Quelques nuées de mots

Rencontres en vagues d’oh …

 

 

 

Dans l’archère d’une pénombre,

je suis venue chuchoter des couleurs,

des bribes de rose, 

des gris pluie,

des bleus doux,

la mer dans son blanc d’oeil,

et la fuite des mares-en-cage

vers des chutes d’oh sans retour …

 

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Tout près,

j’ai trouvé à mes pieds,

des rimes et des rêves …

Quelqu’un était déjà passé

avec la même prière,

j’ai pris son calumet !

 

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Il devait être conteur

ou d’une étoile l’écuyer,

car depuis je suis devenue

 folle d’ailes !

 

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Seule ou dans la nuée

j’avais souvent si peur,

sol-éther

mule-titube,

avant de savoir voler

en emportant la terre …

Mon repaire désormais

est là où le i de vivre

vient chercher son point

d’oh !

 

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J’y découvre

chaque jour en vers

l’endroit poète,

son accent vert,

où l’envers

reprend enfin ses droits !

 

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Au retour,

j’ai posé une quête

sur les rebords d’un toi …

 

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Sous l’oeil concerné

d’une apparente pauvresse

dont les mots philanthropes

dans mon coeur

 

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ont fait toit !

 

 

(Sabine)

 

 

 

 

 

Il dessinait …

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Il dessinait …

des nuages en rires de fumée

dans les rues-ailes du ciel,

cherchez l’âtre,

il est dans le coeur des êtres …

Sur les toits

se profilent des antennes

en mâts de voiliers.

L’air écume et je voyage

de chagrins qui s’étranglent

en émotions qui s’élancent

et partent muer

entre mystère et illusion …

Les balcons et leurs fenêtres

sont des robes d’un soir

qui habillent les murs,

elles glissent déjà de leur cintre,

comme si tout devait disparaître

pour renaître ailleurs …

Vers la fontaine,

aucune eau ne jaillit

de la bouche des chevaux,

retenue

dans une ride de son crayon,

elle est devenue précieuse …

Je vois des femmes et des hommes,

simples accents posés

sur une page effet-mer.

Leur élégance animale

incite

mon corps par-chemin à se dérouler …

Tout file et flotte

sur ce décor non tracé

en lignes éventail

qui s’ouvrent et se referment

selon la fraîcheur du TANT …

Un pèlerin marche

sur une gouttière

de son pas d’homme oiseau,

léger et affranchi,

qui croit à nouveau en ses rêves …

Il dessinait

et je suivais …

ses déploiements discrets

et les lueurs sensuelles

d’écarts candides,

en silence

sans cesse honorés …

Il planait sur ses mots

muets

un parfum vivant

de rose de mai ….

(Sabine)

__________________

Je serai peu présente, allant enfanter bientôt d’un second livre, que je compte exposer sur le marché de Noël organisé par notre petit village.

J’y présenterai également quelques photos format 30×40, illustrées de mes pensées …

Lola devrait m’accompagner avec quelques-unes de ses créations …

Bien que le temps me soit à présent relative-aimant compté,  j’essaierai d’aller respirer vos allées, leur parfum m’enivre tant !

  

Antre temps ….

 

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Sur le Camino Primitivo.

 

 

A l’écart de mon être

j’avais écrit des maux

sur l’ardoise du temps ,

jusqu’à ce jour d’éole

où l’amour passa maître,

essuyant  tout

au crin doux de l’errance

et parfumant mon spectre

aux herbes bénies de l’enfance …

 

Je ne pleurais plus rien,

m’enivrant de mes silences …

 

Au fil du tant

mes mots avaient cousu,

sur un pan maya de l’air,

des hours-lait de rêve,

des instants de laine

et des rires d’antan …

 

(Sabine)

 

 

Dans mon pagne-riez, j’ai mis …

 

J’ai emprunté

 des chemins de ronces

pour comprendre d’où venait 

l’obstination de mes pas …

 

Mon pagne-riez

en maint

se remplit peu à peu

des sourires de l’ombre  ….

 

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Et cette candide pécheresse  me conta …

 

tout ce que le temps tresse

de solitairement beau

sur les parois de notre écorce …

 Je pus tout sentir,

toucher,

offrir,

en effleurant mes peurs …

Mes mots devinrent lianes

reliant mes racines au vent,

et j’épurai mes chimères

dans les yeux de la pluie

aux éclats de farandoles …

 

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Arbre nous sommes

et resterons,

en mémoire de chaque aube

qui se souvient

des miracles déposés à nos pieds,

et renaît de notre spectre

tiré tout entier vers le haut …

 

Ses feuilles vagabondes

dansent

 l’histoire de nos approches,

nos émotions,

et de ses couleurs

fugitives et frêles,

poignent

le fluide de nos vies,

l’horizon du monde ….

 

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Que n’ai-je écrit 

à la craie des nuages

sur l’ardoise d’un TOI,

nouant et dénouant

 mon coeur végétal

de ce spleen si aérien …

 

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Des âmes-mystère

sculptent à leurs heures

pour l’oeil du passant …

Débris de branches

ou chefs d’oeuvre ?

C’est à l’appréciation

de ce cordon en nous

maintenant mort ou vivant ! 

 

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Entre nos doigts se faufilent

des sillons de fleurs

où peut s’étendre heureuse

la souffrance d’un lépreux …

 

Tends-les, TANT,

sans crainte de ravages pernicieux !

 

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A ces mots

pensés en silence,

le soleil glissa entre mes pas

un morceau de sa chair

à greffer

sur les brouailles des maux …

 

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Dans la pulpe de l’air,

mes rêves sont fruits et violons,

deviner sur leur peau

la douce main de la terre

reste un frisson !

 

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Et je retrouvai mon dragon.

 

Redevenue mère-lin,

je l’écoute

me parler de mon étoile .

Il m’enchante

et me rassure sur mes origines …

 

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« Je suis et resterai cette cueilleuse du TANT dans l’invisible ! »

 

 (Sabine)

 

 

J’ai découvert par un merveilleux hasard cette musique d’Anouar Brahem ! 

Voici un extrait de son « voyage de Sahar » …Aimez-vous aussi ?

Mon pagne-riez en porte l’odeur ……….

 

 

Par chemins ….

 

Photos mains lola 2 à l'ancienne (Copier)

(Les parchemins de Lola ….)

 

 

Qu’importe 

l’endroit où ils se posent …

Sur table-être d’argile

ou tissu de « soi »,

dans une fleur du Nil

ou le doux manteau de chèvre

qui enferme l’aloi

des immenses collines

aux rires safran …

Je les déroule toujours

dans le sens du ciel

pour y sentir,

entre deux soleils,

la caresse des astres.

J’y ai même un jour

entendu

les pleurs secrets d’Ulysse

dans ces petits feuillets magiques

en peau de chagrin …

Qu’importe, vois-tu,

les lieux et leurs distances,

tous ces mots écrits

ont gardé dans leur fer

l’âpreté poétique des sentes

et la fougue enfant des diligences …

Puissent-ils voyager toujours

et encre-or !

 

A ma lola,

et à vous toutes et tous, amies et amis virtuels, qui les rendez si émouvants …

Au plaisir que j’ai à vous lire, involontairement ponctué mais si fervent !

 

(Sabine)

 

__________

 

Lola a réussi le concours des Beaux-Arts à Limoges.

Retenue également dans la première phase de recrutement visant une entrée en D.M.A  « Reliure Dorure » à l’école Estienne de Paris, elle tentera mercredi la seconde et dernière phase.

Nous l’accompagnons et je serai encore absente un peu …….

 

 

Doisneau ….rouvre les yeux !

 

Doisneau, rouvre les yeux ….

Tes enfants sont toujours là !

 

Ils sont là …

N’entends-tu pas leur pas

dans le tintamarre des herbes ?

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau (Copier) 

 

Ils ont troqué

sur un  coin de conte-hoir

leur écran dérive-hoir

tac-til  tac-til tac-til

pour l’horloge du vent …

Elle leur donne des rêves qui gambadent

entre cailloux et branchages

dont l’histoire,

tenue dans leurs petites mains,

 a repris tout à coup

l’éloquence des forêts

et le souffle des ruisseaux ….

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau toujours et encore (Copier)

 

 

Les enfants qui appellent l’oiseau

recueillent en leur coeur

 toute l’euphorie des cieux …

 

 

 

 

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Et lorsque de leur rire de cristal

ils percent l’air jusqu’aux nuages,

ils font tomber des flocons de neige

sur les déserts asséchés

de mes rimes austères !

Confidents des étoiles

transformant l’ombre

en tanière du soleil,

Rebouteux de génie

faisant s’envoler les mots malades

plus haut que l’infini,

nous avons tout à apprendre

et tant à boire

de la sève sacrée de leur poésie !

 

 

 

 

Esaïah avec mes yeux de Doisneau (Copier)

 

 

Par ce visage rond

je parcours la terre

et puise toutes les candeurs oubliées,

retrouvant entière

dans les prunelles de l’humanité

cette soif de sentiers de lune

et de balades de fée …

 

Petite tête folle,

délicieux manoir hante-thé

où infusent toutes les fleurs des chemins

et les saveurs du monde,

où valsent maintes gens,

mendiants heureux,

ministres en robes des champs,

dans un hope-erra prestigieux,

extravagante conte-in

pour grand’maman éblouie !

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau encore (Copier)Enfants avec mes yeux de Doisneau encore encore (Copier)Enfants avec mes yeux de Doisneau encore et toujours (Copier)

 

 

Je leur apprends « le baiser aux arbres »,

et les pages du silence …

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau toujours toujours (Copier)

 

 

Et vois, à présent,

comme ils savent réciter le mot AMOUR !

 

(Sabine)

 

 

A mes petits-enfants, 

et à ceux de la terre entière.

 

*le mot « hoir » , utilisé ici en jeu de mots poétiques, existe bien et signifie « héritier » en français dit « désuet ». 

 

En écoutant le « oh bois » !

 

 

En allant retrouver, éperdument au hasard, la rubrique « Voyages » de mon amie « évajoe », j’ai eu envie de vous proposer un thème !

Venez vous installer près de ce bois, je vous y ai fait une grande place ….

 

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Autour de cet arbre de Noël réinventé et qui fut le nôtre, venez écouter la musique du lieu et celles des images qui, au loin, vous transporteront …

Une fois parvenus au rivage, racontez-moi, racontez-vous …!

Aucune date, aucun délai ne vous seront imposés pour ce thème, vous savez trop à quel point j’aime que l’Ecriture se sente libre !!!

Les fêtes sont passées, me direz-vous ?

Mais non, elles ne passent jamais …

Elles restent en nous tel un bon pain dont la saveur exceptionnelle ne cesse d’enlacer nos bouches …!

 

———-

 

Je vous laisse découvrir ma participation …

 

 

Par un lacis de ruelles, je suis partie rencontrer le hasard ….

Quel visage aurait-il, quelle silhouette le dénoterait de la foule, je l’ignorais mais il m’appelait déjà au loin, m’attirait tel un palais d’aromates …

Un vieil âne en chemin, qui semblait porter tout le poids des ans, me sourit  avec confiance !

En cette nuit, un peu spéciale, tout me ramenait au pays de ce prêcheur ….

Je l’imaginais bien ce pays de bergers, aux champs fertiles, sentant bon la vigne et l’olivier. Fut un temps, on y aimait bien l’étranger, je l’ai souvent lu. Curieux, les enfants accouraient, répandant du parfum à ses pieds comme le voulait alors la tradition.

Par les portes des maisons toujours grandes ouvertes, on pouvait entrer, assister au repas, et on écoutait avec vénération l’enseignement de l’hôte !

En fermant les yeux, on peut tant voir, tant deviner, mêlant nos lectures à nos voeux …

Et l’eau des rivières devint aussi précieuse que celle du Jourdain, où des milliers d’hommes avaient lavé leurs maux et les avaient ressortis enveloppés du ciel !

Je m’installai de plus en plus confortablement dans ce rêve éveillé, alors que le temps filait comme file la laine, de l’écheveau de mon âme,  pour y coucher mes ardeurs-reines …

Me revenait à l’esprit ma définition du poète …

POETE, être qui enfante des merveilles, parce qu’il touche la terre avec la même pudeur attendrie que pour le ventre rond d’une mère !

Et tout devint poésie , les algues qui caressent nos pieds et les tourments de l’océan, les nuées de cigognes, aussi sublimes que solidaires, et les troupeaux marchant sereinement dans la brume aux côtés de leurs petits .

Tout devint nourricier, dans la chair des messages, et je compris très vite que je n’étais pas venue cueillir la beauté dans le matériel, mais dans l’humble du monde et la douce modestie des heures !

Un enfant, assis par-terre, essaie de lire sur les joues des étoiles, le pourquoi des guerres et le comment des peurs …Rien, à ce jour, ne me permet encore de lui répondre, mais je sais qu’il aimerait qu’elles soient gais parchemins !

En cette nuit, ceux qui se disent gueux ou païens oseront, je l’espère, contempler le couchant pour y puiser la couleur de leurs prières inavouées mais entendues …

La tolérance, enfant, est une huile sainte, les étoiles te le diront, et je bois, en te la contant, toute la liqueur de sa grâce !

Des femmes chantent, en nous entendant, elles portent contre leur hanche de larges bassines pleines d’un linge fin et aussi moelleux que l’herbe …

Tout autour, resplendissent les cyclamens, donnant à ma plume l’envie de se frôler aux fleurs de calame ….

 L’eau est fraîche dans les cruches et m’engage à marcher encore plus loin, dans mon rêve aux grands cils bleus !

Il m’amènera jusqu’à aujourd’hui et au sens véritable de cette fête …

Je voudrais, un jour, être de ces mendiants invisibles, assoiffés d’amour, dont le manteau brodé de blessures se fond dans la mélancolie de l’air et les larmes du vent …

Je voudrais,

un jour,

marcher

vers cette terre de Canaan  !

 

(Sabine)

 

Je ne sais si, en me laissant aller à ce texte, j’ai rencontré le hasard.

Je pense simplement avoir rencontré l’espoir car, pour moi, le hasard est VIE et la vie est peuplée d’ESPOIR !

 

Je n’ai pas attribué de titre à ce thème …

Il pourrait être  « Rêveries autour d’un bois », par exemple.

Je vous laisse donner à ce thème le titre que vous voudrez, l’essentiel étant de méditer autour d’un bois, évoquant une certaine magie de Noël (ou pas ?)

 

Mes voeux se trouvent quelques pas plus bas, dans une vapeur « d’encens-bleu » ….(Pour celles et ceux qui ne les auraient pas encore découverts)

Je sais, je fais souvent les choses à l’envers ! 

 

 

 

Encens-bleu …..

 

J’ai vu

hier

dans les yeux de l’hiver

naître des cristaux de joie …

ET

plus je m’approchais de leur lueur

plus je me sentais moi-même 

en phase d’éclore avec eux !

La terre prenait la courbe d’une vague

appelant des barques bondées

de pêcheurs d’espoir …

AUSSITOT

ciel terre mer

tout se mêla

en harmonie d’être

et mouvance d’aimer,

des racines de mes pensées

à la cime de mes pas …

 

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Partout

où mes frères accostaient,

ils pouvaient étendre 

leur  fatigue et leur misère

sur un chant de fleurs …

 

Et je me mis à rêver de ces espaces

où toutes les couleurs d’êtres sont belles

et les cris de ralliement

sont des hymnes à la sève,

au printemps du monde,

qui peuplent les arbres d’étoiles

et parviennent à bercer le vent …

 

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Au fur et à mesure que je m’éloignais

pour revenir en moi,

mon chemin s’éclairait

de lucioles magiques

en esprits de corps …

 

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Un jour,

sûrement,

nos maux aveugles et aveuglés

ne se cogneront plus

aux saillances du temps,

TANT

la pureté de nos anse-temps

aura posé ses douces mains

sur nos visages d’enfant, 

greffant sur chaque égratignure,

de nos petits bouts de roses

 partis somnoler en nous,

un coeur géant !

 

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Un jour,

sûre-aimant,

il n’existera plus de remparts,

OU

s’ils existent,

ce ne sera que pour y poser nos attentes

sur leurs pierres devenues pages,

en faisant des livres d’or,

des contes de sages

aux rimes muettes et engagées !

 

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A l’image de ces oiseaux,

soyons des hommes unis

contre le froid des ans,

devenant solidaires et épris

des voyages de l’autre,

et ouvrant ensemble,

ENCENS-BLEU,

de la force de nos ailes,

éperdument vagabondes,

les frontières de l’indiffère-rance !

 

(Sabine)

 

 

Que vos fêtes et tous les jours qui en découleront ne soient qu’AMOUR …

Je ne pourrais espérer pour vous meilleur trésor !!!

 

 

—————

 

Il y a deux jours….j’aurais pu !

 

J’aurais pu vous offrir ce château dans la plus impensable féerie d’astres ….(Pour celles et ceux qui comprendraient mal ce message, RV quelques pas plus bas vers l’oh de mon ruisseau et son feu folle-haie !)

Oui, j’aurais été en mesure car le soleil couchant était, paraît-il, aussi flamboyant qu’aux Antilles (D’après des amis qui y ont vécu !)

De plus, et au vu du magnifique soleil de la journée, j’y avais pensé mais au lieu d’aller gambader entre mes lianes comme prévu, je suis allée flâner dans les ruelles et les échoppes de Saintes avec Lola …sans même avoir vu cet incroyable soleil couchant (Sniff  pour vous et pour moi !)

En échange, je vous offre ce ballet d’amour, en espérant qu’il vous plaira, vous emportera et que ….vous me pardonnerez !!!

 

 

Feu dans l’oh ….

 

Ne plus reconnaître ce qu’on a aimé, craindre un instant qu’on n’ y éprouvera plus rien, n’y verra plus de miracles, n’y cueillera plus de cadeaux ….

Voilà ce que je ressentis, l’espace d’un pleur fugitif, en retrouvant mon « Bruant » sauvage, mon ruisseau, entièrement défriché, un dimanche de novembre …

Mais, MAIS ….

 

———————–

 

 

Il y avait si longtemps

que je n’avais plus haie-fleur-haie

de la plante de mes pieds

tes sentes ramifiées de mots rebelles,

et deviner,

de mon oreille, tout contre,

à ton bois,

le souffle de ton chant animal …

Je ne retrouve plus

nos liens et tes lianes,

ni tes rires

dans les herbes folles  …

Je ne mêle plus mes doigts

 dans les boucles de tes broussailles …

Mais qu’a-t-on fait de toi ?

Otés

les cils de tes paupières,

la mousse sur tes genoux

et l’empreinte du fruit sur tes joues …

Déchirés ces mots,

tels les chiffons de l’enfance

dans une malle à regrets,

éparpillés

 en petits bouts de carnets

que je piétine à présent

sous les charbons du soleil !

 

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Mais la vocation de cet automne

et ma foi en ta noblesse

ont extirpé de ton coeur malade

la flèche du chasseur de beauté,

 

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semant dans tes sillons

d’autres chemins de légende !

 

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Et parce qu’aucun arbre

ne voulut oublier

cette poésie de l’or du temps,

l’automne doucement a gratté

la vieille porte des cieux

jusqu’à sa couleur première,

mettant toute monotonie à naître

à feu et à vent ! 

 

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Billes ou graines de bonbons

venues d’autres horizons

peuplés d’arcs-en-miel

et d’étoiles menthe …

Tout existe

dans l’oeil gamin de mon ruisseau !

 

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Et l’émoi tout entier

vient se blottir amoureusement

dans le duvet des heures

où danse l’instant

sur des notes d’oiseaux,

 

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…et en jupon de fée !

 

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Feuille,

feuille de pas-prié

où l’air écrit son âme

inspirée des silences de la forêt …

 

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Là où le soleil dessine

entre deux ombres

le visage d’ange d’une fleur …

 

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Dans ma tête alors,

je me mis à marcher sans bâton,

ne m’appuyant que sur mes rêves …

 

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Tisonnier superbe

fera crépiter l’oh !

 

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Et dans ces flammes végétales,

je m’abreuverai de grâce et de vie …

 

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Puis, au loin, à la traîne de mon ruisseau, je vis le château …

Il resplendissait comme jamais il n’avait resplendi , plongé dans les draps du soleil entre deux murmures de lune …

Mais, espièglerie du temps ou circonstance voulue, la batterie de mon appareil photo ne voulut pas faire un pas de plus,

comme s’il ne pouvait y avoir que l’eau,

et ce feu dans l’oh !

J’ai continué à marcher, aux côtés de la lune, mes yeux encore tout trempés de soleil, la cime des arbres me rappelant farouchement les toits des temples hindous …

 

Et la lune, se penchant vers mon amertume, me dit :

 » Ton château s’est endormi, il te faudra revenir … »

 

(Sabine)

 

 

 

Entre sang et levant ….

 

Pour m’écouter vous lire ce poème,

cliquer sur la flèche de cette petite vidéo,

en prenant bien soin d’éteindre le lecteur du blog (sur la colonne de droite)

afin d’éviter toute cacophonie.

Je ne saurais trop vous conseiller de lire en même temps sur la page,

pour  cueillir certains jeux de mots avec le parfum qui leur est propre !

 

 



 

 

Dans l’éclat rouge et orangé

qui sublimise toute chose

y verrai-je encore aujourd’hui

la splendeur du levant

ou les espoirs en feu d’une terre

d’où ne jaillissent plus que des vapeurs d’en-sang !

 

Oh toi dont l’ancêtre

épargnait le ramier

en mémoire de Noé et de la colombe,

vivant du lait de ses chameaux

et d’un peu de farine,

que tu offrais parfois en pain

au simple voyageur, 

oh toi, fais-leur entendre !

Et dis-leur que dans ses prières

on ne parlait ni de sang ni de mort ….

 

Dans ses versets et dans ses chants,

puisses-tu encore

y voir fleurir le henné et le jasmin, 

entendre une fontaine

à chaque pas étranger,

et  penser à l’errant affamé

à chaque fruit tombé sur le sol …

 

Oh toi qui vénère ce livre sacré,

tu sais qu’au pied des mosquées

peuvent encore couler de belles rivières,

éprises de sycomores

et de mûriers blancs,

où les hommes se souviennent

de contrées au printemps éternel,

des doux amas de laine,

la poussière des petits ateliers,

et les confitures délicieuses ….

Oh oui, souviens-toi,

on pouvait danser le mot liberté

dans ces vergers merveilleux …

 

Mais aujourd’hui,

toute offrande dans sa chair

a été bafouée !

Et nos larmes ne sont plus

comme ces roses qu’on laisse sécher

à la fin de la lune

afin qu’elles deviennent plus belles encore ….

Nos larmes sont de vraies larmes,

sorties des profondeurs,

elles coulent à se perdre

 dans un désert humain,

à l’image du monde

devenu pour un temps,

juste un temps je l’espère,

paysage écartelé

dans un émail de douleurs …

 

Oh toi qui ne crois qu’en l’amour

à déverser dans les prières,

dis au ciel qu’il reverra la limpidité

 dans la marche des fleuves,

et que nous pourrons encore 

y laver nos « soi »,

pauvres teintures-riez …

Dis vite au ciel

 que la tristesse de l’univers

ne fera plus agenouiller le cèdre,

et que le poète chantera encore « ô soir »

dans la fraîcheur des eaux,

imprégnées de fleurs,

et près des bassins

où nagent des poissons d’or et d’argent !

 

Oh toi,

calme les mains tremblantes

de cette femme qui dénoue ses longues tresses

dans la tiédeur des étoiles,

et fais revenir sur ses monts

la chèvre égarée de peur,

partie fuir entre les oliviers …

Car

que reste-t-il dans tes versets,

de la candeur de ton histoire,

et de l’authenticité de tes convictions

au coeur de cet aujourd’hui,

si farouchement incertain

et déjà meurtri !

 

Si aucune vérité,

aucune beauté,

ne se périt dans les livres,

fais, oh mon dieu,

que nous ne soyons pas forcés

d’aller à la hâte les cacher

dans je ne sais quelle caverne du temps !

 

Car

nous nous souviendrons tous 

de ce jour

où les plus nobles croyances,

celles sculptées par la fraternité,

tombèrent en ruines,

s’élevant dans les nues,

telles des colonnes squelettes …

Et  sur leur marbre froid,

nous nous souvenons encore

que le moindre mot d’amour se tut !

 

(Sabine)

 

————

 

A toutes les victimes de ce 13 novembre 2015 et à leur famille.   

 

 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

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A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   C'est ICI  

 

Partage

communaute les passeurs de mots

caresses musicales

Mes livres d’images

 

Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

Compostelle

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Compostelle

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Vagabondage

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Notre voyage solidaire

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Rencontre avec les Vautours

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Le chemin de Stevenson

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Compostelle : de Cluny au Puy

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Autour de Crazannes

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Compostelle alsacien

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Camino del norte

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Protégeons-la !