Au seuil de ma demeure ..

 

Qui que tu sois, tu es le bienvenu sur ce blog...même si tu n'as pas réalisé de grands voyages ! Car le voyage, le "vrai" (les chemins me l'ont divinement murmuré) c'est l'amour et l'écoute que tu portes en toi !

 

Ecouter un oiseau

Sourire à un inconnu

C'est déjà partir

C'est forcément aimer ...

MERCI d'être venu jusqu'ici !

 

Sabine

 

Quelque part un écho…

135- et beaucoup d'émoi!

La pensée vient en marchant (Nietzche)

 

L’essence même de cet espace..

 

Le cœur est dans chaque être

et dans chaque chose

j'aime aller à sa rencontre

et en partager la lumière ...

C'est à la lueur de cette sublime chandelle

qu'avancent main dans la main

mes pas mes images et mes mots !

 

Sabine

 

Sourire de l’instant

 

Je ne puis toujours libérer mes pas comme je le souhaiterais vers ce chemin virtuel que j'affectionne tant !

Mais, chut, le temps ne me voit pas toujours et je parviens de temps à autre à venir, ici, lui dérober dans ses poches ma friandise préférée ........"le partage" !!!

 

Une pèlerine des sentiers du coeur.

 

Ballade à pas contés …

 

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Comme la terre, sous mes pieds,

était entrain de le faire,

sous cette gracieuse ombre-aile

je m’étais mise à penser …

 

 

 

 

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Mât-hisse

en chandail d’écume …

J’aime

quand y pendront ces soies,

froufrous incandescents

sous la chair aimante de l’air,

étranges têtes de sirènes

aux tignasses rouges

d’où j’épuiserai tout sommeil

en contant l’inouï !

 

Et la terre, qui pensait toujours, me dit

« Je savais bien que le plus familier de l’existence

resterait un  voyage extraordinaire

pour l’happe-petit du poète ! »

 

 

 

 

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Je continuai à me nourrir

de ce peu

que le soleil attendri

me révélait

entre deux gouttes de magie  …

 

 

 

 

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Fenêtre sur le TOI,

ami que je connais,

des matins brillent

sur tes mois de mets,

tes envies d’êtres

et tes bouquets de fêtes !

 

 

 

 

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Le vent

affole mes rêves

de rondes d’oiseaux …

J’exalte

leur déferlement d’ailes

et l’infini de mon arborescence …

 

 

 

 

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J’ai repris ces chemins blancs,

les reconnaissez-vous peut-être,

leur bouche en feuille

et leur teint de fleur ?

Il y avait quelqu’un, ce jour-là,

dans l’alcôve des écorces,

et une ballade-in

aux deux pieds de satin blanc…

Nos instants jouaient encore

et encore

à « Pierre-feuille-sises-oh » !

Vous souvenez-vous

de ces errances d’hier ?

 

 

 

 

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Depuis le temps que je la côtoie,

de loin,

comment n’ai-je pas vu

qu’elle était un écrin

dont l’arbre, seul,

détenait la clef !

 

 

 

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Comment n’ai-je pas pleuré

sur ce bout de béton, meurtri,

en mal de romance

et de forêt …

 

 

 

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Derrière chaque oeil 

vit

un instinct de fleur,

hôte imprévisible

qui désenchaîne les heures ….

 

 

 

 

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Et mes mots,

couture-riez langoureux

rêveront encore

au couchant

de ces pétales en jupe indienne …

 

 

 

 

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Peaux de tambours,

ma plume, cette danseuse folle,

écrit

de suaves sentes d’Afrique,

et le feuillage m’envoie

un baiser de mangrove …

 

 

 

 

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Je décroche quelques étoiles,

dans les yeux de lyre-réelle,

et l’extravagant de sa beauté …

 

 

 

 

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La fougère était dans sa bulle,

ne m’a pas vu passer …

De ses silences d’or,

elle enlumine mes pas !

 

 

 

 

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Il y a des trésors

à laisser dans leur décor,

la scène est trop belle

dans son langage de l’instant …

Il faudrait ainsi

et toujours

ne rien emporter d’autre

que l’essence d’un rire

et les flâneries égayées

d’un soupir prenant …

 

 

 

 

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En repartant,

un parachute s’était ouvert

et mon coeur

dans le rose de l’éphémère

s’envola

vers le récit éblouissant

de la terre …

 

 

 

 

Coin de village à l'ancienne (Copier)P1140512 (Copier)

 

A aller puiser

des images insolites

à la source de mon village,

entre la patience du vieillard

et ma fébrilité d’enfant,

j’ai rencontré

des jardins naïfs

deviné

 des mains de légende …

 

(Sabine)

 

 

Antre temps ….

 

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Sur le Camino Primitivo.

 

 

A l’écart de mon être

j’avais écrit des maux

sur l’ardoise du temps ,

jusqu’à ce jour d’éole

où l’amour passa maître,

essuyant  tout

au crin doux de l’errance

et parfumant mon spectre

aux herbes bénies de l’enfance …

 

Je ne pleurais plus rien,

m’enivrant de mes silences …

 

Au fil du tant

mes mots avaient cousu,

sur un pan maya de l’air,

des hours-lait de rêve,

des instants de laine

et des rires d’antan …

 

(Sabine)

 

 

Lola sur le chemin des étoiles …

 

Elles se tenaient tendrement par l’épaule, c’était ….il y a huit ans, déjà !

 

Elle, la jolie dame âgée, c’est Janine, encore surnommée « la Piaf du chemin » …

Celle qui aime autant qu’elle bougonne, spécimen incontournable sur St Jean Pied de Port !

Et la jeune princesse d’onze ans, à ses côtés, c’est Lola qui marchait depuis Condom et s’en allait jusqu’à Burgos avec ses parents, six cent kilomètres d’un authentique bonheur inoubliable …!

 

168-

 

 

 

Aujourd’hui, huit années plus tard , elles se tiennent toujours aussi tendrement par l’épaule…

C’était avant-hier !

Janine, à 83 ans, est toujours fidèle au poste …

 

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Et c’est là que nous avons laissé notre fille, sur ce chemin qui a bercé son enfance, et qu’elle va reprendre seule, cette fois !

 

Hier, nous l’imaginions, arpentant les paysages apocalyptiques de cette première étape légendaire menant vers l’Espagne, à Roncesvalles, réputée la plus difficile du chemin avec O Cebreiro, et la plus crainte des pèlerins…

Nous la présagions,  notre pèlerine, riant avec le vent, la terre sous ses pieds se souvenant de son aisance de chèvre …Mais qu’en fut-il vraiment ?

Nous n’avons reçu aucune nouvelle à ce jour !

Nous respecterons toutefois à la lettre ses choix, ses tracés et ses opportunités …Les mots « confiance et patience » nous ayant été si souvent murmurés des lèvres du chemin !

 

De cette étape, aussi fascinante qu’éprouvante, nous n’étions pas revenus indemnes !

Le soir venu, après avoir assisté à l’interminable messe donnée en espagnol par les chanoines, nos jambes ne tenaient plus sur le sol …

En nous dirigeant vers l’unique restaurant qui servait les pèlerins à l’époque, nous avions froid !

Cette sensation de fatigue intense  avait dû sournoisement imbiber nos visages ….

En nous voyant arriver, le serveur nous mena tous trois par l’épaule, nous fit asseoir avec ces mots, gravés dans la chair de nos souvenirs « Ne bougez plus, je m’occupe de tout » !

Il dénicha, d’on ne sait où, trois vieux parkas qu’il nous aida à enfiler ; nous ressemblions à trois pauvres mendiants égarés, enveloppés dans leurs frusques trois fois trop grandes …

Toujours l’émotion me submergera en contemplant cette image,

et toujours je louerai ce serveur magnifique…

« Toi qui nous as réchauffé le corps et le coeur, que l’amour et la paix t’inondent à chaque instant ! »

et encore humblement MERCI.

 

193-

 

 

 

 Elle en aura vu des levers de soleil, cheminant souvent à la lueur de la lune, des brumes divines, d’étranges déserts brûlants, et des humains de tous bords, de tous âges et de tous pays, sur ce vrai chemin de vie qui vide, lave, et ouvre l’âme telle une fleur, forgeant son regard pour l’éternité …

 

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En 2009, à quelques pas de Fisterra … 

 

 

 Et nous savons que toutes ces choses vibreront à jamais en toi …

Tu les emportes aujourd’hui,

entre ta faim d’enfant et cette soif de l’étranger,

apaisée d’ombre et ivre d’étoiles …

 

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Buen camino Lola !

 

 

J’ai choisi ce morceau « The Royal Albert Hall Concert » de Ludovico Einaudi car …

comme ce chemin

et ce qu’entreprend Lola aujourd’hui

il commence par un silence

puis imprègne nos entrailles

peu à peu  

 

  

Toutes celles et ceux qui ne seront pas encore allés s’asseoir sur » le banc d’éole »,

quelques pas plus bas,

venez m’y rejoindre,

je vous en prie,

de trop beaux miracles vous attendent …

 

  

(Ce billet a été écrit avant minuit mais publié bien après,

les jours qui y sont évoqués seront donc à ajuster …)

 

 

Sur le banc d’éole ….

 

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Dans le pupitre du ciel,

cette nuit

j’ai pris

le rapporte-heures

et le conte-pas

pour tracer

sur mon cahier de rue

le grand cercle étoilé

des poètes non disparus …

 

Je connaissais déjà

par coeur

la noblesse de leurs mots d’ire

et de douceur,

gagnant une flopée d’images

de leur souffle or-éole

et goûtant aux heures peu sages

où toute plume s’envole !

 

Quand je me suis rendormie,

j’avais écrit sur mes pages

leur lointain

en rires suspendus

et des lettres de lune

et ce parfum d’encore ….

 

(Sabine)

 

 

C’est à ce vieil homme, et à vous aussi bien entendu, que je dédie ce cliché en poème fantasque …

L’entendra-t-il, pensez-vous ?

Les oreilles de l’art sont d’amples hémisphères !

 

Nous l’avons rencontré à …Santiago …

Il peignait avec un simple petit bout de bambou trempé dans l’encre de Chine …

 

 

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Nous sommes arrivés à Santiago le vendredi 15 juillet dans l’après-midi, après avoir parcouru trente-neuf kilomètres sous une chaleur écrasante, mais …

le coeur frais comme l’aurore !

 

Ma tête résonne encore de cet antre musical où la symphonie des goélands  se mêle aux mille instruments de rêve s’échappant des ruelles…harpe, violon, mandoline, hang, tambour !

Le tout enveloppé de senteurs mystiques, d’encens uniques, de parfums comme tout droit sortis du pays des fées …

 

Et cette nuit, en y rêvant peut-être, le regard de la lune m’a réveillée, dans un étrange sursaut …

Elle était entrain de me dire « Conte-leur là-bas et toutes ces beautés …! »

 

Alors, en voici, pour vous, dans leur cocon de soi, tissé de brume et d’or …

 

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En repartant de ces chemins de renaissance, j’écrivais :

Je ne regarde plus les passants comme des étrangers, mais dans « l’intime tendre » qui s’en évapore… (Sabine)

 

Hasta luego, sur mon diaporama commenté !

 

 

 

Post-scriptum  

 

A la demande implicite d’une lectrice, j’ajoute un tableau de ce vieil homme …

Car je sens également, à travers vos commentaires enthousiastes, que nombreux d’entre vous seront ravis de le découvrir !

 

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Ce qui m’a aussitôt attiré chez ce peintre est ce contact charnel entre lui et sa feuille, cette façon sauvage, magistralement fusionnelle …

 

D’ordinaire, je n’aurais jamais pris cet instant en photo. Pourquoi, l’ai-je fait là ? Je ne sais !

Peut-être me rappelait-il ce type de « splendeur intime » vécue sur le « Chemin des hospitaliers », étape sublime du Camino Primitivo.

Il m’a infiniment peu parlé ensuite, une fois son bout de bambou posé …Un mot, voire deux ?

La beauté effarouchée de ce tableau est à son image …

On y pénètre comme dans une grotte solitaire, découvrant sur les murs des formes, des signes, une histoire, saisissante par l’écho de son mystère  ….!

 

 

 

Clef en MAINT ……………

 

Encore quelques jours avant de retrouver avec délice, d’aile-hisse, ce chemin oublié de Compostelle, parcouru avec passion par Philippe Lemonnier, marcheur écrivain, dont il publia un livre, non moins passionnant …….

Ce livre offert par mon fils et qui, par la beauté écrue de ses pages, a dû colorer vos nuages , depuis le temps que je vous en parle !

Le hasard a fait que nous posions nos pas l’été dernier sur ces sentes primitives, d’Irun à Serdio, avec la réponse en chemin, sauvage et imprévisible, du pourquoi de cette prédilection et la naissance aujourd’hui d’un sentiment tout aussi exaltant que bouleversant ….celui de reprendre le même itinéraire que ce livre.

Nous repartirons donc de Serdio jusqu’à Santiago mais en bifurquant par la Voie des Asturies, lieu que Lemonnier décrivait si grandiose, tissant en moi au fil des années la trame d’un « vieux rêve » !

 

___________________

 

 

Entre nos instants, l’herbe va pousser sans vergogne,

me dites-vous !

 

De grâce, ne la coupez pas alors,

la terre pleure déjà amplement nos instincts de défrichement !

Qu’elle jaillisse, au contraire, sous votre corps,

démesure-aimant,

faisant de vos pieds deux barques légères voguant entre les fleurs …

 

Suspendue aux poches

rouges

de mes hardes

de petit chape-héron,

vous trouverez la clef de notre chaumière …

 

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Je vous laisse ….

 

cueillir

toute la tendresse du monde

dans les courbes de la tourterelle,

et accueillir

dans ce silence en lyre

des pudiques vagabonds

les flâneries mutines de l’aigrette …

 

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Venez …

 feuille-été

en rêvant

l’histoire de notre masure

toujours errante …

 

ses chemins lents,

ses brumes,

ses rires crépitants 

 

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De mon perchoir,

je vous le promets,

je comploterai avec le vent

afin qu’il vous berce

en vous chantant le TANT !

 

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Je vous emporte …

dans mon sac à merveilles, 

car vous en êtes,

par vos témoignages émouvants

les incontestables créateurs !

 

(Votre pèlerine)

 

 

Dans mon pagne-riez, j’ai mis …

 

J’ai emprunté

 des chemins de ronces

pour comprendre d’où venait 

l’obstination de mes pas …

 

Mon pagne-riez

en maint

se remplit peu à peu

des sourires de l’ombre  ….

 

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Et cette candide pécheresse  me conta …

 

tout ce que le temps tresse

de solitairement beau

sur les parois de notre écorce …

 Je pus tout sentir,

toucher,

offrir,

en effleurant mes peurs …

Mes mots devinrent lianes

reliant mes racines au vent,

et j’épurai mes chimères

dans les yeux de la pluie

aux éclats de farandoles …

 

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Arbre nous sommes

et resterons,

en mémoire de chaque aube

qui se souvient

des miracles déposés à nos pieds,

et renaît de notre spectre

tiré tout entier vers le haut …

 

Ses feuilles vagabondes

dansent

 l’histoire de nos approches,

nos émotions,

et de ses couleurs

fugitives et frêles,

poignent

le fluide de nos vies,

l’horizon du monde ….

 

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Que n’ai-je écrit 

à la craie des nuages

sur l’ardoise d’un TOI,

nouant et dénouant

 mon coeur végétal

de ce spleen si aérien …

 

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Des âmes-mystère

sculptent à leurs heures

pour l’oeil du passant …

Débris de branches

ou chefs d’oeuvre ?

C’est à l’appréciation

de ce cordon en nous

maintenant mort ou vivant ! 

 

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Entre nos doigts se faufilent

des sillons de fleurs

où peut s’étendre heureuse

la souffrance d’un lépreux …

 

Tends-les, TANT,

sans crainte de ravages pernicieux !

 

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A ces mots

pensés en silence,

le soleil glissa entre mes pas

un morceau de sa chair

à greffer

sur les brouailles des maux …

 

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Dans la pulpe de l’air,

mes rêves sont fruits et violons,

deviner sur leur peau

la douce main de la terre

reste un frisson !

 

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Et je retrouvai mon dragon.

 

Redevenue mère-lin,

je l’écoute

me parler de mon étoile .

Il m’enchante

et me rassure sur mes origines …

 

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« Je suis et resterai cette cueilleuse du TANT dans l’invisible ! »

 

 (Sabine)

 

 

J’ai découvert par un merveilleux hasard cette musique d’Anouar Brahem ! 

Voici un extrait de son « voyage de Sahar » …Aimez-vous aussi ?

Mon pagne-riez en porte l’odeur ……….

 

 

Paris, quai du bonheur …

 

En quelques heures, tant de gens nous ont souri et ouvert leur coeur …

Nous n’en revenions pas de ce Paris dit « si indifférent » !

Prévert, m’en voudras-tu si je façonne légèrement tes mots pour dire  « Paris est tout petit pour ceux qui …portent en eux une infinité d’amour »

 

Et nous avons marché, marché, sous une pluie souvent battante, redevenant nomades …

Tout nous faisait éclore, cette pluie sur nos instincts les plus fous, greffes timides jaillissant tout à coup en rivières de pétales.

Je marchais, une coccinelle sur le nez, les oreilles rêvant à des notes de piano, la colombe de Messiaen voyageant en silence sur mon épaule …

 

Et même le ciel ne cesse ici de flâner car Paris lui offre des allées et des allées de lilas !

 

 

Photo lilas plus claire (Copier)

 

 

 

Dans l’air, des pages de vie s’ouvrent, se tournent, dans un bruit mystérieux, se mêlant à l’émotion du feuillage …

Assise sur un banc, face à la grille de l’école, elle attendait, révisant le tant, dans sa fringale de temps, sur le coeur éparpillé de son immense carton à dessins …

Il manque un manège, me disais-je, à cet instant si romantique finalement. Et Van Gogh, je l’imaginais bien, ajouterait une touche de bleu doux au reflet apeuré de ses yeux …

 

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Sur ce même banc, combien de mains frémissantes, de rêves surpris ou envolés, d’attentes en valses lentes ou exaltées …!

Qui n’a pas connu, un jour, ce trac des grands comédiens, avant que le rideau ne se lève sur la lumière de son destin ?

 

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Chaque troquet me donna envie d’aller m’y asseoir, y respirer la vie, la mort, et l’écrire dans un mouvement irréfléchi …

Mais un simple bout de trottoir me suffirait, comme ce garçon, près de son arbre imaginaire …..

Paris est constellé d’arbres imaginaires, de lieux pétris dans cette glaise, éperdument particulière !

 

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Nous les avons suivis, vers ces quartiers furieusement insolites et délicieux, non très loin de l’école, de la rue du Moulin-des-Prés , à la Butte-aux-cailles ….

 

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Avant de partir, j’ai oublié de dire à Doisneau que le mot « allégresse » prenait aussi deux ailes !

(A son violoncelle)

 

______________

 

 

Pourquoi Paris et juste pour quelques heures ?

La réponse se trouve à l’article précédent, il vous suffira de …déplier, dans le sens du ciel, un parchemin !

Pour une « rarissime » fois, j’ai pris très peu de photos, mon appareil étant quelque peu encombrant pour ce type de flânerie.

Une autre escapade sur Limoges vous attend, déjà effectuée lors du concours des Beaux-Arts.  Vous partagerez la douceur des bords de la Vienne, le chemin de la cathédrale et les sublimes sculptures de Marc Petit, exposées à ciel ouvert dans le jardin de l’Evêché ….En espérant que je saurai y mettre toute l’authentique spontanéité : il faudrait toujours pouvoir écrire sur la frénésie de l’instant, en avoir expressément le temps !

 

 

Par chemins ….

 

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(Les parchemins de Lola ….)

 

 

Qu’importe 

l’endroit où ils se posent …

Sur table-être d’argile

ou tissu de « soi »,

dans une fleur du Nil

ou le doux manteau de chèvre

qui enferme l’aloi

des immenses collines

aux rires safran …

Je les déroule toujours

dans le sens du ciel

pour y sentir,

entre deux soleils,

la caresse des astres.

J’y ai même un jour

entendu

les pleurs secrets d’Ulysse

dans ces petits feuillets magiques

en peau de chagrin …

Qu’importe, vois-tu,

les lieux et leurs distances,

tous ces mots écrits

ont gardé dans leur fer

l’âpreté poétique des sentes

et la fougue enfant des diligences …

Puissent-ils voyager toujours

et encre-or !

 

A ma lola,

et à vous toutes et tous, amies et amis virtuels, qui les rendez si émouvants …

Au plaisir que j’ai à vous lire, involontairement ponctué mais si fervent !

 

(Sabine)

 

__________

 

Lola a réussi le concours des Beaux-Arts à Limoges.

Retenue également dans la première phase de recrutement visant une entrée en D.M.A  « Reliure Dorure » à l’école Estienne de Paris, elle tentera mercredi la seconde et dernière phase.

Nous l’accompagnons et je serai encore absente un peu …….

 

 

Allant-vert …

 

Vers toi

mes sens  retrouvés

dans le vert épuré

de tes rires

et l’encens fleuri

de ton souffle …

En vers

ta joie qui rime

et mes pas à l’envers

pour mieux voir les oiseaux !

 

De mes oreilles

en feuilles de l’or-riez

j’écoute le baiser de ton coeur

posé

sur les maints et leurs rides.

Du blues dans mes yeux

tu allumes les feux

de nos silences inspirés…

Lueur de gitanes,

 devenue gîte-âme,

instant  beau-aime,

car tu ne fumes plus rien

désormais

pour oublier !

De mon poumon haletant

je respire tes veines,

entre deux ciels …

Mais de celui sans rouge 

à force de trop de sang

dans mes larmes terrées,

je choisis le rouge sang

où le jour se plaît à mourir

et où mon étoile de berge-erre

reprend vie !

Dans la grotte sauvage

qui se ferme entre mes lèvres

lorsqu’elles ne veulent plus parler,

coule encore et m’enchante

la source si fraîche

et célestement inépuisable

de tes chants papotiers …

 

Et je marche sur la terre,

portée par le ballon des nuages,

entre deux crépitements

de jupons de roses

que le vent s’amuse à froisser …

 

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Un soir,

en te devinant,

la prière n’eut plus

ni lieu ni chaumière …

Elle suivit juste une effluve

qui partit

mais jamais ne revint

du chemin de nos absences

aux alstromères or-ange

de nos jardins secrets …

 

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A l’encre de tes aurores,

j’écrirai toujours

nos mots d’en-faons

blessés

et les arbres et leur lumière

où nous aimons nous cacher …

Entre nos lignes

où le TOUT peut se lire,

les âmes de poète

viendront toujours cueillir

notre histoire en pleins

et nos rêves en déliés !

 

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Entre nous,

glissant sur la soie de nos ailes,

TOUT vient s’unir et s’aimer …

 

Regarde là-bas …

 

La lune a fait un cauchemar

et elle s’en va pleurer

dans les bras du soleil …

 

(Sabine)

 

A  toi mon ange,

à tes trente-trois ans aujourd’hui.

 

A la minute où tu naquis

la neige se mit à tomber par la fenêtre…

A croire que tu portais déjà

une part des mystères du ciel !   

 

 

Adieu tristesse ….

 

Il devait y avoir sur cette page un grand pagne-riez, pour vous, rempli d’exubérance …..Continuez à être sages, donc fous puisque « la folie est le soleil des sages », et vous l’aurez bientôt, promis !

Mais hier, en ce jour de prière chez les pêcheurs et les bergers, et de grisaille sur mes élans, lourde tristesse tombée sur mes berges et faisant pleurer l’oh, le hasard a poussé mes pas sur ce chemin emprunté par les pèlerins de Compostelle, autour de l’abbaye de Trizay ….(à un petit huit kilomètres de notre chaumière).

Je l’écrirai plus loin … »Un chemin qui lave, pétrit, puis lave encore ….. », peuplé de vents fous venus des quatre points cardinaux !

Ecoutez-les, ils vous parlent des hauts, de ceux qui se hissent en vous ….Joyeux lundi de Pâques !

 

————————–

 

 

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 Do Ré Mi

misére-errée,

s’ouvre la partition

du soleil

en rêve d’amour

de Liszt …

 

 

 

 

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Sortir du village

par la « rue de l’Espérance »

un rien m’émeut …

Un pic vert

martèle sur un tronc,

il se blesse aux clous

de mon chemin de croix …

 

 

 

 

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L’oiseau me dit

d’aller trouver matière

à tisser un nouveau nid

dans l’intime de mes creux …

 

 

 

 

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Les arbres

sur ces mots entendus

et pieusement écoutés,

un à un ,

sur mon passage

m’ouvrent leur coeur !

 

 

 

 

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Et dans le reflet de leur sourire

je m’invente des coraux …

 

 

 

 

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Je défais la tenaille

accrochée

à la barbe-ailée

d’un vieux sage

qui venait me retrouver …

 

 

 

 

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Plus d’aube-épine …

Que des fleurs douces

filant

sur la gorge de mes rires

déployés,

gemme

j’AIME

d’or !

 

 

 

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Je fais le mur

sur son corps

pour atteindre le ciel …

Il m’en-chêne …

J’ai perdu quelques étoiles

dans mon bas de l’AIME …

 

 

 

 

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L’abbaye est au bout,

la voyez-vous

sur le flanc des nuages …

Il y a toujours

un rêve d’ange

à cueillir

sur la cime de nos pas …

 

 

 

 

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Voie bénie des incertitudes,

à la croisée de vents fous, 

où nous nous apprivoisons à nouveau

avec la féerie de l’essentiel !

 

 

 

 

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Afrique-aine,

sur ma tête

la cage-être

qui me rapproche

du sanglot des cieux ….

 

 

 

 

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Dans l’ombre de la pluie,

les secrets d’oh

avides de verdure

se libèrent …

 

Il pleut …

Que cet instant fait du bien !

 

Un peu plus loin

une biche me surprend…

Mais alors

je n’étais donc pas si seule !

 

Plus loin encore,

un parfum de jasmin

et de réglisse mêlés

enivrera ma peine …

 

 

 

 

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La main d’un étranger

me gomme et repeint

les couleurs de son visage 

sur mes maux …

Taire-glaise,

autre pays d’affres-rit,

ne veulent plus de mon chagrin …

Je me mets à aimer

dans mes mots

ta poésie indigène …

 

 

 

 

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Pose une larme,

me dit une autre étrangère,

je la donnerai au matin

demain

Il en fera

un vert-tige de rosée …

 

 

 

 

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Tôle-errance !

Ne pas s’attarder

sur les souffrances

qu’on nous inflige,

mais prier

pour ceux qui nous les ont infligées ….

 

 

 

 

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Nos ponchos

voiles qui volent …

J’en-barque

dans la sueur des mottes

vers les hauts mâts qui chantent …

Cette errance lave,

pétrit

et lave encore …

Marins et marcheurs se ressemblent !

 

 

 

 

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Réserves de cire

de sève et de trêve,

nos émotions s’impriment

en batiks de rêve

sur l’écorchure des sols …

 

 

 

 

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Rouge

la conscience bouge,

de désir et de sublimité,

la vie dans mon sang

embaume

mon allégresse ressuscitée !

 

 

 

 

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 Mais toujours au loin

des hommes crient,

terrés,

lèvres pendantes,

leurs chants défigurés…

Et pour eux

je marche aussi,

enterrant

peu à peu

sur leur chemin de râle lent

ma propre douleur !

 

 

 

 

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Et je vous reviens

en heureux

petit chape-héron

errant

rouge !

 

 

(Sabine)

 

 

Post-Scriptum

 

Sabine

  •  Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie !
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  • : 29/08/2008
  • Mis à jour le : 22/02/2013

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles

Danseront à tire-d'aile

dans la ronde du bonheur.

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

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A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   C'est ICI  

 

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Mes livres d’images

 

Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

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