Chemin je t'aime

Feu dans l’oh ….

 

Ne plus reconnaître ce qu’on a aimé, craindre un instant qu’on n’ y éprouvera plus rien, n’y verra plus de miracles, n’y cueillera plus de cadeaux ….

Voilà ce que je ressentis, l’espace d’un pleur fugitif, en retrouvant mon « Bruant » sauvage, mon ruisseau, entièrement défriché, un dimanche de novembre …

Mais, MAIS ….

 

———————–

 

 

Il y avait si longtemps

que je n’avais plus haie-fleur-haie

de la plante de mes pieds

tes sentes ramifiées de mots rebelles,

et deviner,

de mon oreille, tout contre,

à ton bois,

le souffle de ton chant animal …

Je ne retrouve plus

nos liens et tes lianes,

ni tes rires

dans les herbes folles  …

Je ne mêle plus mes doigts

 dans les boucles de tes broussailles …

Mais qu’a-t-on fait de toi ?

Otés

les cils de tes paupières,

la mousse sur tes genoux

et l’empreinte du fruit sur tes joues …

Déchirés ces mots,

tels les chiffons de l’enfance

dans une malle à regrets,

éparpillés

 en petits bouts de carnets

que je piétine à présent

sous les charbons du soleil !

 

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Mais la vocation de cet automne

et ma foi en ta noblesse

ont extirpé de ton coeur malade

la flèche du chasseur de beauté,

 

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semant dans tes sillons

d’autres chemins de légende !

 

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Et parce qu’aucun arbre

ne voulut oublier

cette poésie de l’or du temps,

l’automne doucement a gratté

la vieille porte des cieux

jusqu’à sa couleur première,

mettant toute monotonie à naître

à feu et à vent ! 

 

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Billes ou graines de bonbons

venues d’autres horizons

peuplés d’arcs-en-miel

et d’étoiles menthe …

Tout existe

dans l’oeil gamin de mon ruisseau !

 

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Et l’émoi tout entier

vient se blottir amoureusement

dans le duvet des heures

où danse l’instant

sur des notes d’oiseaux,

 

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…et en jupon de fée !

 

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Feuille,

feuille de pas-prié

où l’air écrit son âme

inspirée des silences de la forêt …

 

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Là où le soleil dessine

entre deux ombres

le visage d’ange d’une fleur …

 

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Dans ma tête alors,

je me mis à marcher sans bâton,

ne m’appuyant que sur mes rêves …

 

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Tisonnier superbe

fera crépiter l’oh !

 

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Et dans ces flammes végétales,

je m’abreuverai de grâce et de vie …

 

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Puis, au loin, à la traîne de mon ruisseau, je vis le château …

Il resplendissait comme jamais il n’avait resplendi , plongé dans les draps du soleil entre deux murmures de lune …

Mais, espièglerie du temps ou circonstance voulue, la batterie de mon appareil photo ne voulut pas faire un pas de plus,

comme s’il ne pouvait y avoir que l’eau,

et ce feu dans l’oh !

J’ai continué à marcher, aux côtés de la lune, mes yeux encore tout trempés de soleil, la cime des arbres me rappelant farouchement les toits des temples hindous …

 

Et la lune, se penchant vers mon amertume, me dit :

 » Ton château s’est endormi, il te faudra revenir … »

 

(Sabine)

 

 

 

Entre sang et levant ….

 

Pour m’écouter vous lire ce poème,

cliquer sur la flèche de cette petite vidéo,

en prenant bien soin d’éteindre le lecteur du blog (sur la colonne de droite)

afin d’éviter toute cacophonie.

Je ne saurais trop vous conseiller de lire en même temps sur la page,

pour  cueillir certains jeux de mots avec le parfum qui leur est propre !

 

 



 

 

Dans l’éclat rouge et orangé

qui sublimise toute chose

y verrai-je encore aujourd’hui

la splendeur du levant

ou les espoirs en feu d’une terre

d’où ne jaillissent plus que des vapeurs d’en-sang !

 

Oh toi dont l’ancêtre

épargnait le ramier

en mémoire de Noé et de la colombe,

vivant du lait de ses chameaux

et d’un peu de farine,

que tu offrais parfois en pain

au simple voyageur, 

oh toi, fais-leur entendre !

Et dis-leur que dans ses prières

on ne parlait ni de sang ni de mort ….

 

Dans ses versets et dans ses chants,

puisses-tu encore

y voir fleurir le henné et le jasmin, 

entendre une fontaine

à chaque pas étranger,

et  penser à l’errant affamé

à chaque fruit tombé sur le sol …

 

Oh toi qui vénère ce livre sacré,

tu sais qu’au pied des mosquées

peuvent encore couler de belles rivières,

éprises de sycomores

et de mûriers blancs,

où les hommes se souviennent

de contrées au printemps éternel,

des doux amas de laine,

la poussière des petits ateliers,

et les confitures délicieuses ….

Oh oui, souviens-toi,

on pouvait danser le mot liberté

dans ces vergers merveilleux …

 

Mais aujourd’hui,

toute offrande dans sa chair

a été bafouée !

Et nos larmes ne sont plus

comme ces roses qu’on laisse sécher

à la fin de la lune

afin qu’elles deviennent plus belles encore ….

Nos larmes sont de vraies larmes,

sorties des profondeurs,

elles coulent à se perdre

 dans un désert humain,

à l’image du monde

devenu pour un temps,

juste un temps je l’espère,

paysage écartelé

dans un émail de douleurs …

 

Oh toi qui ne crois qu’en l’amour

à déverser dans les prières,

dis au ciel qu’il reverra la limpidité

 dans la marche des fleuves,

et que nous pourrons encore 

y laver nos « soi »,

pauvres teintures-riez …

Dis vite au ciel

 que la tristesse de l’univers

ne fera plus agenouiller le cèdre,

et que le poète chantera encore « ô soir »

dans la fraîcheur des eaux,

imprégnées de fleurs,

et près des bassins

où nagent des poissons d’or et d’argent !

 

Oh toi,

calme les mains tremblantes

de cette femme qui dénoue ses longues tresses

dans la tiédeur des étoiles,

et fais revenir sur ses monts

la chèvre égarée de peur,

partie fuir entre les oliviers …

Car

que reste-t-il dans tes versets,

de la candeur de ton histoire,

et de l’authenticité de tes convictions

au coeur de cet aujourd’hui,

si farouchement incertain

et déjà meurtri !

 

Si aucune vérité,

aucune beauté,

ne se périt dans les livres,

fais, oh mon dieu,

que nous ne soyons pas forcés

d’aller à la hâte les cacher

dans je ne sais quelle caverne du temps !

 

Car

nous nous souviendrons tous 

de ce jour

où les plus nobles croyances,

celles sculptées par la fraternité,

tombèrent en ruines,

s’élevant dans les nues,

telles des colonnes squelettes …

Et  sur leur marbre froid,

nous nous souvenons encore

que le moindre mot d’amour se tut !

 

(Sabine)

 

————

 

A toutes les victimes de ce 13 novembre 2015 et à leur famille.   

 

 

Dans le cil-anse des êtres et des choses …

 

Ohé, que faites-vous encore dans cette cour  à jouer avec mes demoiselles tournesol ou …tourne-tête !

Un, deux, trois…..le soleil n’est plus là,

et leur sourire d’or non plus !

 

Allez, revenez, pour une autre escapade autour de mon village, j’ai encore et toujours des choses à vous faire voir, sentir et écouter …

 

On pourrait ainsi croire que les lieux sont des magiciens, faisant apparaître des trésors  chaque jour , mais n’était-ce pas aussi notre oeil qui possède en son sein un immense refuge pour les merveilles du monde …?

 

Venez toucher d’autres fleurs et  goûter à d’autres fruits,

danser encore avec les arbres et chuchoter à l’oreille des vieux murs …

 

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D’elle, j’ai aspiré

toute la soie de sa couleur,

mes yeux dans ses yeux,

 ma main sur son coeur,

et je suis arrivée en larmes

à ce point d’abandon

qui la rend si vulnérable …

 

Mots-roses, me dites-vous ?

 

 

 

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Morose ?

Peut-être le suis-je en effet !

Et je préfère la voir ici s’ouvrir à la foultitude …

A cette infinité

qui brode sa silhouette

dans une robe de papillons

et ses cheveux bandonéon

dans la valse du ciel !

 

 

 

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Quelqu’un était là, qui est parti ….

Mais, au fond, qu’en savons-nous ?

Que savons-nous des subtilités du silence ,

des chemins qu’il emprunte

et des secrets de caresses qu’il laisse sur les choses …

Cette chaise longue exhale un tel parfum !

 

 

 

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Le pigeon, lui aussi, est parti….

Mais son histoire étreint encore ces murs !

 

 

 

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De quelques grains,

douce folie,

je fais de la confite-heure,

au sucre du bonheur,

et la dévore 

avec d’aime-mesure,

le plus fièvre-heureuse-aimant …

 

 

 

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…et je vis pleuvoir des anges,

m’abreuvant de mystère et de candeur !

 

 

 

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J’ai bu tant de beauté à la source de son visage,

mais qu’ai-je fait  ensuite de mon nectar de mots ….?

 

Il faut prendre le temps des émotions,

des flux qui nous traversent …

Sur l’instant, elle m’avait tant émue parmi les autres !

Que m’inspire-t-elle aujourd’hui ?

Juste l’âpre regret de ne pas l’avoir écrite,

posée aussitôt,

telle une déesse rare,

sur le papier de ma moleskine …

 

Et puis…

Peut-être ne voulait-elle rien entendre de moi, de vous ,

mais juste repérer dans nos regards

une complicité attendrie !

Que savons-nous de la fragilité des êtres et des choses ?

 

 

 

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Une feuille morte, nous écoutant, a maquillé ses joues

de la foi invincible des arbres …

 

 

 

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Vert, vert, VERS ……….

 

C’était hier !

Je n’ai pas été toute entière,

hante-hier,

à l’opportunité de créer

que m’offrait la saison ….

 

 

 

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Le  chêne a-t-il pleuré,

lorsque son corps se fendit en merrains …?

Jolies douelles,

petites douves sans ailes,

bois sans noeud,

si ce n’est qu’au coeur ,

quand les marteaux retentiront,

vos rêves d’enfant seront déjà bien loin !

 

 

 

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 Un jus de félicité coule entre les pierres …

Invisible dites-vous ?

N’entendez-vous rien dans la feuille qui frissonne !!!

 

 

A chaque instant que le sol respire,

il incite nos pas à partir,

faisant d’eux des veilleurs attentifs,

les poches emplies de baisers

traînant sur le front des fleurs

qui poussent sous nos pieds …

 

Et dans le cil-anse des êtres et des choses,

je me suis retrouvée,

enroulée comme un coquillage,

dans le placenta de mille et une aubes

à vivre et à voguer !

 

 (Sabine)

 

 

En nous l’en-faon ….

 

Entre les bras de la terre qui s’étire,

un enfant joue avec un rayon …

En les regardant tous deux,

je ne sais plus vraiment

à qui je dois ce spectacle si beau,

à la simple blondeur du soleil

ou à la joie innée

que l’enfant transporte avec lui …?

 

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Entre ombre et lumière,

un enfant fait danser des bulles …

En m’initiant à leur jeu,

je ne sais toujours pas encore

qui je peux remercier

de cet instant merveilleux,

la simple poésie du lieu

ou le chapelet de rêves épris

que l’enfant abrite en lui ….?

 

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Il m’aura fallu marcher et marcher

bien loin

pour  entendre un jour les réponses,

et aimer la voix chaude et singulière

qui ne cessa dès lors de chanter ces mots,

à l’orée de chaque jour

« La vie, le bonheur, le monde, ne sont pas autour de nous mais en NOUS …

En l’en-faon  amoureux qui est en nous ! »

 

((Sabine)

 

 

L’espace d’un TANT !

 

A l’heure où le soleil pense à se retirer de la scène, jetant à nos pieds toute sa ferveur d’artiste, j’aime flâner …

Je tournoie autour de mon nid, il ne faut jamais aller bien loin, où tout semble respirer un paysage quotidien et la béatitude des jours , mais il n’en est rien, jamais rien !

Je vais, appareil photo et coeur ouvert en bandoulière, dans le sens inverse de toute prénotion, recueillir tout ce qui voudra bien venir vers moi, l’air est toujours si plein de féerie …

J’y découvrirai une histoire, un message, une prière ensuite, au retour, à lire au vent des regards surpris …

 

Enveloppée dans ce hasard, je suis partie suivre les rêves d’une feuille, goûter au sang de ses pensées …

 

 

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Et, avec elle, tourner les pages de ce  grand livre du monde …

 

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Y comprendre, dans la veine de son silence, de gracieuses intentions,

 

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avides des mots « ensemble et fraternité » !

 

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Et dérouler, à la lumière des ombres, le parchemin des tristesses enfouies …

 

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Imaginant tout à coup, à travers l’or du courant, des farandoles et des farandoles d’hommes ….

 

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Et je me suis retrouvée sur des chemins sages, entre refrains d’enfants et rires de vieillards …

 

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Mais je me suis rendue compte que j’avais embué les yeux du soleil avec ces mots hors du temps …

  

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Ne pleure pas bel astre ….

Vois la lune en chemin, jolie m’happe-monde, qui nous parle de pays et de continents où faire encore danser nos pas !

 

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Non non, ne balayez pas les feuilles devant vos portes …

Laissez-les, porteuses d’avenir et de souvenirs, s’envoler au gré de leur élan…

Elles sont si douces au dos fourbu du mendiant qui a mal et froid !

 

 

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Non, non, ne balayez rien ….

Ni feuilles, ni oiseaux blessés, ni mains grelottantes ….!

 

(Sabine)

 

 

Je t’ai toujours, tu es encore ….

 

 

En ce jour où nos mots sont encore plus doux que les nuages,

où je vois en rêve se dessiner ta maison …

 

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J’ai envie de croire en ces lieux

où la fleur qui n’ose encore éclore,

étrangement repliée dans son coeur,

trouve l’exquise main rare

d’un jardinier romantique …

Car,  souviens-toi,

terre parfois si injuste,

il était …

cette cascade perdue

dans un désordre de fougères,

invisible aux promeneurs ignards

et pourtant si belle à écouter …

Il était …

cet arbre aux mille chagrins,

s’emmêlant dans ses racines !

 

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Aujourd’hui, nous n’aurons plus peur,

ni lui, ni moi,

de nous découvrir enfant

et de le clamer sur tous les toits du monde …

 

Et près du banc et de la rose,

nous nous éprendrons encore du soleil !

 

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Et tu t’abreuveras mon ange,

encore et encore,

de l’amour infini qui pleut dans notre maison …. 

 

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Nos vies sont des billes

qui roulent sur les chemins,

et  qui parfois en s’égarant

prennent la couleur du ciel ,

Alors …

jouons, jouons !

Bleue pour moi,

me rappelant tes yeux,

rouge pour toi,

comme mon coeur passion !

 

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Et là où tu nous guides,

de jardins légers en suaves paradis, 

nous irons,

déroutant les pires labyrinthes …

 

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Et qu’importe ceux qui n’y croient pas,

ne croient en rien

et surtout pas en nous …

Dans les champs où tu pleurais,

j’ai jeté la clef des absences

et des peut-être

pour attraper celle des TOUJOURS

et, avec toi,

y rire et y chanter ….

 

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A mon ange,

et ses trente-deux automnes dans le ciel,

où il s’envola ce jour …

 

 

 

Sur ce chemin oublié de Compostelle …

 

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Le grand moment est arrivé de vous offrir, enfin, mes instants sur le « camino del norte », quitté à regret cet été, et qui me voit chaque jour hantée par le désir frénétique de le poursuivre …

Selon cette habitude si chère à mon coeur, je vous propose de le vivre le plus spontanément du monde par le biais d’un diaporama commenté : « mes livres d’images » sont toujours à la même place, ils rêvent immobiles sur la colonne de droite et sous mon lecteur de musique. Parmi eux, vous trouverez mon « camino del norte » (en dernière position aujourd’hui)

Pour celles et ceux qui ont savouré mon compostelle alsacien (et tous les autres chemins), il y a moins de photos cette fois-ci. Mais je pense qu’il y a toujours autant de texte pour les illustrer …

Car l’image ne prend véritablement sa force et son identité que dans les mots qui la traduisent !

Alors …

Après vous être imprégné sensuellement de l’image, allez lire dans mes commentaires ce que spirituellement, humainement, magiquement, elle a à vous dire !

 

Au fil de mes commentaires, vous remarquerez sûrement que je ne vous parle pas de récit qui s’en suivra comme à l’ordinaire …

Tout simplement parce qu’il n’y aura pas de récit mais un « livre » cette fois, mon premier livre dédié à Compostelle, qui viendra honorer ce chemin.

Pourquoi ce « chemin oublié » plutôt qu’un autre ? Vous le comprendrez au fur et à mesure de mes confidences !

Je ne sais encore combien de temps ce livre mettra à naître…

J’ai déjà le titre, la préface et d’autres aile-aimant mais … laissons le pousser distraitement dans le ventre alangui de mes pensées ….!

Laissons aussi à mes pas la joie d’achever ce qui fut commencé. Ainsi, de la Cantabrie je poursuivrai dans les Asturies par le chemin primitif jusqu’à Santiago.

Un livre, un chemin à finir et peut-être une tentative en auto-entreprise en tant que liseuse auprès des enfants malades et des personnes âgées … Autant de projets qui se ressemblent et meurent d’envie de se rassembler !

 

Venez, à votre tour, vous rassembler autour de mes extases, caresser de vos pieds nus l’herbe tendre, parer vos yeux de robes d’écume et respirer la brume des aurores …

Parsemées ça et là, quelques notes ont été adressées à certains de mes amis virtuels et non virtuels : Old Nut, Hécate, Nicole la pèlerine ….

 

Bon diaporama et Buen camino !!! 

 

 

J’ajoute cette petite note pour celles ou ceux qui n’ont pas trouvé mon diaporama. Comme je l’indique, il se trouve sur la colonne de droite de mon blog, à la rubrique « Mes livres d’images » (juste en dessous de mon lecteur de musique).

Vous verrez, il y a là toute une série d’albums et le « Camino del norte » se trouve à ce jour en dernière position.

Il vous suffira ensuite de cliquer dessus, vous obtiendrez une mosaïque et vous n’aurez plus qu’à cliquer sur la première photo de la mosaïque pour suivre et vivre mon diaporama commenté, image par image, chacune illustrée de « son » histoire ! 

 

 

L’arbre aux yeux de chouette …

 

Voici les mots d’un arbre à une chouette, que j’ai pu lire à la lueur d’un regard, lors d’une de mes promenades quotidiennes vers le marais à grenouilles et la peupleraie …

 

 

 » J’ai passé des nuits et des nuits à tendre l’oreille,

guettant le souffle de tes ailes sur mes joues …

Lorsque je compris que tu ne volerais plus,

que tu ne viendrais plus te réchauffer au creux de mon bois,

je pleurai tellement

que l’empreinte de ton visage se grava à jamais en moi …

Ton âme était venue tatouer ma chair ! « 

 

Ton noyer

 

 

 

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J’ai commencé le diaporama commenté promis il y a quelques jours …

C’est beaucoup de consécration, vous le savez, je ne puis donc passer vous voir en même temps !

Mais quel bonheur, ensuite, de tout pouvoir vous faire partager …

Je n’ai même pas pris le temps de vous en parler plus tôt, mais bientôt un enfant gravement malade verra son rêve réalisé grâce à la mise en oeuvre d’un livre écrit à plusieurs mains, à laquelle nous avons été 170 auteurs à avoir participé …

Venez sur  ce lien  pour en savoir plus, mon amie évajoe vous en parlera bien mieux que moi !

       

 Folle-aimant vôtre !

 

 

A coeur ouvre-vert ….

 

 

Je devais vous attraper une mèche de cheveux du soleil et la glisser entre vos pages …

Eh bien, je viens de le faire !

 

Levez un instant les yeux et ….

 

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voyez ce qu’elle vient de m’écrire , vous demandant de faire comme si …

chaque sillon de voyage dessiné dans le ciel devenait une ligne de mots libres volant vers les sentes de votre poésie intérieure …

Et des oiseaux aux mille et une ailes viennent, regardez, telle une ruée de petites mains d’enfant, aux doigts grands écartés et ivres de découverte, posées sur les vitres du temps …

Et le cahier de votre coeur, là où palpitent tant de mûrs secrets, sent si bon tout à coup, le jasmin et la cannelle, les allées de coco et les pétales oubliées dans leur malle de mousse, et toutes les couleurs des lointains avec leurs soirs au parfum de cèdre et leurs matins rouges abreuvés du sang de la joie …

 

Pour vous, j’ouvre des fioles de rires et des étals de satin où la beauté se contemple mais ne se vend pas !

 

 

 

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Entre surréalisme et magie,

dresser l’instant sur un trépied de roses,

pour faire du rêve la matière

et de l’échange un jardin …

N’était-ce pas la source même de l’attente 

qui coule en chacun de nous ?

 

(Sabine)

 

————————

 

Je vous avais dit « A bientôt » sur vos allées et vous m’y attendez encore …Mille pardons !

Le temps ne m’a pas laissé ce divin plaisir !!!

 

Je commencerai à venir cet après-midi et finirai mes superbes errances chez vous ce week end.

(En principe, si rien ne vient se greffer entre-temps ….!)

 

Puis, je repartirai sur « le camino del norte » parcouru cet été, par le biais d’un diaporama commenté, qu’il vous faudra me laisser le temps de « bâtir » (les souvenirs sont parfois de bels mais si grands édifices !),

en attendant d’y retourner physiquement courant septembre ou octobre (?)

 

VIVE-AIMANT !

 

 

 

« Champagne » sous ma bulle …

 

 Vous souvenez-vous du roi splendide, de la biche égarée, des coiffes de vieilles fées,  du dinosaure magicien, de Verlaine, de la coupe de soleil  bue avec une fleur, des rubans blancs des chemins courant dans un paysage au fusain et à l’encens mêlés …

J’avais emporté de ma peupleraie un crayon, un rire et une poignée de terre …

C’était ICI et cet hiver, autour de mon village …

 

————————

 

J’y suis revenue, depuis, maintes fois !

 

Je vous conterai aujourd’hui ma dernière escapade en ces lieux.

Plus tard, je reviendrai vers les autres et vous verrez combien un seul et même itinéraire peut offrir de facettes, déployant mille et un voyages, où les émotions n’ont pas vraiment de début et encore moins de fin, où le temps est aussi changeant et imprévisible qu’une femme, tantôt en haillon d’argent comme tissé par les étoiles, tantôt en jupon de verdure cousu coeur par les doigts légers des fougères …

 

 

J’ai pris une mèche de cheveux du soleil, la glissant sous mon chapeau,

un peu de laine de nuage,

un peu de fruit et de thé, me remplissant à travers eux de vallées et de rizières,

et je suis partie parler au matin …

 

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Je l’ai surpris, toute audace dénouée, se roulant dans les prés …

 

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J’espérais en vain que cette sublime chevelure dévoile un visage …

Fée des sentiers de terre, invoquant l’abondance,

ou maudite sorcière entrain de comploter ?

 

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Une fleur-étoile semblait porter le ciel dans son corps,

tant elle ruisselait de bleu !

 

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Je marchais dans la foule,

étourdie par le rire des passants …

 

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Qu’elle était belle, dans son écrin de paille …

Dans sa tête, j’entendais galoper des chevaux et pleurer des orages,

Belle, comme le fut Cendrillon un fameux soir de bal,

séduisant chaque instant par sa fraîcheur d’enfant !

 

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Oh ! Hé ! les demoiselles , quel chahut !

je vous entendais, sous les dentelles du silence,

là où le vent sombra un jour de plaisir …

 

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Un deux trois …soleil !

Puis-je encore jouer dans votre cour ? 

 

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J’ai soulevé mon chapeau,

y ai libéré la mèche de cheveux …

A-t-on le droit d’emprisonner un rêve ?

 

J’ai alors trouvé d’autres bonheurs,

si imprévus, et si porteurs de soleil !

 

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Pour me tendre ainsi les bras,

cette feuille se souviendrait-elle tout à coup de son histoire,

au reflet d’un terroir authentique et généreux,

celui des camisards …

 

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Un peu plus riche des simples trésors rencontrés,

je retrouvai notre petit village de Champagne,

plus pétillant que jamais,

dans le verre coloré de mon regard amoureux !

 

Plus de lumière et contraste

 

 

 

Sur le chemin de l’existence,

sautez de joie,

allez toucher les lampions,

et les têtes folles des arbres,

inventez-vous des marelles,

et des ailes sur le dos !

Et qu’importe le regard étonné des passants,

ils se laisseront vite embrasser à leur tour

par cette  superbe allégresse,

 

RECADRAGE (Copier)

 

 

cette fringale de VIVRE !

 

 

________________

 

 

Mes journées sont « en crue »,

mais je passerai vous voir bientôt !

J’essaierai de vous trouver 

quelques mèches de soleil,

à glisser sur vos pages,

en attendant qu’un vent enchanteur 

les emporte plus loin encore … 

 

 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

materiel medical

A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   

 

Partage

communaute les passeurs de mots

caresses musicales

Mes livres d’images

 

Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

Compostelle

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Compostelle

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Vagabondage

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Notre voyage solidaire

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Rencontre avec les Vautours

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Le chemin de Stevenson

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Compostelle : de Cluny au Puy

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Autour de Crazannes

vignettepicasasabine4

 

Compostelle alsacien

vignettepicasasabine7

 

Camino del norte

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Protégeons-la !