Des nouvelles de Yoann

Parler la vie

 

Je me suis fait tirer par le manche de la plume ce matin, et j’ai entendu la voix
suppliante du temps me dire « Ton arbre à paroles s’attriste de ne plus écouter tes mots à l’oreille du vent,  te voir t’approcher la pensée dévêtue, rien qu’à lui, et t’agenouiller pour y
caresser le velours du feuillage sur son parterre et humer la terre fleurant inexorablement la violette rien que pour toi…Ne sens-tu pas ces longues branches t’enlacer le coeur
? »

« Oh ! oui je les sens, ai-je répondu au temps … » et je suis partie courir dans ses bras,
les mots battants !

 

Il m’attendait et je pus reconnaître, posés à ses pieds, chacun de ses merveilleux
présents…

 

 

comme un dessin d’enfant, gracieusement appliqué, sur une feuille …

 

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      Une jolie main tendue vers les rimes du soleil …


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Une perle de bonheur glissée dans un pli de mon regard

    

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Et ce doux petit fruit mûr, nouveau né dans ce berceau de verdure…

Vous avez envie de le croquer ? Je vous le laisse !

 

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Alors j’ai levé les yeux vers le ciel et y ai vu au loin…

ce joli ballon suspendu en forme de coeur !

 

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Je vous prête un p’tit coin de chaise pour étendre vos rires…

Mais, avant de les asseoir, prenez garde à ne pas froisser son petit coeur, arrivé là par
je ne sais quelle main d’artiste …?

 

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* Ce lieu , cet arbre ont une histoire et une force : la découvrir dans ma rubrique (mes cris) « Des
nouvelles de Yoann »

 

En attendant , mon hamac est à deux pas de la chaise …

« Bonne sieste ! »

 

                      ***

 

 

Je passerai sur vos espaces tout à l’heure, avant de mettre en pause ce blog pour quelques
jours…

En fin d’après-midi, nous accueillons jusqu’à jeudi  une amie poète et sa petite famille
!

Ils emporteront peut-être un succulent Pommard mais …pas à dos de péniche !

Vous voyez qui ?

Je cours au ravitaillement et arrive chez vous dans quelques heures…

Préparez vos verres, on ne sait jamais…!

 

 

—————————–     

 


Au ciel de tes yeux

 

 

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Au ciel de tes yeux

 

 

Mes mots sur tes ailes

Ont le minois espiègle

Que si joliment reflète

Ce cliché du passé …

A cette époque

J’aimais tant jouer

A follement te chatouiller

Pour entendre tes rires

Et tu t’appliquais encore

Avec une touchante maladresse

A refaire tes lacets.

Et les jours maussades

Quand le ciel de tes yeux

Soudain devenait gris 

Un petit câlin

Une délicieuse panade

Faite de lait et de biscuits

Et tout en toi reprenait vie !

Plus tard

Tu ne perdras rien

De ces tout petits rien

Faisant de toi cet éternel enfant

Au charme des plus insolites

Aux mots pleins d’innocence

Trop souvent incompris

Aux silences délicats et craintifs

Cachés

Sous un épais fardeau de cuir.

Du ciel où tu vis à présent

Je devine ta voix

Et tes mots pour moi …

Tu aurais aujourd’hui

vingt huit printemps

Dis moi

L’âge dans le ciel

Se compte-t-il en étoiles

ou en fleurs d’étincelles

Je te donne pour les fêter

Des mots à moi

Attrape les !

Des mots

Comme des baisers

Volés

Sur le joli lin de nos souvenirs

Des mots qui s’ébattent

Fantasques

En fins ruisseaux de confettis

Des mots

Légers

Comme cette toute première syllabe

D’un bébé

Des mots purs

Des mots mordorés

Comme les boucles de ton sourire

Dégringolant en pluie d’été

Des mots 

A peine prononcés, gardés

Comme sur l’écrin

De ton chagrin

Des mots 

En larmes sur la jetée

De ta souffrance inachevée.

De ton ciel où tu me regardes

Je n’attends pas de toi

De poèmes appliqués

ou d’interminables récitations

Mais

Si tu pouvais réunir pour moi

Tous les nuages

Tu en ferais

Je le sais

Des bouquets de diamants !

Alors

Souviens-toi,

Souviens-toi de la mer

Qui savait t’écouter

Et de ce gentil cheval blanc

Son galop comme un chant

Dont tu me parlais si souvent

Et qui fut cette douce caresse

Sur la tristesse ancrée

Comme une cicatrice

De tes ultimes pensées …

Dors mon ange, dors

Mes mots vont partir

En lissant sur ton front

De leurs doigts si fragiles

Ces quelques rimes de bonheur

Nées des fibres de mon coeur …

« Souviens-toi de ce monde

Où les enfants

sont toujours les plus grands !

S’ils courent

Toujours

C’est pour faire du temps

Un immense cerf-volant

Les portant

Indéfiniment

Vers le ciel

Comme les hirondelles

Apprivoisant

Doucement

Tous les vents …

Et retiens à jamais

Ce mot

En unique poème

JE T’AIME ! « 

 


Maman.

 

 

A l’heure où ce poème va paraître, je serai déjà en partance pour « mon plat pays », où
nous allons rester une petite semaine.

Je vous emporte dans mes bagages, aux senteurs de vos mots et tous vos sourires
!

 

A très bientôt … 


A coeur ouvert

 

 La vie m’a laissé l’une des plus belles lettres d’amour en cette St Valentin …. Et moi que
cette fête ne semblait pas inspirer ces jours-ci ….!

 

Je vous parlais hier d’un ange, de mon ange « Yoann » …

quel rapport , vous direz-vous ?

       ….Celui d’un prodigieux cadeau qu’il m’a laissé sur le
parterre de violettes entourant le pied de notre « arbre à paroles » et où repose une partie de  son âme…l’autre vivant sur les bords de la belle Sumène  (Lire « Des nouvelles de
Yoann »)

 

Je vous laisse découvrir ce cadeau …qui me laissa sans voix !

 

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Il s’agit bien d’un coeur sur une feuille …la matière (excusez-moi du peu de
romantisme) est celle d’un oiseau …

 

Ce coeur, je l’ai découvert une fin d’après-midi où, comme souvent cela se produit, je
fus comme « appelée » par mon arbre ….Il y avait infiniment de temps que je n’y étais pas allée…

            Quel cadeau pour ces retrouvailles
!

 

Une fois l’instant immortalisé, j’ai voulu le conserver sauvagement pour moi, mais…je
savais qu’un jour je vous le montrerais, je vous en parlerais 

 

Et, n’y a-t-il pas de jour mieux choisi que celui-ci où l’on célèbre l’Amour à tue-tête

         et où je croyais célébrer aussi la naissance de
« Kewan », vous annonçant sa taille, son poids ….

Et, , rêveusement, j’avais déjà établi un parallèle merveilleux, une suite de bonheurs
extraordinaires entre ce coeur et cette venue au monde …

Mais, comment n’ai-je pas pensé que seule la nature déciderait et, qu’en aucun cas, je
n’avais à la brusquer !

Cet enfant naîtra lorsqu’il devra naître ….voilà tout !

Mais, pour une  romantique  comme moi, naître à la St Valentin était un des
plus beaux poèmes de la vie !

 

 Ces bonheurs seront toutefois intimement liés car, je le sais mon ange …

            tu poseras de là-haut, sur ton neveu,
….ton regard des plus aimants et des plus passionnément attendris …

   et je lui parlerai de toi…

                      
tendrement

                      
 infiniment

                      
  éperdument …

 

Je vous aime mes amis !

          

Mon printemps éternel

Toujours la vie à tes côtés
tapissera mon coeur
de mille et une couleurs !
Toujours tes mots scintilleront
comme perles de rosée
déposant sur mes lèvres
ton sourire de fleur…
           il suffit simplement
         que je sache t’écouter
        et puiser dans tes yeux
        la force et la confiance…
       Alors, tout se pare en moi
        d’une sublime insouciance,
           la pluie sur les toits
       devient chapelet de rires
        et le temps qui s’écoule
      une immense aire de jeux !
 Les chemins regorgent d’escargots
       et de jolis soldats de plomb
       la forêt joue à cache cache
 derrière des serpentins de brume
       et tout résonne de ta voix
       en échos de tourterelles …
      toi qui enveloppes mes mots
            d’un printemps éternel !
  
  

 je ne sais quel âge tu as dans le ciel
je demanderai aux hirondelles
et m’éclairerai des étoiles
pour qu’elles me content ton visage…
 
Ici
sur cette terre que tu contemples
nous réchauffant de ta lumière
je célèbre aujourd’hui …
 
« tes 2 7  p Rose rouger Rose rougei Rose rougen Rose rouget Rose rougee Rose rougemRose rougep
Rose rouges
et ton 1er  r Rose rougei Rose rouger Rose rougee  en ce monde « 
 
je t’offre tous mes instants de patience
           et de complicité
    dans ce bouquet de candeur
        fusion de nos baisers
…           Rose flétrie
 
 

Puissent cette page, mon ange,
te rendre à ton tour
le plus chaudement heureux,
et tous les papillons, les pies et les mésanges
te porter ce message …
 
« joyeux anniversaire » 
 
Arc-en-ciel Coeur rouge Arc-en-ciel 
 

Le plus beau des échos naïfs

Le soleil était …d’une somptueuse timidité
 
 

 

 et le ciel esquissait des croquis espiègles …

 

lorsque nous accrochâmes à ton envol, et en cette « fête des anges », ce qui pouvait symboliser le mieux
                     la beauté
de tes rires
                  et  la
candeur de nos complicités !
 
 

 Il est également tout vêtu de fleurs, comme ces deux coeurs parsemés d’oiseaux que nous
déposâmes en avril dernier et qu’il surplombe à présent de son regard tendre.
Et, nous avons remercié la providence, car il est le « dernier de la collection » !
 
J’ignore de quelle matière ni dans quel environnement ces fleurs ont 
été confectionnées , mais, en me penchant pour les couvrir de baisers, j’ai senti comme une délicate senteur de
miel et le toucher sur cette adorable peluche me sembla soyeux …
 
 

 

Oubliant brume et fatigue, j’aurais parcouru mille et mille kilomètres …
                       pour
te le déposer
Et j’eus cette fois infiniment de peine à te quitter ici,
  mais, je le sais et me rassure …
      on ne se quittera viscéralement jamais Rose rouge
 

Coeur rougeCoeur rouge

 

De là, sommes partis découvrir un univers magiquement suave et moelleux, aux parfums de fruits
rouges, et de la même douceur colorée que la goyave …

 

 où le soleil le matin hisse les lueurs d’une poésie rebelle …

 

J’y ai aimé ce joli reflet mauve, guimauve, dont les caprices de mon numérique l’ont
délicieusement enrobée et, en fond …ces lettres de la « liberté » !

 

Et voici le merveilleux petit jardin d’amour qu’elle créa, mon ange,
au pied d’une affiche parlant de Martin Luther King
                …pour y déposer et
honorer ton coeur !
 

 

 Puis, après avoir goûté sans limite à la tiède sérénité de ce lieu enchanteur, nous allâmes déambuler entre
une myriade de tissus, de vapeurs d’encens, de parures et de coussins pailletés …
Nous y dénichâmes ce ravissant petit bonnet…du bonheur, des gerbes de rires et ces magnifiques « bouquets tout en
bonbons » !
 

 

Et, dans la collision des senteurs et des sons, des images et des chimères…
 

                          
Me resteront gravées…

                               
face au monde
                    les mains de
nos deux princesses
                         sublimement
entrelacées
 
 

  

je vous laisse pour ce soir, vous fondre dans la pureté de ces courbe et peut être rejoindre un peu plus tard la rencontre qui suit

                          
entre l’homme et l’oiseau …
                                                
                                      Coeur rouge     Rose rouge      Coeur rouge
 

Sur la route des anges

Chaque lueur qui vient réchauffer

                                  
la chair de notre demeure
                                   
et que nous faisons naître
                                      
sur ses rêves enfouis
                             
a désormais le reflet de ton sourire …
 
 
 
 
A toi qui dessines un coeur
sur chacune de mes peines
et qui fais de ma vie
un tam tam magique
une aile d’oiseau
A toi qui transformes
 les plus beaux rires d’écolier
en contes pour nos rêves
enrobant tous nos nuages
de tes couleurs tahitiennes
Tu es à la fois tous les feuillages
et toutes les écorces
et la peau lisse de leurs fruits
assoiffés de pluie et de soleil
tu es toutes les mers ennivrantes
et tous leurs galets bleus
si superbement pailletés d’écume
comme tes yeux
Tu es la caresse du vent
et la douce fluidité du sable
le manteau d’étoiles
qui me réchauffe et me protège
et l’eau vive qui fait de mes pensées
une rivière sacrée
Tu t’endors sur ma chair
et t’éveilles contre mes mots
avec de subtils baisers d’enfant
et les plus belles rimes du ciel
se sont désormais gravées
sur tes paupières
Et, à chaque instant tu me souffles
« …Ecris maman, écris
tout ce que je n’ai pas pu dire
tout ce que mon coeur te dicte
et qu’il faut éperdument vivre
imperturbablement AIMER… »
 
A Yoann
 » l’enfant des volcans »
 
 
 
Est-ce ton poème
Est-ce le mien …
sûrement nos deux inspirations
intimement mêlées ! 
Et c’est de toi
que je puise la force aujourd’hui
de rendre hommage
et de célébrer par la vie
ce jour du 23 octobre
où tu pris la route des anges
pour, de ton paradis,
et chaque jour,
nous inonder d’amour…
 
 
Soleil Coeur rouge Arc-en-ciel Rose rouge Soleil Coeur rouge Arc-en-ciel Rose rouge Soleil 
 
  

Pétales aux couleurs de la Chine

Aujourd’hui, et comme l’année dernière à la même époque, le ciel a revêtu son manteau gris, chargé de vent et de
pluie…il a le même visage triste !
Je suis revenue du travail immensément lasse, fatiguée, en parfaite symbiose avec la tristesse du temps
          On se souvient de la tristesse de Chopin, de celle
de Musset aussi et, aujourd’hui, la mienne semble pouvoir également s’inscrire dans les annales du temps !
Et, à maintes reprises, la tête entre les mains, je me suis demandée comment allais-je pouvoir trouver la force et
le courage de cheminer encore un peu plus loin !
 
Alors, toi qui connais plus que personne au monde les raisons de cette tristesse , m’a délicieusement pris par
la main et conduit vers mon arbre …vers cet endroit de paix où tu écoutes et scrutes mes paroles et mes pensées pour les transformer en sourires, en oiseaux ou en poussières de
soleil …
                 et, au travers des
pétales de cette verveine aux reflets chatoyants, tu m’as envoyé un sublime message
 
 
 
… et je me souviens être revenue sous la pluie et elle m’a fait rire en regardant le ciel, et j’ai dévalé les
escaliers jusqu’au grand livre d’Etienne Dehau de la Collection « GEO » consacré à la Chine, avec ses 200 pages superbement glacées …
                        Cette
« Chine » qui te fascinait tant !
 
            et j’ai reconnu dans les tons de
cette fleur
                 enracinée
dans ton regard
 
                        
 
 
le miroir de  la soie
 
 

 les parfums du Tibet
 
 
 

et une fleur dans les cheveux 
celle de la page où je m’étais arrêtée !
 
Et, de page en page, j’y ai revu la parure des pétales dans les habits de fête, sur le fard des femmes et
leurs lèvres colorées les soirs d’opéra…
             et, plus je les tournais, plus mon sourire
prenait du plaisir et de l’insouciance, en se promenant vers les courbes sereines des temples,
         les grands bateaux de bois aux silhouettes irréelles voguant sur
les rivières, et l’allure altière de leurs cormorans aux aguets,
        vers la beauté des palanches lorsqu’elles regorgent de
victuailles,
         le bleu cristallin des lacs qui, n’en finissant plus de s’étirer
vers les montagnes et le ciel, nous éblouit d’infini,
        vers les lignes apaisantes des radeaux et la végétation qui ,
toujours, se couvre de brume comme pour ne cesser de nous faire méditer,
        et vers cette terre et ces murs magnifiquement striés,
rides émouvantes du temps …
 
         et je t’ai écouté me dire
               « …Maman, si je t’ai
offert ce livre,
               c’est sans doute pour,
qu’aujourd’hui,
                       
tu y puises la sagesse
             et la force intérieure
nécessaires…
                     Alors,
je t’en prie, maman
                        N’aies
plus jamais mal
                       N’aies
plus jamais froid ! »  
    
 
 

Hommage à l’automne

23 septembre

 

 

 

Parmi les tâches qui me sont confiées au sein de mon travail, j’ai le plaisir « superbe » chaque après-midi de
…raconter des histoires à des petits groupes d’enfants !

Or, ce lundi, alors que mon coeur était triste, sûrement porteur de certains souvenirs, je me dirigeai comme
quotidiennement vers la classe choisie ce jour pour aller en bibliothèque…
Selon ce qui fut expliqué aux enfants au cours de la matinée, il y a toujours un livre préférenciel à faire
découvrir avant les autres. Or, ce lundi après-midi… maîtresse ne trouva plus son livre !!!  Un peu ennuyée et fort surprise, elle m’en donna alors un autre, un peu au hasard, un
peu parce que les enfants aiment aussi à le lire. 

Ce livre ……..c’était « Promenons-nous dans les bois » de Frédéric Stehr
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               avec la même
extase et la même envie de lire
               qui m’accompagnent
à chaque fois,
                             je
lus le titre,
  puis je feuilletai avec amour une à une les pages …
                   jusqu’au début de
l’histoire
                         
mais, cette fois ….
 une prodigieuse surprise, je l’appelerai « cadeau » …
             je l’appelerai « sourire d’un
ange »
       m’attendait avant que j’entame le récit…
                   Il portait
une dédicace…
   je la garderai à jamais tout au fond de mon coeur,
 et elle inaugurera aujourd’hui mes mots sur « l’automne »,
                       Soleil      la voici pour vous … Coeur rouge
 
 
Étoile     et pour lui  …   Étoile
 
Et ma plume n’a pas revêtu les teintes rouges ou orangées des feuilles d’automne …
      mais la blondeur bouclée de tes cheveux, enfant,
  et, à la fois, cette perle d’émeraude dont tes yeux étaient toujours faits
     blottis entre les immenses courbes sombres
       de tes cils , véritables plumes d’oiseaux …
  
 Ce fut dans un mois, le 23 octobre précisément…
                              
que tu t’envolas
            et  devins le plus merveilleux des
anges
                          veillant
sur nos vies
                     et
le chemin des pèlerins …
  
                           
ALORS saches que
                      tant
que je pourrai exister,
                          te
sourire, te parler,
                    tant que
ta présence guidera
                       
mes doigts sur le clavier
                            
et que ton amour
                      
 me sculptera des rires,
                      
de l’espoir et des plaisirs …
  
            je t’aimerai, je te vénèrerai
          et te rendrai hommage Rose rouge
  
    Et voici pour vous, et pour que sa lumière continue
                     à scintiller à
l’infini …
              les clins d’oeils que j’ai reçus
                  de la magie
de l’automne …
  
Automne …et notre chaumière se pare de la beauté incandescente de ses bougies et de ses lampes basses
    Ici, l’une d’entre elles se reflétant au travers du feuillage et d’un ciel
                       encore
endormi …

 IMGP1543.JPG
 


« Matin d’automne »

….Mais il est des matins, comme celui d’aujourd’hui par exemple,
                   où
mes yeux pleurent !
Parce que je suis une maman, « ta » maman …
 et que par amour, par un inégalable amour
                   une maman
pleure !
 
Alors, tu t’empresses de me dire…
      « …maman, sèches vite tes larmes »
Et empresses-toi d’aller ouvrir les fenêtres,
d’aller écouter les rires fous des corbeaux,
et respirer la brume …
                         
OU
comme sur cette image
               » contempler les jeux d’enfant du
soleil
                qui, se servant
des arbres comme abris,
               joue à cache cache avec nos
regards
                                            
et nos rêves …! « 
 
 


 

 

Vous vous souvenez, sans doute, de ce dimanche du mois de mars, où nous avons amené près du cerisier des pierres
…pour y former un coeur et y semer des fleurs…

              un
palais de violettes
 

Puis, un peu plus tard …je voulus orner ton âme d’une plante symbole qui témoignerait à jamais de l’endroit où elle s’étendit le
plus .. Et Cécile (« Cécile et Jean », qui vivent entre dessins et pigeons), me déterra d’un geste assuré et des plus instinctifs 
… 

                  un pied de
verveine
 
…Et un peu plus tard encore, je réalisai que tu aimais par dessus-tout ces odeurs fortement citronnées qui
ravivent les sens et que la verveine, de surcroît, est l’emblème de ton terroir ! 
        Plus éblouissant que le plus cristallin des ramages
              les quelques ondées
de l’automne
     firent entonner avec fougue leurs racines
           et chanter les fibres de la terre
 
 



 Et, à son approche, à l’approche de « notre arbre », le sol en cette saison est jonché de feuilles mortes qui
craquent sous nos pieds, et te réveillent peut être mon coeur …
    alors je revois ton visage et son charme innocent !
 
                     Alors, à
quelques pas de là,
                                  
l’angélus du soir
                          devient
un hymne à l’amour …
      … et l’automne enrobe ton univers de ses effets psychadéliques
                             
sur la vigne et les arbres
                         qui,
exquisement, t’entourent …
 
 


 
                     …et
j’écoute la voix du clocher
                          
qui rassure et emplit de bonheur,
                      
et je me laisse bercer par ces lueurs,
                                
chaudes et douces
                      
dont t’inondent les humeurs du ciel
                          
à chaque tombée du jour !
 
                         
et jusqu’à la fin de mes jours
                           
 je célèbrerai l’automne …
                                parce
qu’aussi et si joliment
                               
tu me l’as murmuré !
 
               
                                              
          Arc-en-ciel   Rose rouge    Arc-en-ciel     
       
 Nota : Suite à un  » bug photo » de Windows live
(plateforme ayant hébergé mon premier blog) nombreuses photos ont disparu de cet article. Je n’ai pu malheureusement pallier entièrement à cet incident ! 
J’espère que mes mots suffiront à vous les faire imaginer et ressentir … 
 

 

Se sentir libre

Je n’avais pas prévu aujourd’hui de composer ce billet, mais je me sens à ce point « libre » que j’ai envie de le
dire, de l’écrire …
                      libre d’avoir touché la terre dans son coeur et ses racines, de l’avoir délivrée d’un fouillis végétal tenace et
disgrâcieux, lacéré entre innombrables filaments de ronces …je me sens aussi libre que ce coeur qui, à présent, respire et n’a plus le regard effarouché d’une jungle
!
                      Oh!
combien
 libre, mon ange…et qu’est-ce qu’elle sentait bon cette terre ! Je raffolerai toujours de son odeur, à la fois fraîche et suave
comme celle des tonneaux ; et comme il m’aurait plu d’être sommelière ou paysanne ! Et, tout en malaxant la terre, en l’empoignant même souvent, j’ai fait ainsi des tas de rêves, dont je
t’ai fait part, pensant avec exubérance ou vivant le silence à plein poumon !
 
                  Tout est à
présent de nouveau si beau, si enjoué et si avide de liberté…
                 comme ce tapis
scintillant de pétales échappées furtivement du pommier,
             la terre qui se fraye des
passages secrets entre les sillons de mes mains,
    cette jolie petite frimousse de chaise au parfum exotique qui joue avec le
vent,         
                                  
ou ce romarin aux rêves un peu fous
                            
qui ne cesse de tendre les bras vers les nuages !
 
 
 

 

 

              Je me sens si
libre
                  de
pouvoir tant t’aimer !
 
 
                
A Yoann : « Enfant de la terre et du vent »  
 
 

Une route en forme de coeur

Samedi 18 avril : 1er jour des vacances et sans
doute …
le plus beau Soleil !
  
J’ai fait hier un magnifique chemin pascal, un chemin qui m’a réconcilié avec une déchirure en forme de « route » et
de « virage » , une plaie grande ouverte aux poussières du temps !
Je sais à présent que cet endroit, tout imprégné de ta lumière, cet endroit que je ne pouvais effleurer sans les
cris de la douleur, m’imprégnera désormais de la même paix que sur les bords de la Sumène ou sous les branches de mon vieil arbre centenaire, sans doute parce que de là …….tu nous regardes et
nous souris un peu plus fort !
  
Il n’est pas loin de 10 heures,
sur la route de Foulayronnes près d’Agen, en ce 1er
samedi
des vacances de Pâques 2009… quand tu fis ressusciter mon coeur de l’épouvante
  
 

Nous avons repris cette route pour y déposer des fleurs et te rendre hommage, à l’approche de ton
anniversaire…mais, dans mon for intérieur, j’imaginais revenir à pas de géants l’effroi, les sanglots, la révolte, la paralysie, l’horreur.
Devant ton esquisse encore dessinée sur la route, mon compagnon dût m’amener lentement par la main mais, tout à
coup, parvenue devant les 1ères fleurs déposées en octobre, il se passa en mon être quelque chose d’étrange, d’extraordinairement léger et bienfaisant …comme les herbes embaument après une
pluie sauvage, comme l’enfant juste né vient poser sa chaleur sur un ventre apaisé…
et je me suis alors sentie si bien, comme baignant dans un sourire cristallin !
Il n’y a dans tout cela ni miracle, ni magie mais simplement une présence : ta présence
!
 
Puis, notre recueillement fut ponctué d’échos limpides de chants d’oiseaux  provenant des arbres
derrière en fond de paysage, et j’ai remarqué aussi que c’était à cet endroit de la route qu’ils étaient les plus nombreux …
 
Au fur et à mesure que nous nous éloignâmes de la couronne de fleurs fraîchement déposée, je me disais que
j’étais heureuse d’être venue, et d’avoir choisi ces 2 magnifiques coeurs qui nous parlèrent aussitôt…et, juste avant de repartir pour de bon, j’ai réalisé soudainement ceci
que le rouge était la couleur préférée de Gwendoline et l’orange celle de Lola !
Alors, les plus belles choses ne se concevraient-elles pas parfois dans la plus immense innocence ?
        Ou était-ce ton souhait le plus ardent d’arborer la couleur de leur
coeur ?
 
 
Nous te laissons , comme en plein coeur d’une « poésie tahitienne « …de celle qui constitua ton dernier voyage
ici bas et t’immergea de tant de bonheur …
                                                                   
A Bientôt mon ange Coeur rouge
 
A 1 km de là environ, bordant l’autre côté de la route, j’ai eu envie d’aller m’emplir
de la Garonne…
 
 pour le charme de
son paysage
                                                   
et

 la fougue de ses
vibrations

 et, de là, nous eûmes droit à un
splendide envol de canards sauvages …
                    et il m’a semblé alors t’entendre nous dire
:
                  « …Comme la vie l’est prodigieusement, je serai moi
aussi toujours là ! »
 
Je suis repartie confiante et pleinement apaisée vers l’autre RV de la journée en terre
gasconne,
       vers la lascivité de ruelles marchandes, aux parfums
du Sud et souvent riches d’une histoire millénaire,
       pour ce jour et, à maintes reprises, enveloppées de
délicieuses vapeurs de glycines          
                      et des rires de mes 2 princesses au regard
d’exception
                                             
mes 2 soleils
                                     
mes 2 plus jolies fleurs des îles
 

                                                    
mes 3 trésors
                                           
oh! combien je vous aime
                                                    démesurément
!  
                      
 

 

 

 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

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A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   

 

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Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

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