel,

cherchez l’âtre,

il est dans le coeur des êtres …

Sur les toits

se profilent des antennes

en mâts de voiliers.

L’air écume et je voyage

de chagrins qui s’étranglent

en émotions qui s’élancent

et partent muer

entre mystère et illusion …

Les balcons et leurs fenêtres

sont des robes d’un soir

qui habillent les murs,

elles glissent déjà de leur cintre,

comme si tout devait disparaître

pour renaître ailleurs …

Vers la fontaine,

aucune eau ne jaillit

de la bouche des chevaux,

retenue

dans une ride de son crayon,

elle est devenue précieuse …

Je vois des femmes et des hommes,

simples accents posés

sur une page effet-mer.

Leur élégance animale

incite

mon corps par-chemin à se dérouler …

Tout file et flotte

sur ce décor non tracé

en lignes éventail

qui s’ouvrent et se referment

selon la fraîcheur du TANT …

Un pèlerin marche

sur une gouttière

de son pas d’homme oiseau,

léger et affranchi,

qui croit à nouveau en ses rêves …

Il dessinait

et je suivais …

ses déploiements discrets

et les lueurs sensuelles

d’écarts candides,

en silence

sans cesse honorés …

Il planait sur ses mots

muets

un parfum vivant

de rose de mai ….

(Sabine)

__________________

Je serai peu présente, allant enfanter bientôt d’un second livre, que je compte exposer sur le marché de Noël organisé par notre petit village.

J’y présenterai également quelques photos format 30×40, illustrées de mes pensées …

Lola devrait m’accompagner avec quelques-unes de ses créations …

Bien que le temps me soit à présent relative-aimant compté,  j’essaierai d’aller respirer vos allées, leur parfum m’enivre tant !

  

Post-Scriptum

 

 

Drôle de poète photographe

sans bible ni bandoulière,

juste art-rimée au temps

par l'espiègle agrafe

de la magie de l'air ...

Cueilleuse de gouttes d'oh

hissée de bâts en haut,

je tisse images et mots sensibles

au doux lin de l'invisible ...

Coéquipière de l'instant,

je le pense, il me panse,

je le suis ...

Messagère du TANT

je suis !

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris un jour à voir resplendir nos silences,

à être les peintres romanesques de nos ciels gris

ou à faire jaillir des rivières enchantées entre les pierres de nos coeurs en ruines ?

Non, bien sûr que non !

Cet art est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

materiel medical

A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si tu souhaites en emprunter, pourquoi pas ? Toute émotion est semence insolite du monde ! Fais-le moi juste savoir et pense à relier les fleurs et fruits de ton enthousiasme à un lien vers mon blog qui pourra ainsi continuer à s'élever en  "arbre de vie"  !   MERCI  :      Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   

 

Partage

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caresses musicales

Mes livres d’images

 

Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

Compostelle

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Compostelle

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Vagabondage

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Compostelle alsacien

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Camino del norte

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Protégeons-la !