Petites errances

Ballade à pas contés …

 

P1140470 (Copier)

 

Comme la terre, sous mes pieds,

était entrain de le faire,

sous cette gracieuse ombre-aile

je m’étais mise à penser …

 

 

 

 

P1140473 (Copier)

 

Mât-hisse

en chandail d’écume …

J’aime

quand y pendent ces soies,

froufrous incandescents

sous la chair aimante de l’air,

étranges têtes de sirènes

aux tignasses rouges

d’où j’épuiserai tout sommeil

en contant l’inouï !

 

Et la terre, qui pensait toujours, me dit

« Je savais bien que le plus familier de l’existence

resterait un  voyage extraordinaire

pour l’happe-petit du poète ! »

 

 

 

 

P1140475 (Copier)

 

Je continuai à me nourrir

de ce peu

que le soleil attendri

me révélait

entre deux gouttes de magie  …

 

 

 

 

P1140476 (Copier)

 

Fenêtre sur le TOI,

ami que je connais,

des matins brillent

sur tes mois de mets,

tes envies d’êtres

et tes bouquets de fêtes !

 

 

 

 

P1140481 (Copier)

 

Le vent

affole mes rêves

de rondes d’oiseaux …

J’exalte

leur déferlement d’ailes

et l’infini de mon arborescence …

 

 

 

 

P1140485 (Copier)

 

J’ai repris ces chemins blancs,

les reconnaissez-vous peut-être,

leur bouche en feuille

et leur teint de fleur ?

Il y avait quelqu’un, ce jour-là,

dans l’alcôve des écorces,

et une ballade-in

aux deux pieds de satin blanc…

Nos instants jouaient encore

et encore

à « Pierre-feuille-sises-oh » !

Vous souvenez-vous

de ces errances d’hier ?

 

 

 

 

P1140486 (Copier)

 

Depuis le temps que je la côtoie,

de loin,

comment n’ai-je pas vu

qu’elle était un écrin

dont l’arbre, seul,

détenait la clef !

 

 

 

P1140488 (Copier)

 

Comment n’ai-je pas pleuré

sur ce bout de béton, meurtri,

en mal de romance

et de forêt …

 

 

 

P1140489 (Copier)

 

Derrière chaque oeil 

vit

un instinct de fleur,

hôte imprévisible

qui désenchaîne les heures ….

 

 

 

 

P1140490 (Copier)

 

Et mes mots,

couture-riez langoureux

rêveront encore

au couchant

de ces pétales en jupe indienne …

 

 

 

 

P1140495 (Copier)

 

Peaux de tambours,

ma plume, cette danseuse folle,

écrit

de suaves sentes d’Afrique,

et le feuillage m’envoie

un baiser de mangrove …

 

 

 

 

P1140497 (Copier)

 

Je décroche quelques étoiles,

dans les yeux de lyre-réelle,

et l’extravagant de sa beauté …

 

 

 

 

P1140504 (Copier)

 

La fougère était dans sa bulle,

ne m’a pas vu passer …

De ses silences d’or,

elle enlumine mes pas !

 

 

 

 

P1140505 (Copier)

 

Il y a des trésors

à laisser dans leur décor,

la scène est trop belle

dans son langage de l’instant …

Il faudrait ainsi

et toujours

ne rien emporter d’autre

que l’essence d’un rire

et les flâneries égayées

d’un soupir prenant …

 

 

 

 

P1140507 (Copier)

 

En repartant,

un parachute s’était ouvert

et mon coeur

dans le rose de l’éphémère

s’envola

vers le récit éblouissant

de la terre …

 

 

 

 

Coin de village à l'ancienne (Copier)P1140512 (Copier)

 

A aller puiser

des images insolites

à la source de mon village,

entre la patience du vieillard

et ma fébrilité d’enfant,

j’ai rencontré

des jardins naïfs

deviné

 des mains de légende …

 

(Sabine)

 

 

Adieu tristesse ….

 

Il devait y avoir sur cette page un grand pagne-riez, pour vous, rempli d’exubérance …..Continuez à être sages, donc fous puisque « la folie est le soleil des sages », et vous l’aurez bientôt, promis !

Mais hier, en ce jour de prière chez les pêcheurs et les bergers, et de grisaille sur mes élans, lourde tristesse tombée sur mes berges et faisant pleurer l’oh, le hasard a poussé mes pas sur ce chemin emprunté par les pèlerins de Compostelle, autour de l’abbaye de Trizay ….(à un petit huit kilomètres de notre chaumière).

Je l’écrirai plus loin … »Un chemin qui lave, pétrit, puis lave encore ….. », peuplé de vents fous venus des quatre points cardinaux !

Ecoutez-les, ils vous parlent des hauts, de ceux qui se hissent en vous ….Joyeux lundi de Pâques !

 

————————–

 

 

P1130402 (Copier)

 

 Do Ré Mi

misère-errée,

s’ouvre la partition

du soleil

en rêve d’amour

de Liszt …

 

 

 

 

P1130404 (Copier)

 

Sortir du village

par la « rue de l’Espérance »

un rien m’émeut …

Un pic vert

martèle sur un tronc,

il se blesse aux clous

de mon chemin de croix …

 

 

 

 

P1130405 (Copier)

 

L’oiseau me dit

d’aller trouver matière

à tisser un nouveau nid

dans l’intime de mes creux …

 

 

 

 

P1130406 (Copier)

 

Les arbres

sur ces mots entendus

et pieusement écoutés,

un à un ,

sur mon passage

m’ouvrent leur coeur !

 

 

 

 

P1130411 (Copier)

 

Et dans le reflet de leur sourire

je m’invente des coraux …

 

 

 

 

P1130412 (Copier)

 

Je défais la tenaille

accrochée

à la barbe-ailée

d’un vieux sage

qui venait me retrouver …

 

 

 

 

P1130415 (Copier)

 

Plus d’aube-épine …

Que des fleurs douces

filant

sur la gorge de mes rires

déployés,

gemme

j’AIME

d’or !

 

 

 

P1130418 (Copier)

 

Je fais le mur

sur son corps

pour atteindre le ciel …

Il m’en-chêne …

J’ai perdu quelques étoiles

dans mon bas de l’AIME …

 

 

 

 

P1130422 (Copier)

 

L’abbaye est au bout,

la voyez-vous

sur le flanc des nuages …

Il y a toujours

un rêve d’ange

à cueillir

sur la cime de nos pas …

 

 

 

 

P1130421 (Copier)

 

Voie bénie des incertitudes,

à la croisée de vents fous, 

où nous nous apprivoisons à nouveau

avec la féerie de l’essentiel !

 

 

 

 

P1130423 (Copier)

 

Afrique-aine,

sur ma tête

la cage-être

qui me rapproche

du sanglot des cieux ….

 

 

 

 

P1130428 (Copier) 

 

Dans l’ombre de la pluie,

les secrets d’oh

avides de verdure

se libèrent …

 

Il pleut …

Que cet instant fait du bien !

 

Un peu plus loin

une biche me surprend…

Mais alors

je n’étais donc pas si seule !

 

Plus loin encore,

un parfum de jasmin

et de réglisse mêlés

enivrera ma peine …

 

 

 

 

P1130429 (Copier)

 

La main d’un étranger

me gomme et repeint

les couleurs de son visage 

sur mes maux …

Taire-glaise,

autre pays d’affres-rit,

ne veulent plus de mon chagrin …

Je me mets à aimer

dans mes mots

sa poésie indigène …

 

 

 

 

P1130431 (Copier)

 

Pose une larme,

me dit une autre étrangère,

je la donnerai au matin

demain

Il en fera

un vert-tige de rosée …

 

 

 

 

P1130433 (Copier)

 

Tôle-errance !

Ne pas s’attarder

sur les souffrances

qu’on nous inflige,

mais prier

pour ceux qui nous les ont infligées ….

 

 

 

 

P1130434 (Copier)

 

Nos ponchos

voiles qui volent …

J’en-barque

dans la sueur des mottes

vers les hauts mâts qui chantent …

Cette errance lave,

pétrit

et lave encore …

Marins et marcheurs se ressemblent !

 

 

 

 

P1130438 (Copier)

 

Réserves de cire

de sève et de trêve,

nos émotions s’impriment

en batiks de rêve

sur l’écorchure des sols …

 

 

 

 

P1130442 (Copier)

 

Rouge

la conscience bouge,

de désir et de sublimité,

la vie dans mon sang

embaume

mon allégresse ressuscitée !

 

 

 

 

P1130446 (Copier)

 

 Mais toujours au loin

des hommes crient,

terrés,

lèvres pendantes,

leurs chants défigurés…

Et pour eux

je marche aussi,

enterrant

peu à peu

sur leur chemin de râle lent

ma propre douleur !

 

 

 

 

P1130445 (Copier)

 

Et je vous reviens

en heureux

petit chape-héron

errant

rouge !

 

 

(Sabine)

 

 

Imagine-erre …

Et si on rejouait à « Pierre feuille sises-oh »

 

Vous vous souvenez ?

Il y avait …

Cet arbre valseur,

ces allées-anges,

et mon crayon

posée sur l’alvéole

de la feuille-deltaplane …

Un peu plus loin, je rencontrais Musset …

 

J’ai repris ces sentiers des alentours,

 à la bouche en feuille et au teint de fleur …

J’ai repris

et les ai reprisés, 

au fil de l’oh ! 

Inséparables chaussettes

usées

mais si douces,

 chevillées à mes mots,

aux rimes fantaisistes 

 et résonnant de mille pieds  

en sandales de mousse …

 

 

 

Aujourd’hui encore, vous pourrez glisser votre oeil polisson par la lucarne de mon récit  ….

 

Lucarne herbe

 

Follement délicieuse, n’est-ce pas, cette sensation de pouvoir tout contempler sans être vu !

 

Et pendant que votre oeil furète et court ….

 

 

Mes pas battent lent

à l’horloge des émois…

Je ne réveillerai pas

le lutin poète 

qui pense

dans l’alcôve des écorces ….

 

P1130291 (Copier) 

 

 

 

 

 Lente, libre et loin …

J’ai peur de marcher sur le nacre

de la brindille qui dort

entre les bras du matin …

 

P1130298 (Copier)

 

 

 

 

Feuille bohémienne,

j’ai lu dans tes mains,

vu

des caravanes d’étoiles

passer

sur des paysages ébènes,

et autour de l’âtre soleil

frétillent

en transe

des oiseaux de bonheur …

 

P1130313 (Copier)

 

 

 

 

Le vent entonne une ronde …

Des enfants d’arbres,

vêtus de rouge horizon,

tournent et tombent,

ivres de déraison,

aux pieds d’un pinceau pèlerin …

  

P1130307 (Copier)

 

 

 

 

Sur les chemins de pluie,

j’ai reconnu mes larmes,

dans ce drap scintillant

où la terre se roule

en rêvant

de dérives avec le printemps …

 

P1130312 (Copier)

 

 

 

 

Est-il besoin d’or

sur les joues de la fleur

pour lier l’art à son corps,

discret coeur-à-cor

qui fredonne un monde

hors

de tout artifice,

vers de beaux creux de dunes

et des cavernes de thym …

 

P1130300 (Copier)

 

 

 

 

Elle attendait

emmaillotée 

dans son chant de lavande,

de vrais silences

qui interpellent,

la présence existante

mais désertée

d’anciens chemins de grêle …

 

P1130310 (Copier)

 

 

 

 

Ses deux pieds

de ballade-in

brillaient…

Elle les regardait,

puis soudain se hissa

sur ses pointes

de satin blanc

et dansa

le spectre de la rose …

Comme elle

ose

l’happe-aile

des sens,

ta vocation prime-erre …

 

 

P1130316 (Copier)Feuilles imagine-erre recadrée (Copier)

 

 

 

 

Boire cru

le jus de l’oeuf

éclos sous les mots …

Instant tiède,

sangsue-aile,

qui s’évapore

léger

de mon bois à penser …

 

photo ravivée (Copier)

 

 

 

 

L’esprit 

à  fleur et à sang

du marcheur éveillé

flue et se fond,

à la sève des choses,

comme tout ce qui ondule

dans l’oeil des forêts,

en colliers de branches

et rubans de ruisseaux …

 

P1130318 (Copier)P1130321 (Copier)

 

 

 (Sabine)

 

 

_____________

 

Dans ce même esprit d’errance,

n’hésitez pas à …………

aller chevaucher doucement

sur des terres lointaines,

devenir mioche,

des miettes d’extase plein les poches,

laisser tambour-inné le soleil

de vos mains

et voir la cigogne, les soirs,

rêver de bulles d’astres …

Coller votre oreille

à celle du voyageur immobile

où se mêlent blues heureux

et harpe du ciel …

Aller vêtir de chanvre

les espoirs d’un pauvre moulin

et, peut-être,

trouver enfin la clef

de ce beau refuge de pierre

appelé « Miséricorde » !

 

Tout ceci c’est

quelques pas plus bas …

(Pour celles et ceux qui n’y seraient pas encore allés !)

 

 

 

La Jard en jarre de rêves …

Allez comprendre pourquoi, en ce dimanche écartelé par la colère du vent, nos pas ont eu envie de se poser sur un paysage implacablement désert, la Jard, que seules habitent une tourbe épaisse et quelques herbes mouillées …

Il n’y a rien à comprendre, juste à se laisser aller au mystère intégral de chaque délice d’être, celui-là même qui nous fait avancer !

J’aurais pu, d’ailleurs, intituler ce billet :

« Hêtre ou ne pas être … »

 

En glissant un oeil par la lucarne … Rue et vent (Copier)

 

L’air mutin fait aussitôt aspirer à des rêves aussi intimes qu’insensés ….

P1130228 (Copier)

En hommage aux « voyageurs immobiles » ,

je dédie ces quelques pierres,

que réchauffera au fil des découvertes

le credo de mon inspiration …

 

 P1130223 (Copier)

Pour eux, j’irai même plus loin …

Jusqu’à me faire

« la malandrine des grands chemins »,

ôtant crochets et cadenas

dans la volonté d’un bel abri …

 

P1130225 (Copier)

Entre deux tranches de terre

j’ai trouvé la fève,

l’ai ranimée de mes mains,

pas de gale-être

sur la peau de mes chemins ….

Une fois dans ma poche

mon coeur devint mioche,

miettes de joyeuse gavroche

à garder pour demain …

P1130229 (Copier)

J’aime croire

en l’ivresse d’un voyage

qui prolongerait mon regard,

plus loin

que tout au-delà imaginable …

P1130233 (Copier)

Dans sa malle-être

de passe-t-elle,

l’hiver griffonne ses envols

afin que la marouette s’y abandonne ….

 

P1130234 (Copier)

J’ai troué

le papier verre

de mes carnets !

Plus rien désormais

ne polira mes grains

d’émoi

de fantaisie

de vérité …

Un soleil fou est venu

à la porte de mes mots

tambour-inné …

 

P1130239 (Copier)

Paumes en coeur,

l’herbe est un écueil

pour l’eau qui a peur

des silences âme-air …

 

P1130240 (Copier)

Berge métissée,

née d’un vol de pavot

vers une ballote noire,

joue sous le vent

du blues heureux …

P1130246 (Copier)

L’ombre enlace le vide

de sa silhouette de fée,

il danse un rien d’unanime

sur les solitudes échouées …

P1130254 (Copier) 

Je n’ai plus qu’un papier vert

pour traduire

la verdeur

des idylles du soleil !

 

P1130261 (Copier)

Langues de bois

tressent des rimes…

Dans la fleur de leurs tirades,

d’infinies scènes d’amour

s’en-cheveux-être à jamais ….

 

P1130263 (Copier)

Là,

vous ne le voyez peut-être pas,

un voyageur immobile

médite

sur le piquet,

desserrant un à un

ses chaînes de prison-niée …

Il ne sait plus qui,

de lui ou de son épieu,

est le plus entravé !

 

P1130267 (Copier)

Là-bas le moulin de Rabaine

et son saule

pleure-heures …

Il aurait voulu qu’en son ventre,

s’effilochent le coton et le chanvre,

pour offrir aux poètes

matière à créer,

en avoir un jour  la primeur !

P1130271 (Copier)

En l’écoutant,

des sirènes pleurent-nichent

sur l’incertitude de l’oh ….

P1130275 (Copier)P1130277 (Copier)

Le voyageur est parti,

a laissé une liane

entre ses rêves

et ceux de l’arbre

pour pouvoir s’accouder

à la harpe du ciel !

P1130279 (Copier)

Le voyageur en partant

a réveillé des chants,

sur le chagrin des îles,

qu’entonnent des étoiles

aux lèvres amarantes

et en jupons de cils …

P1130281 (Copier)

Tous les rêves sont à fleur

et m’effleurent de leur crinière,

blonde, feu,

baie, mandarine …

Mes rires suintent

de senteurs équines, 

et je reste cette étrangère,

étrange,

chevauchant avec douceur

entre des anémones de Mongolie …

P1130282 (Copier) 

Mon soleil fou

peu à peu

disparaît

dans l’imperceptible du décor …

P1130283 (Copier)

L’aurais-je aussi rêvé,

fait naître

de ma bouche,

en bulle étourdie,

avec l’eau des toits

et le savon blanc des nuages ?

P1130285 (Copier)

A-mère-t’hume,

il entre chaque soir

dans le placenta du ciel !

A-mère-veille

il aura, demain,

le sourire de l’enfant 

d’aile …

P1130286 (Copier)

Un vieux bossu, au loin,

qui avait tout vu,

tout entendu de mon histoire,

alla tout rapporter

au Seigneur des vents …

Mais, parvenu à la fin du voyage,

l’homme soudain pleura !

 

P1130288 (Copier)

Apôtre tant vénéré

dans les prières du pèlerin,

toi qui as donné à cette église

ton nom,

dis-nous, je t’en prie, pourquoi

à cette heure si froide du crépuscule

elle ne laisse entrer personne !

Ne pourrais-tu pas

lui chanter quelques mots-ombrelles

à l’oreille ?

Ce vieil homme de mon récit,

et tant d’autres avec lui,

gueux splendides,

bardes maudits,

misérables 

errant sans collier,

Hommes-chiens

qui connaissent si bien

le langage de l’aube

et les bienfaits de l’hirondelle,

tous

ont les yeux âprement tournés

vers ce soupçon de chandelles

qui brille par le vitrail

et ignorent encore pourquoi

ils ne peuvent trouver refuge en son sein !

P1130289 (Copier)

A toutes ces …fissures du TANT

qui nous font entrevoir l’illusoire

et toucher l’impalpable,

de nos doigts d’enfant …

Sabine.

Pierre feuille sises-oh …

 

Cueilleuse du tant dans l’invisible,

je suis retournée par ces sentiers, que vous connaissez maintenant aussi bien que moi, autour de mon village …

 

 

Le corps de cet arbre
m'invita à la danse, 

 

P1130032 (Copier)

 

 

 

et la blancheur de ces allées,

à la tendresse des anges ….

 

P1130034 (Copier)

 

 

 

Dans cette paume de maints,

j’y ai lu des voyages imminents,

et l’or de sa peau douce

est venue colorer mes pas …

 

P1130036 (Copier)

 

 

 

Mon crayon s’est mis à suivre

sur les écorces et les broussailles

des lignes de rail enchantées,

et dans le galbe du feuillage

des deltaplanes  en partance …

 

P1130086 (Copier)P1130045 (Copier)P1130072 (Copier)

 

 

 

En levant légèrement les yeux,

je vis qu’une étoile espiègle

s’était accrochée aux cheveux de ma poésie,

faisant de mon cahier

un herbier merveilleux …

 

P1130042 (Copier)

 

 

 

Pierres,

feuilles,

sises-oh

si haut…

 

Comme celle-ci,

avec son visage aux mille bouches

où je bus toutes les pluies d’été

et les chants de l’aurore,

me persuadant un peu plus

que toute la beauté du monde

était déjà dans notre regard !

 

P1130047 (Copier)

 

 

 

Ou celle-là encore,

gantée de rêves lunaires …

 Il émane d’elle

un parfum livresque

où Musset se ballade !

 

P1130051 (Copier)

 

 

 

Comme j’aimerais finir de mes mains ce cerceau,

pour le faire courir devant mes maux

et le parer d’herbe et de fleurs ….

 

P1130059 (Copier)

 

 

 

A ses mots, une caresse

se faufila dans mon apesanteur …

 

P1130055 (Copier)

 

 

 

Ils s’bécotaient

sur un coin d’histoire magique

en s’foutant pas mal

de mon oeil impudique …

 

P1130077 (Copier)

 

 

 

 

Fragile alliance,

entre les hommes et le vent,

que la lueur du soir

place à mi- chemin

entre muse endormie

et oeuvre de l’instant …

 

P1130064 (Copier)

 

 

 

Coeurs sensibles,

ne pas s’abstenir !

 

P1130067 (Copier)

 

 

 

Car l’hiver,

ivre-vert,

a un sang frais

qui bat dans ses arts-terre …

 

P1130070 (Copier)

 

 

 

Car …

je crois en cet autre regard

qui m’a fait débusquer

dans ce bois déserté,

à part-aimant vêtu d’amer,

sans ornement ni couleur,

l’âme de trésors égarés …

Et,

dans le tumulte de nos jours,

n’en est-il pas de même ?

Comme le hérisson a le coeur tendre,

et la châtaigne est un fruit délicieux,

sachons faire ce détour

vers l’âpreté des choses,

afin d’y lire le mot-doux

et découvrir l’avant-t’AIME

inspiré de l’art-heureux !

 

 

P1130078 (Copier)

 

 

Par-dessus nos épaules 

et l’alchimie de nos silences,

veille en pâtre oublié

ce seigneur de l’ombre  

« l’émerveillement » !

 

Dans ses rides coulent le ciel

et des mers apaisées.

Il élève nos errances

vers des crêtes ensoleillées,

et fait de nos humbles frusques,

usées par les traversées,

de somptueux tapis d’or-riant …

 

(Sabine)

 

 

Dans le cil-anse des êtres et des choses …

 

Ohé, que faites-vous encore dans cette cour  à jouer avec mes demoiselles tournesol ou …tourne-tête !

Un, deux, trois…..le soleil n’est plus là,

et leur sourire d’or non plus !

 

Allez, revenez, pour une autre escapade autour de mon village, j’ai encore et toujours des choses à vous faire voir, sentir et écouter …

 

On pourrait ainsi croire que les lieux sont des magiciens, faisant apparaître des trésors  chaque jour , mais n’était-ce pas aussi notre oeil qui possède en son sein un immense refuge pour les merveilles du monde …?

 

Venez toucher d’autres fleurs et  goûter à d’autres fruits,

danser encore avec les arbres et chuchoter à l’oreille des vieux murs …

 

————————-

 

 

 

P1120390 (Copier)

  

D’elle, j’ai aspiré

toute la soie de sa couleur,

mes yeux dans ses yeux,

 ma main sur son coeur,

et je suis arrivée en larmes

à ce point d’abandon

qui la rend si vulnérable …

 

Mots-roses, me dites-vous ?

 

 

 

P1120391 (Copier)

  

Morose ?

Peut-être le suis-je en effet !

Et je préfère la voir ici s’ouvrir à la foultitude …

A cette infinité

qui brode sa silhouette

dans une robe de papillons

et ses cheveux bandonéon

dans la valse du ciel !

 

 

 

P1120396 (Copier)

 

Quelqu’un était là, qui est parti ….

Mais, au fond, qu’en savons-nous ?

Que savons-nous des subtilités du silence ,

des chemins qu’il emprunte

et des secrets de caresses qu’il laisse sur les choses …

Cette chaise longue exhale un tel parfum !

 

 

 

P1120398 (Copier)

 

Le pigeon, lui aussi, est parti….

Mais son histoire étreint encore ces murs !

 

 

 

P1120399 (Copier)

  

De quelques grains,

douce folie,

je fais de la confite-heure,

au sucre du bonheur,

et la dévore 

avec d’aime-mesure,

le plus fièvre-heureuse-aimant …

 

 

 

P1120403 (Copier)

  

…et je vis pleuvoir des anges,

m’abreuvant de mystère et de candeur !

 

 

 

P1120406 (Copier)

 

J’ai bu tant de beauté à la source de son visage,

mais qu’ai-je fait  ensuite de mon nectar de mots ….?

 

Il faut prendre le temps des émotions,

des flux qui nous traversent …

Sur l’instant, elle m’avait tant émue parmi les autres !

Que m’inspire-t-elle aujourd’hui ?

Juste l’âpre regret de ne pas l’avoir écrite,

posée aussitôt,

telle une déesse rare,

sur le papier de ma moleskine …

 

Et puis…

Peut-être ne voulait-elle rien entendre de moi, de vous ,

mais juste repérer dans nos regards

une complicité attendrie !

Que savons-nous de la fragilité des êtres et des choses ?

 

 

 

P1120408 (Copier)

 

Une feuille morte, nous écoutant, a maquillé ses joues

de la foi invincible des arbres …

 

 

 

P1120410 (Copier)

  

Vert, vert, VERS ……….

 

C’était hier !

Je n’ai pas été toute entière,

hante-hier,

à l’opportunité de créer

que m’offrait la saison ….

 

 

 

P1120411 (Copier)

  

Le  chêne a-t-il pleuré,

lorsque son corps se fendit en merrains …?

Jolies douelles,

petites douves sans ailes,

bois sans noeud,

si ce n’est qu’au coeur ,

quand les marteaux retentiront,

vos rêves d’enfant seront déjà bien loin !

 

 

 

P1120412 (Copier)

 

 Un jus de félicité coule entre les pierres …

Invisible dites-vous ?

N’entendez-vous rien dans la feuille qui frissonne !!!

 

 

A chaque instant que le sol respire,

il incite nos pas à partir,

faisant d’eux des veilleurs attentifs,

les poches emplies de baisers

traînant sur le front des fleurs

qui poussent sous nos pieds …

 

Et dans le cil-anse des êtres et des choses,

je me suis retrouvée,

enroulée comme un coquillage,

dans le placenta de mille et une aubes

à vivre et à voguer !

 

 (Sabine)

 

 

« Champagne » sous ma bulle …

 

 Vous souvenez-vous du roi splendide, de la biche égarée, des coiffes de vieilles fées,  du dinosaure magicien, de Verlaine, de la coupe de soleil  bue avec une fleur, des rubans blancs des chemins courant dans un paysage au fusain et à l’encens mêlés …

J’avais emporté de ma peupleraie un crayon, un rire et une poignée de terre …

C’était ICI et cet hiver, autour de mon village …

 

————————

 

J’y suis revenue, depuis, maintes fois !

 

Je vous conterai aujourd’hui ma dernière escapade en ces lieux.

Plus tard, je reviendrai vers les autres et vous verrez combien un seul et même itinéraire peut offrir de facettes, déployant mille et un voyages, où les émotions n’ont pas vraiment de début et encore moins de fin, où le temps est aussi changeant et imprévisible qu’une femme, tantôt en haillon d’argent comme tissé par les étoiles, tantôt en jupon de verdure cousu coeur par les doigts légers des fougères …

 

 

J’ai pris une mèche de cheveux du soleil, la glissant sous mon chapeau,

un peu de laine de nuage,

un peu de fruit et de thé, me remplissant à travers eux de vallées et de rizières,

et je suis partie parler au matin …

 

P1120075 - Copie - Copie (Copier)

 

 

 

Je l’ai surpris, toute audace dénouée, se roulant dans les prés …

 

P1120077 - Copie - Copie (Copier)

 

 

 

 

J’espérais en vain que cette sublime chevelure dévoile un visage …

Fée des sentiers de terre, invoquant l’abondance,

ou maudite sorcière entrain de comploter ?

 

P1120078 - Copie - Copie (Copier)

 

 

 

 

Une fleur-étoile semblait porter le ciel dans son corps,

tant elle ruisselait de bleu !

 

P1120080 - Copie - Copie (Copier)

 

 

 

 

Je marchais dans la foule,

étourdie par le rire des passants …

 

P1120082 - Copie - Copie (Copier)

 

 

 

 

Qu’elle était belle, dans son écrin de paille …

Dans sa tête, j’entendais galoper des chevaux et pleurer des orages,

Belle, comme le fut Cendrillon un fameux soir de bal,

séduisant chaque instant par sa fraîcheur d’enfant !

 

P1120083 - Copie (Copier)

 

 

 

Oh ! Hé ! les demoiselles , quel chahut !

je vous entendais, sous les dentelles du silence,

là où le vent sombra un jour de plaisir …

 

P1120089 - Copie (Copier)

 

 

 

Un deux trois …soleil !

Puis-je encore jouer dans votre cour ? 

 

P1120095 (Copier)

 

 

 

 

J’ai soulevé mon chapeau,

y ai libéré la mèche de cheveux …

A-t-on le droit d’emprisonner un rêve ?

 

J’ai alors trouvé d’autres bonheurs,

si imprévus, et si porteurs de soleil !

 

P1120096 (Copier)

 

 

 

 

Pour me tendre ainsi les bras,

cette feuille se souviendrait-elle tout à coup de son histoire,

au reflet d’un terroir authentique et généreux,

celui des camisards …

 

P1120097 (Copier)

 

 

 

 

Un peu plus riche des simples trésors rencontrés,

je retrouvai notre petit village de Champagne,

plus pétillant que jamais,

dans le verre coloré de mon regard amoureux !

 

Plus de lumière et contraste

 

 

 

Sur le chemin de l’existence,

sautez de joie,

allez toucher les lampions,

et les têtes folles des arbres,

inventez-vous des marelles,

et des ailes sur le dos !

Et qu’importe le regard étonné des passants,

ils se laisseront vite embrasser à leur tour

par cette  superbe allégresse,

 

RECADRAGE (Copier)

 

 

cette fringale de VIVRE !

 

 

________________

 

 

Mes journées sont « en crue »,

mais je passerai vous voir bientôt !

J’essaierai de vous trouver 

quelques mèches de soleil,

à glisser sur vos pages,

en attendant qu’un vent enchanteur 

les emporte plus loin encore … 

 

 

Bal-ode de la coulée verte ….

 

 

Ne vous fiez pas au soleil, l’air y est plus frais que dans les yeux d’une fontaine ….

Nous sommes à Bressuire, en plein coeur du Poitou historique !

 

P1100895 (Copier)

 

 

 

J’aime ce long foulard torsadé, comme tombant des épaules des cieux …

 

P1100896 (Copier)

 

 

 

Et là, l’herbe y est douce, croyez-moi …

Nous nous chamaillions, joue contre joue, mercredi dernier …

 

P1100897 (Copier)

Face au mini-campus. 

 

 

 

Rêver un peu plus loin que nos pas,

et nous retrouver au-dessus du monde,

le coeur assis sur un ballon …

 

P1100898 (Copier)

 

 

 

Toucher sans bruit,

poser l’oreille contre,

puis attendre

et

tout entendre

et

de tout s’éblouir !

 

P1100901 (Copier)

 

 

 

 

Vers le château, une femme médite …

Ne cherchez pas à croiser son regard,

vous tomberiez dans un abîme

où les étoiles se confondent avec les fleurs !

 

P1100905 (Copier)

 

 

 

En fermant légèrement les yeux,

je sens le souffle d’un cheval à mes côtés,

deux enfants s’amusent à l’épée,

et leur rire fait pleuvoir des arcs-en-ciel …

 

P1100909 (Copier)

 

 

 

 

Un peu plus loin, j’entends des cris, des protestations, 

et je crois comprendre que la terre n’accueille pas  suffisamment d’enfants dans son ventre rond…

Trop errent encore en haillons, les pieds transis dans la mare et l’âme en prison !

 

P1100911 (Copier)

 

 

 

 

Et le soleil continue d’effleurer de ses doigts les cheveux du paysage,

en un geste d’oiseau …

 

P1100914 (Copier)

 

 

 

Plus je me noyais dans ce visage,

 plus je m’emplissais des racines de la tempérance …

 

P1100919 (Copier)

veillant près de la chapelle !

 

 

 

La chapelle a un teint de fruit,

et sa porte en forme de paupière

qui contemple les hommes,

les fera chanter demain

dans le feuillage de ses prières !

 

P1100929 (Copier)

 

 

 

Et, juste en face, un verger abrite quelques pensées de sculpteurs !

Un vieux fou y rêve encore de bataille …

 

P1100923 (Copier)

 

 

 

Pendant que deux amoureux s’abreuvent du nectar des heures …

 

P1100924 (Copier)

 

 

 

Qu’en dis-tu, toi, le joueur de bandonéon ?

Ton sourire en dit long !

S’il existe des arbres à paroles,

je vois en toi un bois à confidences …

 

P1100927 (Copier)

 

 

 

Et lorsque le verger sera tout en fleurs,

tes notes joueront la transe du ciel ,

réveillant le dormeur ….

 

P1100920 (Copier)

 

 

 

 

Deux châteaux se mirent,

et voient dans leur différence

les mêmes âmes d’enfant !

 

P1100930 (Copier)

 

 

 

Quelques mots, quelques noms me reviennent …

Le vallon des Douves, la vallée du Dolo, le moulin de Roux …

Mais qu’importe finalement tous ces noms !

Car, pardonnez-moi, j’ai perdu la feuille de route.

Il ne me reste qu’un parfum d’ambiance…

 

P1100934 (Copier)

 

 

 

Qu’un indescriptible plaisir de l’instant !

 

P1100940 (Copier)

 

 

 

 

Le voilà peut-être ce moulin de Roux ?

Il a un petit air antique, sans doute par l’aspect de ses ruines,  qui n’est pas pour me déplaire !

 

P1100941 (Copier)

 

 

 

On dirait que les chants de l’univers tout entier battent dans le sang de ses tempes !

 

P1100944 (Copier)

 

 

 

 

On l’appelle « le cyprès chauve » …

Le croiriez-vous ?

Avec une telle tignasse !

 

P1100946 (Copier)

 

 

 

Mais, sur sa chair, tout se dénude …

la beauté, le silence, l’émotion !

 

P1100947 (Copier)

 

 

 

 

Blanquette ?

Tu peux paître en toute béatitude ici, il n’y a pas de loup !

 

P1100951 (Copier)

 

 

 

Daudet,  en revenant vers le château, j’ai senti les fragrances de ta plume …

Tous les moulins reprenaient vie,

les jardins grouillaient de cigales

et Monsieur Seguin ne pleurait plus !

 

P1100956 (Copier)

 

 

 

Entendez-vous le joueur de fifre ?

Comme sa mélodie est jolie, mêlée au bandonéon ….!

 

 

______________

 

 

Nous nous sommes rendus trois fois à Bressuire,  pour l’inscription en Manaa de Lola, et trois fois nous nous sommes extasiés !

Ce lieu dégage une énergie particulière avec laquelle nous nous sentons en osmose …

Croisons les doigts pour elle, la sélection dans ce secteur est rude mais lui a donné toutefois l’occasion de réaliser des choses passionnantes,  et de vivre des instants tout aussi prenants que surprenants !

 

Quant à la « ballade de la coulée verte » (évoquée ici) je vous la conseille vive-aimant !!!

 

Il fallait être fous !

 

 

Il fallait être fous pour décider d’aller voir sous la bruine et le vent et par des routes bitumées quelques statues nichant dans les marais !

Mais …

la folie n’est-elle pas le rire de la sagesse ? (Ne cherchez pas l’auteur de cette citation, c’est moi !).

Alors …

je vous offre ce musée vivant, petites merveilles vert-moulu, peuplant l’oeil des marécages !!!

 

Nos premiers pas nous ont amené vers un drôle d’oiseau, perché au-dessus de son point d’eau …(la statue de l’oiseau)

Vous le voyez ce bel oiseau blanc ? 

 

P1100800 (Copier)

 

 

 

Et, pour celles et ceux qui aiment lancer les mots comme on lance une poignée de sable en direction des étoiles, voici le « Haïku au vent »

  

P1100801 (Copier)

  » Et s’il était à manger ce secret ! »  : une chienne gourmande.

 

 

Et puis ..

nous croiserons  » le vent »

(Une bonne bouille ce vent, vous ne trouvez pas ?)

 

P1100803 (Copier)

 

 

 

 

Nos mains deviendront très vite bleues …

Mais tout cela n’est rien par rapport à ce que vous allez lire plus loin (j’en ris encore !)

 

P1100805 (Copier)

 

 

 

 

Elle est belle, n’est-ce pas, cette « sirène des marais » !

 

P1100807 (Copier)

 

 

 

 

Et je suis sûre que vous avez envie de la photographier de plus près et, pour ce faire, d’avancer vers la petite bande ocre qu’on pourrait prendre pour de la terre …

Oh, malheureux, ne le faites pas car vous allez vite vous retrouver, comme moi,  dans le marécage avec de l’eau jusqu’à la taille !

(je vous avais bien dit que vous vous tordriez de rire !!!)

 

J’en suis ressortie aussi trempée et furieuse qu’un espadon et criblée d’alluvions !

 

P1100809 (Copier)

 

 

 

Avant de nous diriger vers cette satanée statue, nous avions demandé à un gentil monsieur si elle était encore loin.

C’est à ce même gentil monsieur que je pense alors pour obtenir, peut-être, un pantalon et des chaussettes de rechange.

Nous refaisons ainsi quelques pas en arrière jusqu’à sa demeure.

Je n’oublierai jamais ses mots pleins d’humour  « Eh bien, je vois que vous l’avez trouvé cette statue ! »

Il était entouré de petites bouilles espiègles, flairant bon la joie des vacances avec papa !

Par chance, nous étions, à quelques raisonnables centimètres près,  de la même taille et il me prêtera un jogging bien chaud et des longues chaussettes de montagne.

 

Séance de naturisme involontaire …

Je me suis changée là, entre la voiture (dont on aperçoit la roue) et ce tas de bois, ne pouvant accéder à la pièce sombre au fond.

 

P1100812 (Copier)

 

P1100811 (Copier)

(Non non, ce n’est pas ma « vieille copine des étoiles et du vent », elle lui ressemble mais ce n’est pas elle !)

 

 

Et dans cette maison, nous y reviendrons, les bras chargés de chocolats …(On lui devait au moins ça !).

Encore MERCI adorable gentil monsieur ! 

 

P1100813 (Copier)

 

 

 

Un dernier coup d’oeil sur cette chipie …

On dirait qu’elle se marre, vous ne trouvez pas ?

Je sens son ….rire intérieur !

Et je l’entends me demander  « Alors, elle était bonne l’eau ? »

 

P1100814 (Copier)

P1100817 (Copier)

 

 

 

 

Quelques pas plus loin, se trouve   le  » Pêcheur ambitieux « 

(qui, depuis,  se dit tout bas « Y’a de drôles de poissons à pêcher parfois ! »)

 

P1100819 (Copier)

 

 

 

 

Ze veux ze veux ce chapeau !!!

Titre de l’oeuvre justement :  « Trois grenouilles comme chapeau »

 

P1100820 (Copier)P1100822 (Copier)« Méfiez-vous, une grenouille peut en cacher une autre ! »

 

 

 

On dirait que le ciel y a pleuré tous ses rêves de verdure …

Ce joli paysage de lentilles d’eau nous accompagne ça et là …

 

P1100823 (Copier)

 

 

 

 

Pas qu’un simple tas de ruines !

Ici,  se trouvait une cabane, établie en 1610 par Nicolas de Harlay, fils d’Achille de Harlay, premier président du Parlement de Paris.

 

P1100824 (Copier)

 

 

 

Regardez, cette superbe princesse en jupon sur l’eau !

Peut-être celle que Nicolas allait voir, en cachette, les nuits dans sa cabane ?

 

P1100828 (Copier)

 

 

 

Pour l’heure, c’est un ragondin qui en semble amoureux !

Ici, son passage secret …chut !

 

P1100829 (Copier)

 

 

 

 

Il n’y a pas assez de statues, et j’en réinvente !

Comme ici, où je vois une canne pour enfant à tête de cheval …..

 

P1100831 (Copier)

 

 

 

 

 

Il pleut, il pleut toujours mais nous n’avons plus froid  et nos mains bleuies réchauffent même notre bâton de marche…

Et nous rions, rions de mon aventure dans le marécage !

 

P1100833 (Copier)

 

 

 

Le saviez vous ?

Je voyage avec un schtroumpf bossu !

 

P1100834 (Copier)

 

 

 

 

Un feu au loin ? Des saucisses ?

Dacaio, amène ton vin rosé !!!

 

P1100837 (Copier)

 

 

 

 

Nous passons par des villages aux noms évocateurs ,  le lieu dit « Entre deux marais » ou celui des « Treize oeufs » ……

Et, tout à coup, nous sentons une étrange silhouette nous scruter du regard !

 

« Bonjour, monsieur le Héron ! »

 

P1100843 (Copier)

 

 

 

Mais qui est donc cette fleur à ses pieds ?

Alain, cette fable est pour toi !

Je t’en donne juste le titre ..

« Le héron et la fleur »

ou 

« Féraillon le Héron » (nom de la statue !)

 

 

P1100842 (Copier)

 

 

 

 

Autrefois, dans ce lieu dit « au hameau de l’Isleau », il y avait un manoir seint d’un double fossé et à pont levis.

Tout a bien changé aujourd’hui, mais le charme opère toujours !

 

P1100846 (Copier)

 

 

 

 

Vous voulez voir à quoi ressemble la tête d’un feu folle-haie ?

Voici, pour vous ensorceler et non vous servir, le « feu follet » ….

 

P1100847 (Copier)

 

 

 

 

En arrivant au village de Muron, notre point de départ, je lève machinalement les yeux et vois cette sculpture qui …m’interpelle quelque peu !!!!

 

P1100849 (Copier)

 

 

 

Tout en respirant le bon feu de bois qui s’échappe de cette cheminée et de cette vétuste demeure, mon imagination galope à l’allure d’un cheval fougueux …

 

P1100852 (Copier)

 

 

 

Quand vous vous y serez réchauffés, n’oubliez pas d’aller parler aux arbres,  d’aller les toucher, quelques pas plus bas …

Un bon p’tit cidre vous y attend !

(Pour toutes celles et ceux qui n’y seraient pas encore venus !)   

 

 

 

A l’appel des arbres !

 

(Préface)

 

« Tu ne parles plus de nous  » me dit l’arbre.

« N’aurais-tu plus de crayons ?

Regarde …je t’en offre tout un essaim ! »

 

P1100730 (Copier)

 

 

  

Et il y avait aussi cet arbre, aux émotions enchevêtrées, attendant que, d’un mot, d’un regard, je le libère ….

 

P1100735 (Copier)

 

 

  

Je sentais sous mes pas les taupes, avec leurs petits yeux rieurs et friands d’histoires …

 

 

P1100742 (Copier)

 

 

  

Alors …

J’ai pris un crayon, un rien de rire secret, une poignée de terre et je suis partie, quelques jours plus tard, respirer le ciel !

 

 

__________________

 

 

Oh, je ne suis pas partie bien loin, à quelques pas de ma demeure,  on peut aller partout cueillir un peu de magie  !

 

L’air écumait l’encens de l’hiver …

 

P1100755 (Copier)

 

 

 

Nous  avons pris, mon coéquipier de vie et moi, sans oublier notre âmie à quatre pattes, des chemins blancs où les pensées serpentent entre les tignasses des buissons, des écharpes de verdure et de grands déserts fusain …

 

P1100759 (Copier)

 

 

 

Des crépitements de flammes poètes valsaient dans nos têtes, faisant rire dans nos yeux les sanglots de Verlaine …

 

P1100756 (Copier)

 

 

 

« Ohé, je viens de la part du printemps » me dit cette polissonne.

« Il t’offre une coupe de soleil…

Buvons la ensemble, à la santé de toutes les fleurs qui rêvent aujourd’hui de naître ! »

 

P1100762 (Copier)

 

 

 

Tu sais que tu nous plairais bien, toi, si nous n’avions pas déjà un logis !

 

P1100763 (Copier)

 

 

 

Plus loin, un coq se mettra à chanter et nous surprendrons une biche, assise, entrain de regarder les nuages ..

 

P1100765 (Copier)

 

 

 

 

J’étais un bien triste peintre, juste muni d’une simple feuille, sans carreaux ni couleurs, pas  de gomme ni de taille crayon dans la trousse et un crayon à la mine usée , quand …

le hasard me donna cette palette d’exception …

 

P1100767 (Copier)

 

 

 

Chut, ne dérangeons pas cet étrange dinosaure !

Il a le pouvoir, paraît-il, de faire éclore les genêts …….

 

P1100768 (Copier)

 

 

 

 

Mais, derrière son dos, veille ce roi splendide, faisant de chaque brindille un trésor des dieux …….

 

P1100769 (Copier)

 

 

 

Je suis allée posée mes deux mains, bien à plat, sur sa peau de crocodile ……

En quelques secondes, vinrent couler en moi toutes les caresses du Nil !

 

Mais, avant de poser mes mains,  j’entre en contact avec l’arbre, je le regarde dans les yeux et lui parle,  et souvent très peu de mots suffisent …

A chaque arbre que j’irai toucher, plus loin, je sentirai dans mes paumes une énergie singulière, et une sensation de bien-être se hisser dans tout mon corps.

Avec certains arbres, trop encombrés de végétation, je ne sentirai rien !

J’en déduirai qu’un arbre, également, doit avoir l’esprit libre pour laisser passer de belles choses …

 

P1100773 (Copier)

 

 

 

 Sur cette peau lisse, tout se lit avec sensualité, tel un bijou venant épouser le creux d’un cou ou un frêle bracelet venant fébrilement enlacer une cheville  …

 

P1100777 (Copier)

 

 

 

Oh, bel arbre, me donneras-tu un peu de ton ocre afin que j’en pare mes paupières pour séduire le ciel !

 

P1100779 (Copier) 

 

 

 

Et là,  comme des chapeaux d’écorce ….?

Sont-ce les coiffes de vieilles fées abandonnées là dans la nuit ?

 

P1100780 (Copier)

 

 

 

Avant que nous ne quittions les bois, un oiseau nous avait dessiné un coeur sur le sol …

 

P1100782 (Copier)

 

 

 

Et si on se prenait un bon p’tit verre de cidre à la framboise avec cette polissonne de « peace-en-lie » ?

D’ailleurs …

Regardez bien dans le verre !

Elle y a laissé, elle aussi, une partie de son coeur  !!!

 

P1100715 (Copier)

 

 

 

 

Bonne fin d’IVRE-VERT à toutes et à tous !!!!!!

 

____________

 

 

Il y a longtemps que je n’avais pas réouvert la porte de mes « Petites errances » !

Pour celles et ceux qui aimeraient découvrir nos « balades locales », c’est l’endroit (Aller sur « Mes sentiers de traverse », en colonne de droite, puis « Petites errances »).

Vous pouvez aussi en trouver quelques unes sur les mêmes « sentiers de traverse » mais à « Histoires » ensuite, lorsqu’elles prennent l’allure de contes !

 

 

 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

Soutenez

A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   C'est ICI  

 

Partage

communaute les passeurs de mots

caresses musicales

Mes livres d’images

 

Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

Compostelle

vignettegaleriesabine1

 

Compostelle

vignettegaleriesabine2

 

Vagabondage

vignettegaleriesabine31c

 

Notre voyage solidaire

vignettegaleriesabine5

 

Rencontre avec les Vautours

vignettegaleriesabine6B

 

Le chemin de Stevenson

vignettegaleriesabine7

 

Compostelle : de Cluny au Puy

vignettepicasasabine6

 

Autour de Crazannes

vignettepicasasabine4

 

Compostelle alsacien

vignettepicasasabine7

 

Camino del norte

vignettepicasasabine9

 

Protégeons-la !