Chemin je t'aime

Par chemins ….

 

Photos mains lola 2 à l'ancienne (Copier)

(Les parchemins de Lola ….)

 

 

Qu’importe 

l’endroit où ils se posent …

Sur table-être d’argile

ou tissu de « soi »,

dans une fleur du Nil

ou le doux manteau de chèvre

qui enferme l’aloi

des immenses collines

aux rires safran …

Je les déroule toujours

dans le sens du ciel

pour y sentir,

entre deux soleils,

la caresse des astres.

J’y ai même un jour

entendu

les pleurs secrets d’Ulysse

dans ces petits feuillets magiques

en peau de chagrin …

Qu’importe, vois-tu,

les lieux et leurs distances,

tous ces mots écrits

ont gardé dans leur fer

l’âpreté poétique des sentes

et la fougue enfant des diligences …

Puissent-ils voyager toujours

et encre-or !

 

A ma lola,

et à vous toutes et tous, amies et amis virtuels, qui les rendez si émouvants …

Au plaisir que j’ai à vous lire, involontairement ponctué mais si fervent !

 

(Sabine)

 

__________

 

Lola a réussi le concours des Beaux-Arts à Limoges.

Retenue également dans la première phase de recrutement visant une entrée en D.M.A  « Reliure Dorure » à l’école Estienne de Paris, elle tentera mercredi la seconde et dernière phase.

Nous l’accompagnons et je serai encore absente un peu …….

 

 

Allant-vert …

 

Vers toi

mes sens  retrouvés

dans le vert épuré

de tes rires

et l’encens fleuri

de ton souffle …

En vers

ta joie qui rime

et mes pas à l’envers

pour mieux voir les oiseaux !

 

De mes oreilles

en feuilles de l’or-riez

j’écoute le baiser de ton coeur

posé

sur les maints et leurs rides.

Du blues dans mes yeux

tu allumes les feux

de nos silences inspirés…

Lueur de gitanes,

 devenue gîte-âme,

instant  beau-aime,

car tu ne fumes plus rien

désormais

pour oublier !

De mon poumon haletant

je respire tes veines,

entre deux ciels …

Mais de celui sans rouge 

à force de trop de sang

dans mes larmes terrées,

je choisis le rouge sang

où le jour se plaît à mourir

et où mon étoile de berge-erre

reprend vie !

Dans la grotte sauvage

qui se ferme entre mes lèvres

lorsqu’elles ne veulent plus parler,

coule encore et m’enchante

la source si fraîche

et célestement inépuisable

de tes chants papotiers …

 

Et je marche sur la terre,

portée par le ballon des nuages,

entre deux crépitements

de jupons de roses

que le vent s’amuse à froisser …

 

P1130527 (Copier)

 

 

 

 

Un soir,

en te devinant,

la prière n’eut plus

ni lieu ni chaumière …

Elle suivit juste une effluve

qui partit

mais jamais ne revint

du chemin de nos absences

aux alstromères or-ange

de nos jardins secrets …

 

P1130529 (Copier)

 

 

 

 

A l’encre de tes aurores,

j’écrirai toujours

nos mots d’en-faons

blessés

et les arbres et leur lumière

où nous aimons nous cacher …

Entre nos lignes

où le TOUT peut se lire,

les âmes de poète

viendront toujours cueillir

notre histoire en pleins

et nos rêves en déliés !

 

P1130530 (Copier)

 

 

 

 

Entre nous,

glissant sur la soie de nos ailes,

TOUT vient s’unir et s’aimer …

 

Regarde là-bas …

 

La lune a fait un cauchemar

et elle s’en va pleurer

dans les bras du soleil …

 

(Sabine)

 

A  toi mon ange,

à tes trente-trois ans aujourd’hui.

 

A la minute où tu naquis

la neige se mit à tomber par la fenêtre…

A croire que tu portais déjà

une part des mystères du ciel !   

 

 

Adieu tristesse ….

 

Il devait y avoir sur cette page un grand pagne-riez, pour vous, rempli d’exubérance …..Continuez à être sages, donc fous puisque « la folie est le soleil des sages », et vous l’aurez bientôt, promis !

Mais hier, en ce jour de prière chez les pêcheurs et les bergers, et de grisaille sur mes élans, lourde tristesse tombée sur mes berges et faisant pleurer l’oh, le hasard a poussé mes pas sur ce chemin emprunté par les pèlerins de Compostelle, autour de l’abbaye de Trizay ….(à un petit huit kilomètres de notre chaumière).

Je l’écrirai plus loin … »Un chemin qui lave, pétrit, puis lave encore ….. », peuplé de vents fous venus des quatre points cardinaux !

Ecoutez-les, ils vous parlent des hauts, de ceux qui se hissent en vous ….Joyeux lundi de Pâques !

 

————————–

 

 

P1130402 (Copier)

 

 Do Ré Mi

misère-errée,

s’ouvre la partition

du soleil

en rêve d’amour

de Liszt …

 

 

 

 

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Sortir du village

par la « rue de l’Espérance »

un rien m’émeut …

Un pic vert

martèle sur un tronc,

il se blesse aux clous

de mon chemin de croix …

 

 

 

 

P1130405 (Copier)

 

L’oiseau me dit

d’aller trouver matière

à tisser un nouveau nid

dans l’intime de mes creux …

 

 

 

 

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Les arbres

sur ces mots entendus

et pieusement écoutés,

un à un ,

sur mon passage

m’ouvrent leur coeur !

 

 

 

 

P1130411 (Copier)

 

Et dans le reflet de leur sourire

je m’invente des coraux …

 

 

 

 

P1130412 (Copier)

 

Je défais la tenaille

accrochée

à la barbe-ailée

d’un vieux sage

qui venait me retrouver …

 

 

 

 

P1130415 (Copier)

 

Plus d’aube-épine …

Que des fleurs douces

filant

sur la gorge de mes rires

déployés,

gemme

j’AIME

d’or !

 

 

 

P1130418 (Copier)

 

Je fais le mur

sur son corps

pour atteindre le ciel …

Il m’en-chêne …

J’ai perdu quelques étoiles

dans mon bas de l’AIME …

 

 

 

 

P1130422 (Copier)

 

L’abbaye est au bout,

la voyez-vous

sur le flanc des nuages …

Il y a toujours

un rêve d’ange

à cueillir

sur la cime de nos pas …

 

 

 

 

P1130421 (Copier)

 

Voie bénie des incertitudes,

à la croisée de vents fous, 

où nous nous apprivoisons à nouveau

avec la féerie de l’essentiel !

 

 

 

 

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Afrique-aine,

sur ma tête

la cage-être

qui me rapproche

du sanglot des cieux ….

 

 

 

 

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Dans l’ombre de la pluie,

les secrets d’oh

avides de verdure

se libèrent …

 

Il pleut …

Que cet instant fait du bien !

 

Un peu plus loin

une biche me surprend…

Mais alors

je n’étais donc pas si seule !

 

Plus loin encore,

un parfum de jasmin

et de réglisse mêlés

enivrera ma peine …

 

 

 

 

P1130429 (Copier)

 

La main d’un étranger

me gomme et repeint

les couleurs de son visage 

sur mes maux …

Taire-glaise,

autre pays d’affres-rit,

ne veulent plus de mon chagrin …

Je me mets à aimer

dans mes mots

sa poésie indigène …

 

 

 

 

P1130431 (Copier)

 

Pose une larme,

me dit une autre étrangère,

je la donnerai au matin

demain

Il en fera

un vert-tige de rosée …

 

 

 

 

P1130433 (Copier)

 

Tôle-errance !

Ne pas s’attarder

sur les souffrances

qu’on nous inflige,

mais prier

pour ceux qui nous les ont infligées ….

 

 

 

 

P1130434 (Copier)

 

Nos ponchos

voiles qui volent …

J’en-barque

dans la sueur des mottes

vers les hauts mâts qui chantent …

Cette errance lave,

pétrit

et lave encore …

Marins et marcheurs se ressemblent !

 

 

 

 

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Réserves de cire

de sève et de trêve,

nos émotions s’impriment

en batiks de rêve

sur l’écorchure des sols …

 

 

 

 

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Rouge

la conscience bouge,

de désir et de sublimité,

la vie dans mon sang

embaume

mon allégresse ressuscitée !

 

 

 

 

P1130446 (Copier)

 

 Mais toujours au loin

des hommes crient,

terrés,

lèvres pendantes,

leurs chants défigurés…

Et pour eux

je marche aussi,

enterrant

peu à peu

sur leur chemin de râle lent

ma propre douleur !

 

 

 

 

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Et je vous reviens

en heureux

petit chape-héron

errant

rouge !

 

 

(Sabine)

 

 

Imagine-erre …

Et si on rejouait à « Pierre feuille sises-oh »

 

Vous vous souvenez ?

Il y avait …

Cet arbre valseur,

ces allées-anges,

et mon crayon

posée sur l’alvéole

de la feuille-deltaplane …

Un peu plus loin, je rencontrais Musset …

 

J’ai repris ces sentiers des alentours,

 à la bouche en feuille et au teint de fleur …

J’ai repris

et les ai reprisés, 

au fil de l’oh ! 

Inséparables chaussettes

usées

mais si douces,

 chevillées à mes mots,

aux rimes fantaisistes 

 et résonnant de mille pieds  

en sandales de mousse …

 

 

 

Aujourd’hui encore, vous pourrez glisser votre oeil polisson par la lucarne de mon récit  ….

 

Lucarne herbe

 

Follement délicieuse, n’est-ce pas, cette sensation de pouvoir tout contempler sans être vu !

 

Et pendant que votre oeil furète et court ….

 

 

Mes pas battent lent

à l’horloge des émois…

Je ne réveillerai pas

le lutin poète 

qui pense

dans l’alcôve des écorces ….

 

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 Lente, libre et loin …

J’ai peur de marcher sur le nacre

de la brindille qui dort

entre les bras du matin …

 

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Feuille bohémienne,

j’ai lu dans tes mains,

vu

des caravanes d’étoiles

passer

sur des paysages ébènes,

et autour de l’âtre soleil

frétillent

en transe

des oiseaux de bonheur …

 

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Le vent entonne une ronde …

Des enfants d’arbres,

vêtus de rouge horizon,

tournent et tombent,

ivres de déraison,

aux pieds d’un pinceau pèlerin …

  

P1130307 (Copier)

 

 

 

 

Sur les chemins de pluie,

j’ai reconnu mes larmes,

dans ce drap scintillant

où la terre se roule

en rêvant

de dérives avec le printemps …

 

P1130312 (Copier)

 

 

 

 

Est-il besoin d’or

sur les joues de la fleur

pour lier l’art à son corps,

discret coeur-à-cor

qui fredonne un monde

hors

de tout artifice,

vers de beaux creux de dunes

et des cavernes de thym …

 

P1130300 (Copier)

 

 

 

 

Elle attendait

emmaillotée 

dans son chant de lavande,

de vrais silences

qui interpellent,

la présence existante

mais désertée

d’anciens chemins de grêle …

 

P1130310 (Copier)

 

 

 

 

Ses deux pieds

de ballade-in

brillaient…

Elle les regardait,

puis soudain se hissa

sur ses pointes

de satin blanc

et dansa

le spectre de la rose …

Comme elle

ose

l’happe-aile

des sens,

ta vocation prime-erre …

 

 

P1130316 (Copier)Feuilles imagine-erre recadrée (Copier)

 

 

 

 

Boire cru

le jus de l’oeuf

éclos sous les mots …

Instant tiède,

sangsue-aile,

qui s’évapore

léger

de mon bois à penser …

 

photo ravivée (Copier)

 

 

 

 

L’esprit 

à  fleur et à sang

du marcheur éveillé

flue et se fond,

à la sève des choses,

comme tout ce qui ondule

dans l’oeil des forêts,

en colliers de branches

et rubans de ruisseaux …

 

P1130318 (Copier)P1130321 (Copier)

 

 

 (Sabine)

 

 

_____________

 

Dans ce même esprit d’errance,

n’hésitez pas à …………

aller chevaucher doucement

sur des terres lointaines,

devenir mioche,

des miettes d’extase plein les poches,

laisser tambour-inné le soleil

de vos mains

et voir la cigogne, les soirs,

rêver de bulles d’astres …

Coller votre oreille

à celle du voyageur immobile

où se mêlent blues heureux

et harpe du ciel …

Aller vêtir de chanvre

les espoirs d’un pauvre moulin

et, peut-être,

trouver enfin la clef

de ce beau refuge de pierre

appelé « Miséricorde » !

 

Tout ceci c’est

quelques pas plus bas …

(Pour celles et ceux qui n’y seraient pas encore allés !)

 

 

 

La Jard en jarre de rêves …

Allez comprendre pourquoi, en ce dimanche écartelé par la colère du vent, nos pas ont eu envie de se poser sur un paysage implacablement désert, la Jard, que seules habitent une tourbe épaisse et quelques herbes mouillées …

Il n’y a rien à comprendre, juste à se laisser aller au mystère intégral de chaque délice d’être, celui-là même qui nous fait avancer !

J’aurais pu, d’ailleurs, intituler ce billet :

« Hêtre ou ne pas être … »

 

En glissant un oeil par la lucarne … Rue et vent (Copier)

 

L’air mutin fait aussitôt aspirer à des rêves aussi intimes qu’insensés ….

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En hommage aux « voyageurs immobiles » ,

je dédie ces quelques pierres,

que réchauffera au fil des découvertes

le credo de mon inspiration …

 

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Pour eux, j’irai même plus loin …

Jusqu’à me faire

« la malandrine des grands chemins »,

ôtant crochets et cadenas

dans la volonté d’un bel abri …

 

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Entre deux tranches de terre

j’ai trouvé la fève,

l’ai ranimée de mes mains,

pas de gale-être

sur la peau de mes chemins ….

Une fois dans ma poche

mon coeur devint mioche,

miettes de joyeuse gavroche

à garder pour demain …

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J’aime croire

en l’ivresse d’un voyage

qui prolongerait mon regard,

plus loin

que tout au-delà imaginable …

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Dans sa malle-être

de passe-t-elle,

l’hiver griffonne ses envols

afin que la marouette s’y abandonne ….

 

P1130234 (Copier)

J’ai troué

le papier verre

de mes carnets !

Plus rien désormais

ne polira mes grains

d’émoi

de fantaisie

de vérité …

Un soleil fou est venu

à la porte de mes mots

tambour-inné …

 

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Paumes en coeur,

l’herbe est un écueil

pour l’eau qui a peur

des silences âme-air …

 

P1130240 (Copier)

Berge métissée,

née d’un vol de pavot

vers une ballote noire,

joue sous le vent

du blues heureux …

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L’ombre enlace le vide

de sa silhouette de fée,

il danse un rien d’unanime

sur les solitudes échouées …

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Je n’ai plus qu’un papier vert

pour traduire

la verdeur

des idylles du soleil !

 

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Langues de bois

tressent des rimes…

Dans la fleur de leurs tirades,

d’infinies scènes d’amour

s’en-cheveux-être à jamais ….

 

P1130263 (Copier)

Là,

vous ne le voyez peut-être pas,

un voyageur immobile

médite

sur le piquet,

desserrant un à un

ses chaînes de prison-niée …

Il ne sait plus qui,

de lui ou de son épieu,

est le plus entravé !

 

P1130267 (Copier)

Là-bas le moulin de Rabaine

et son saule

pleure-heures …

Il aurait voulu qu’en son ventre,

s’effilochent le coton et le chanvre,

pour offrir aux poètes

matière à créer,

en avoir un jour  la primeur !

P1130271 (Copier)

En l’écoutant,

des sirènes pleurent-nichent

sur l’incertitude de l’oh ….

P1130275 (Copier)P1130277 (Copier)

Le voyageur est parti,

a laissé une liane

entre ses rêves

et ceux de l’arbre

pour pouvoir s’accouder

à la harpe du ciel !

P1130279 (Copier)

Le voyageur en partant

a réveillé des chants,

sur le chagrin des îles,

qu’entonnent des étoiles

aux lèvres amarantes

et en jupons de cils …

P1130281 (Copier)

Tous les rêves sont à fleur

et m’effleurent de leur crinière,

blonde, feu,

baie, mandarine …

Mes rires suintent

de senteurs équines, 

et je reste cette étrangère,

étrange,

chevauchant avec douceur

entre des anémones de Mongolie …

P1130282 (Copier) 

Mon soleil fou

peu à peu

disparaît

dans l’imperceptible du décor …

P1130283 (Copier)

L’aurais-je aussi rêvé,

fait naître

de ma bouche,

en bulle étourdie,

avec l’eau des toits

et le savon blanc des nuages ?

P1130285 (Copier)

A-mère-t’hume,

il entre chaque soir

dans le placenta du ciel !

A-mère-veille

il aura, demain,

le sourire de l’enfant 

d’aile …

P1130286 (Copier)

Un vieux bossu, au loin,

qui avait tout vu,

tout entendu de mon histoire,

alla tout rapporter

au Seigneur des vents …

Mais, parvenu à la fin du voyage,

l’homme soudain pleura !

 

P1130288 (Copier)

Apôtre tant vénéré

dans les prières du pèlerin,

toi qui as donné à cette église

ton nom,

dis-nous, je t’en prie, pourquoi

à cette heure si froide du crépuscule

elle ne laisse entrer personne !

Ne pourrais-tu pas

lui chanter quelques mots-ombrelles

à l’oreille ?

Ce vieil homme de mon récit,

et tant d’autres avec lui,

gueux splendides,

bardes maudits,

misérables 

errant sans collier,

Hommes-chiens

qui connaissent si bien

le langage de l’aube

et les bienfaits de l’hirondelle,

tous

ont les yeux âprement tournés

vers ce soupçon de chandelles

qui brille par le vitrail

et ignorent encore pourquoi

ils ne peuvent trouver refuge en son sein !

P1130289 (Copier)

A toutes ces …fissures du TANT

qui nous font entrevoir l’illusoire

et toucher l’impalpable,

de nos doigts d’enfant …

Sabine.

Doisneau ….rouvre les yeux !

 

Doisneau, rouvre les yeux ….

Tes enfants sont toujours là !

 

Ils sont là …

N’entends-tu pas leur pas

dans le tintamarre des herbes ?

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau (Copier) 

 

Ils ont troqué

sur un  coin de conte-hoir

leur écran dérive-hoir

tac-til  tac-til tac-til

pour l’horloge du vent …

Elle leur donne des rêves qui gambadent

entre cailloux et branchages

dont l’histoire,

tenue dans leurs petites mains,

 a repris tout à coup

l’éloquence des forêts

et le souffle des ruisseaux ….

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau toujours et encore (Copier)

 

 

Les enfants qui appellent l’oiseau

recueillent en leur coeur

 toute l’euphorie des cieux …

 

 

 

 

P1130166 (Copier)

 

 

Et lorsque de leur rire de cristal

ils percent l’air jusqu’aux nuages,

ils font tomber des flocons de neige

sur les déserts asséchés

de mes rimes austères !

Confidents des étoiles

transformant l’ombre

en tanière du soleil,

Rebouteux de génie

faisant s’envoler les mots malades

plus haut que l’infini,

nous avons tout à apprendre

et tant à boire

de la sève sacrée de leur poésie !

 

 

 

 

Esaïah avec mes yeux de Doisneau (Copier)

 

 

Par ce visage rond

je parcours la terre

et puise toutes les candeurs oubliées,

retrouvant entière

dans les prunelles de l’humanité

cette soif de sentiers de lune

et de balades de fée …

 

Petite tête folle,

délicieux manoir hante-thé

où infusent toutes les fleurs des chemins

et les saveurs du monde,

où valsent maintes gens,

mendiants heureux,

ministres en robes des champs,

dans un hope-erra prestigieux,

extravagante conte-in

pour grand’maman éblouie !

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau encore (Copier)Enfants avec mes yeux de Doisneau encore encore (Copier)Enfants avec mes yeux de Doisneau encore et toujours (Copier)

 

 

Je leur apprends « le baiser aux arbres »,

et les pages du silence …

 

 

 

 

Enfants avec mes yeux de Doisneau toujours toujours (Copier)

 

 

Et vois, à présent,

comme ils savent réciter le mot AMOUR !

 

(Sabine)

 

 

A mes petits-enfants, 

et à ceux de la terre entière.

 

*le mot « hoir » , utilisé ici en jeu de mots poétiques, existe bien et signifie « héritier » en français dit « désuet ». 

 

Pierre feuille sises-oh …

 

Cueilleuse du tant dans l’invisible,

je suis retournée par ces sentiers, que vous connaissez maintenant aussi bien que moi, autour de mon village …

 

 

Le corps de cet arbre
m'invita à la danse, 

 

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et la blancheur de ces allées,

à la tendresse des anges ….

 

P1130034 (Copier)

 

 

 

Dans cette paume de maints,

j’y ai lu des voyages imminents,

et l’or de sa peau douce

est venue colorer mes pas …

 

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Mon crayon s’est mis à suivre

sur les écorces et les broussailles

des lignes de rail enchantées,

et dans le galbe du feuillage

des deltaplanes  en partance …

 

P1130086 (Copier)P1130045 (Copier)P1130072 (Copier)

 

 

 

En levant légèrement les yeux,

je vis qu’une étoile espiègle

s’était accrochée aux cheveux de ma poésie,

faisant de mon cahier

un herbier merveilleux …

 

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Pierres,

feuilles,

sises-oh

si haut…

 

Comme celle-ci,

avec son visage aux mille bouches

où je bus toutes les pluies d’été

et les chants de l’aurore,

me persuadant un peu plus

que toute la beauté du monde

était déjà dans notre regard !

 

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Ou celle-là encore,

gantée de rêves lunaires …

 Il émane d’elle

un parfum livresque

où Musset se ballade !

 

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Comme j’aimerais finir de mes mains ce cerceau,

pour le faire courir devant mes maux

et le parer d’herbe et de fleurs ….

 

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A ses mots, une caresse

se faufila dans mon apesanteur …

 

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Ils s’bécotaient

sur un coin d’histoire magique

en s’foutant pas mal

de mon oeil impudique …

 

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Fragile alliance,

entre les hommes et le vent,

que la lueur du soir

place à mi- chemin

entre muse endormie

et oeuvre de l’instant …

 

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Coeurs sensibles,

ne pas s’abstenir !

 

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Car l’hiver,

ivre-vert,

a un sang frais

qui bat dans ses arts-terre …

 

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Car …

je crois en cet autre regard

qui m’a fait débusquer

dans ce bois déserté,

à part-aimant vêtu d’amer,

sans ornement ni couleur,

l’âme de trésors égarés …

Et,

dans le tumulte de nos jours,

n’en est-il pas de même ?

Comme le hérisson a le coeur tendre,

et la châtaigne est un fruit délicieux,

sachons faire ce détour

vers l’âpreté des choses,

afin d’y lire le mot-doux

et découvrir l’avant-t’AIME

inspiré de l’art-heureux !

 

 

P1130078 (Copier)

 

 

Par-dessus nos épaules 

et l’alchimie de nos silences,

veille en pâtre oublié

ce seigneur de l’ombre  

« l’émerveillement » !

 

Dans ses rides coulent le ciel

et des mers apaisées.

Il élève nos errances

vers des crêtes ensoleillées,

et fait de nos humbles frusques,

usées par les traversées,

de somptueux tapis d’or-riant …

 

(Sabine)

 

 

En écoutant le « oh bois » !

 

 

En allant retrouver, éperdument au hasard, la rubrique « Voyages » de mon amie « évajoe », j’ai eu envie de vous proposer un thème !

Venez vous installer près de ce bois, je vous y ai fait une grande place ….

 

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Autour de cet arbre de Noël réinventé et qui fut le nôtre, venez écouter la musique du lieu et celles des images qui, au loin, vous transporteront …

Une fois parvenus au rivage, racontez-moi, racontez-vous …!

Aucune date, aucun délai ne vous seront imposés pour ce thème, vous savez trop à quel point j’aime que l’Ecriture se sente libre !!!

Les fêtes sont passées, me direz-vous ?

Mais non, elles ne passent jamais …

Elles restent en nous tel un bon pain dont la saveur exceptionnelle ne cesse d’enlacer nos bouches …!

 

———-

 

Je vous laisse découvrir ma participation …

 

 

Par un lacis de ruelles, je suis partie rencontrer le hasard ….

Quel visage aurait-il, quelle silhouette le dénoterait de la foule, je l’ignorais mais il m’appelait déjà au loin, m’attirait tel un palais d’aromates …

Un vieil âne en chemin, qui semblait porter tout le poids des ans, me sourit  avec confiance !

En cette nuit, un peu spéciale, tout me ramenait au pays de ce prêcheur ….

Je l’imaginais bien ce pays de bergers, aux champs fertiles, sentant bon la vigne et l’olivier. Fut un temps, on y aimait bien l’étranger, je l’ai souvent lu. Curieux, les enfants accouraient, répandant du parfum à ses pieds comme le voulait alors la tradition.

Par les portes des maisons toujours grandes ouvertes, on pouvait entrer, assister au repas, et on écoutait avec vénération l’enseignement de l’hôte !

En fermant les yeux, on peut tant voir, tant deviner, mêlant nos lectures à nos voeux …

Et l’eau des rivières devint aussi précieuse que celle du Jourdain, où des milliers d’hommes avaient lavé leurs maux et les avaient ressortis enveloppés du ciel !

Je m’installai de plus en plus confortablement dans ce rêve éveillé, alors que le temps filait comme file la laine, de l’écheveau de mon âme,  pour y coucher mes ardeurs-reines …

Me revenait à l’esprit ma définition du poète …

POETE, être qui enfante des merveilles, parce qu’il touche la terre avec la même pudeur attendrie que pour le ventre rond d’une mère !

Et tout devint poésie , les algues qui caressent nos pieds et les tourments de l’océan, les nuées de cigognes, aussi sublimes que solidaires, et les troupeaux marchant sereinement dans la brume aux côtés de leurs petits .

Tout devint nourricier, dans la chair des messages, et je compris très vite que je n’étais pas venue cueillir la beauté dans le matériel, mais dans l’humble du monde et la douce modestie des heures !

Un enfant, assis par-terre, essaie de lire sur les joues des étoiles, le pourquoi des guerres et le comment des peurs …Rien, à ce jour, ne me permet encore de lui répondre, mais je sais qu’il aimerait qu’elles soient gais parchemins !

En cette nuit, ceux qui se disent gueux ou païens oseront, je l’espère, contempler le couchant pour y puiser la couleur de leurs prières inavouées mais entendues …

La tolérance, enfant, est une huile sainte, les étoiles te le diront, et je bois, en te la contant, toute la liqueur de sa grâce !

Des femmes chantent, en nous entendant, elles portent contre leur hanche de larges bassines pleines d’un linge fin et aussi moelleux que l’herbe …

Tout autour, resplendissent les cyclamens, donnant à ma plume l’envie de se frôler aux fleurs de calame ….

 L’eau est fraîche dans les cruches et m’engage à marcher encore plus loin, dans mon rêve aux grands cils bleus !

Il m’amènera jusqu’à aujourd’hui et au sens véritable de cette fête …

Je voudrais, un jour, être de ces mendiants invisibles, assoiffés d’amour, dont le manteau brodé de blessures se fond dans la mélancolie de l’air et les larmes du vent …

Je voudrais,

un jour,

marcher

vers cette terre de Canaan  !

 

(Sabine)

 

Je ne sais si, en me laissant aller à ce texte, j’ai rencontré le hasard.

Je pense simplement avoir rencontré l’espoir car, pour moi, le hasard est VIE et la vie est peuplée d’ESPOIR !

 

Je n’ai pas attribué de titre à ce thème …

Il pourrait être  « Rêveries autour d’un bois », par exemple.

Je vous laisse donner à ce thème le titre que vous voudrez, l’essentiel étant de méditer autour d’un bois, évoquant une certaine magie de Noël (ou pas ?)

 

Mes voeux se trouvent quelques pas plus bas, dans une vapeur « d’encens-bleu » ….(Pour celles et ceux qui ne les auraient pas encore découverts)

Je sais, je fais souvent les choses à l’envers ! 

 

 

 

Encens-bleu …..

 

J’ai vu

hier

dans les yeux de l’hiver

naître des cristaux de joie …

ET

plus je m’approchais de leur lueur

plus je me sentais moi-même 

en phase d’éclore avec eux !

La terre prenait la courbe d’une vague

appelant des barques bondées

de pêcheurs d’espoir …

AUSSITOT

ciel terre mer

tout se mêla

en harmonie d’être

et mouvance d’aimer,

des racines de mes pensées

à la cime de mes pas …

 

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Partout

où mes frères accostaient,

ils pouvaient étendre 

leur  fatigue et leur misère

sur un chant de fleurs …

 

Et je me mis à rêver de ces espaces

où toutes les couleurs d’êtres sont belles

et les cris de ralliement

sont des hymnes à la sève,

au printemps du monde,

qui peuplent les arbres d’étoiles

et parviennent à bercer le vent …

 

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Au fur et à mesure que je m’éloignais

pour revenir en moi,

mon chemin s’éclairait

de lucioles magiques

en esprits de corps …

 

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Un jour,

sûrement,

nos maux aveugles et aveuglés

ne se cogneront plus

aux saillances du temps,

TANT

la pureté de nos anse-temps

aura posé ses douces mains

sur nos visages d’enfant, 

greffant sur chaque égratignure,

de nos petits bouts de roses

 partis somnoler en nous,

un coeur géant !

 

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Un jour,

sûre-aimant,

il n’existera plus de remparts,

OU

s’ils existent,

ce ne sera que pour y poser nos attentes

sur leurs pierres devenues pages,

en faisant des livres d’or,

des contes de sages

aux rimes muettes et engagées !

 

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A l’image de ces oiseaux,

soyons des hommes unis

contre le froid des ans,

devenant solidaires et épris

des voyages de l’autre,

et ouvrant ensemble,

ENCENS-BLEU,

de la force de nos ailes,

éperdument vagabondes,

les frontières de l’indiffère-rance !

 

(Sabine)

 

 

Que vos fêtes et tous les jours qui en découleront ne soient qu’AMOUR …

Je ne pourrais espérer pour vous meilleur trésor !!!

 

 

—————

 

Il y a deux jours….j’aurais pu !

 

J’aurais pu vous offrir ce château dans la plus impensable féerie d’astres ….(Pour celles et ceux qui comprendraient mal ce message, RV quelques pas plus bas vers l’oh de mon ruisseau et son feu folle-haie !)

Oui, j’aurais été en mesure car le soleil couchant était, paraît-il, aussi flamboyant qu’aux Antilles (D’après des amis qui y ont vécu !)

De plus, et au vu du magnifique soleil de la journée, j’y avais pensé mais au lieu d’aller gambader entre mes lianes comme prévu, je suis allée flâner dans les ruelles et les échoppes de Saintes avec Lola …sans même avoir vu cet incroyable soleil couchant (Sniff  pour vous et pour moi !)

En échange, je vous offre ce ballet d’amour, en espérant qu’il vous plaira, vous emportera et que ….vous me pardonnerez !!!

 

 

Feu dans l’oh ….

 

Ne plus reconnaître ce qu’on a aimé, craindre un instant qu’on n’ y éprouvera plus rien, n’y verra plus de miracles, n’y cueillera plus de cadeaux ….

Voilà ce que je ressentis, l’espace d’un pleur fugitif, en retrouvant mon « Bruant » sauvage, mon ruisseau, entièrement défriché, un dimanche de novembre …

Mais, MAIS ….

 

———————–

 

 

Il y avait si longtemps

que je n’avais plus haie-fleur-haie

de la plante de mes pieds

tes sentes ramifiées de mots rebelles,

et deviner,

de mon oreille, tout contre,

à ton bois,

le souffle de ton chant animal …

Je ne retrouve plus

nos liens et tes lianes,

ni tes rires

dans les herbes folles  …

Je ne mêle plus mes doigts

 dans les boucles de tes broussailles …

Mais qu’a-t-on fait de toi ?

Otés

les cils de tes paupières,

la mousse sur tes genoux

et l’empreinte du fruit sur tes joues …

Déchirés ces mots,

tels les chiffons de l’enfance

dans une malle à regrets,

éparpillés

 en petits bouts de carnets

que je piétine à présent

sous les charbons du soleil !

 

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Mais la vocation de cet automne

et ma foi en ta noblesse

ont extirpé de ton coeur malade

la flèche du chasseur de beauté,

 

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semant dans tes sillons

d’autres chemins de légende !

 

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Et parce qu’aucun arbre

ne voulut oublier

cette poésie de l’or du temps,

l’automne doucement a gratté

la vieille porte des cieux

jusqu’à sa couleur première,

mettant toute monotonie à naître

à feu et à vent ! 

 

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Billes ou graines de bonbons

venues d’autres horizons

peuplés d’arcs-en-miel

et d’étoiles menthe …

Tout existe

dans l’oeil gamin de mon ruisseau !

 

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Et l’émoi tout entier

vient se blottir amoureusement

dans le duvet des heures

où danse l’instant

sur des notes d’oiseaux,

 

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…et en jupon de fée !

 

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Feuille,

feuille de pas-prié

où l’air écrit son âme

inspirée des silences de la forêt …

 

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Là où le soleil dessine

entre deux ombres

le visage d’ange d’une fleur …

 

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Dans ma tête alors,

je me mis à marcher sans bâton,

ne m’appuyant que sur mes rêves …

 

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Tisonnier superbe

fera crépiter l’oh !

 

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Et dans ces flammes végétales,

je m’abreuverai de grâce et de vie …

 

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Puis, au loin, à la traîne de mon ruisseau, je vis le château …

Il resplendissait comme jamais il n’avait resplendi , plongé dans les draps du soleil entre deux murmures de lune …

Mais, espièglerie du temps ou circonstance voulue, la batterie de mon appareil photo ne voulut pas faire un pas de plus,

comme s’il ne pouvait y avoir que l’eau,

et ce feu dans l’oh !

J’ai continué à marcher, aux côtés de la lune, mes yeux encore tout trempés de soleil, la cime des arbres me rappelant farouchement les toits des temples hindous …

 

Et la lune, se penchant vers mon amertume, me dit :

 » Ton château s’est endormi, il te faudra revenir … »

 

(Sabine)

 

 

 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

materiel medical

A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

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Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   

 

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Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

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