Au seuil de ma demeure ..

 

Qui que tu sois, tu es le bienvenu sur ce blog...même si tu n'as pas réalisé de grands voyages ! Car le voyage, le "vrai" (les chemins me l'ont délicieusement murmuré) c'est l'amour et l'écoute que tu portes en toi !

 

Ecouter un oiseau

Sourire à un inconnu

C'est déjà partir

C'est forcément aimer ...

MERCI d'être venu jusqu'ici !

 

Sabine

 

Quelque part un écho…

135- et beaucoup d'émoi!

La pensée vient en marchant (Nietzche)

 

L’essence même de cet espace..

 

Le cœur est dans chaque être

et dans chaque chose

j'aime aller à sa rencontre

et en partager la lumière ...

C'est à la lueur de cette sublime chandelle

qu'avancent main dans la main

mes pas mes images et mes mots !

 

Sabine

 

Parution

 

Tu peux retrouver mon livre "Au fil du tant", chemins contés en mots et images :  ICI

 

 

Sourire de l’instant

 

Je ne puis toujours libérer mes pas comme je le souhaiterais vers ce chemin virtuel que j'affectionne tant !

Mais, chut, le temps ne me voit pas toujours et je parviens de temps à autre à venir, ici, lui dérober dans ses poches ma friandise préférée ........"le partage" !!!

 

Une pèlerine des sentiers du coeur.

 

En toute âme-hissée …

 

 

 

Tout présent offert est encore plus beau lorsqu’en le contemplant il perpétue la lignée de nos rêves d’enfant …

 

(Sabine)

 

A François et Marie

 

 

______________

 

 

« Gentils voleurs de reflets » qui ne seraient pas encore allés à la rencontre de mon « Pêcheur d’images », je vous invite à prolonger votre flânerie quelques pas plus bas, vers lui …

Car, quelque part, il vous ressemble !

La vidéo musicale que j’y évoque, superbe, de Ludovico Einaudi, vous pourrez la retrouver  ICI    et même la laisser en fond sur ma voix ….

 

 

 

Pêcheur d’images …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré une extinction de voix, je tenais à vous offrir ce petit enregistrement vocal. Afin d’éviter toute cacophonie, je vous invite à aller éteindre le lecteur du blog sur la colonne de droite à l’onglet « Caresses musicales ». Enfin, pour continuer à vous abreuver de mes jeux de mots, je vous propose d’écouter en lisant ….

 

 

Amarreur d’étoiles

au fer des mélancolies,

sous le hang-art de tes paupières

en bois de ETRE

naissent

des caresses d’anges

sur l’ivoire du ciel,

des océans de pétales,

des jungles d’ailes,

des jabots de brume

que soulèvent

des rumbas de pluie,

l’air et ses tambours …

Tes visions sont des arpèges

qui marient des histoires d’amour …

Sous les ramures de tes cils

refleurissent

les mots en lie de vain

tombés au fond du pressoir …

Ils chantent, je les murmure souvent,

la tendre chouannerie des poètes.

A l’orée des instincts

un silence animé savoure

ce mélange de grenades et de fraises

sur les lèvres du vent,

bouche bée rouge qui enchante

le grand verger des rêves

où la lumière vient boire,

célébrant les fruits du hasard …

Et les aveugles voient

ce qu’ils n’écoutaient plus

« le souffle de la vie »

et les marcheurs s’émerveillent

de ce qu’ils sont devenus

« enfants de l’infini »

 

Sabine

 

 

Autre invitation, autre image : une fois votre flânerie terminée, je vous convie à aller rallumer le lecteur du blog … Un voyage exceptionnel vous y attend, en « son » et surtout « image » par le biais de la vidéo « superbe » !

Et je tenais également à vous faire partager, pour l’heure,  un dernier bonheur : la cagnotte récoltée pour mes soixante printemps me permet de réaliser un voeu, celui d’aller voir en concert ce phénoménal  « Ludovico Einaudi », présent à chacun de mes souffles d’inspiration.  Ce sera en décembre et à Milan !  

Je me réserve l’intense plaisir de vous en reparler …

 

 

 

 

Home-âge …(Lettre à un ancêtre et son petit )

 

Du préau, je vis resplendir une montagne étoilée de naines rouges …

Mes pas, secoués à la fois par mon impatience et leur fragilité de l’instant, cahotèrent vers elle, à la rencontre d’un spectacle des plus attendrissants !

 

Oh, mon beau, mon sublime vieillard, où as-tu trouvé la force, le génie, de faire pousser sur tes ailes autant de fruits, me suis-je dit en te contemplant, émue !

 

Une romance passa …

« J’aimerais toujours le tant des cerises … »

Ah ce fringant bonheur

de laisser venir le corbeau,

pour le simple plaisir

d’entendre ensuite

la révolte douce

de son chant d’amour,

en quittant ta demeure !

Goethe disait « Ce sont les enfants et les oiseaux qu’il faut interroger sur le goût des cerises et des fraises … »

 

Si rarissimes furent les instants où je suis venue t’enserrer de mes bras,  par crainte d’étouffer l’orbe de violettes sacrées qui respire à tes pieds …

Mais hier, je le fis, pour te remercier, ma joue contre ton coeur, mon ventre contre le tien !

 

Il me semblait lire sur ton visage ces mots :

« J’ai atteint l’apogée des possibles,  afin de vous offrir le meilleur de moi-même,  faisant perler sur mon front toutes les sueurs des saisons … »

 

Et tes racines se sont mises à filer dans mes veines !

 

 

 

 

 

Quelques jours plus tard,

du préau je vis

une paroi de la montagne joncher le sol …

 

Une hache invisible était venue te fendre en deux !

Et te voici, le temps d’un cri, épluché à demi de ta substance …

Que t’aura-t-elle laissé ? Le yin ou bien le yang, l’ombreux grimoire ou le conte merveilleux ?

 

J’entends, moi, ton rire sous chaque fruit,

et sur tes lèvres

la fulgurance de ton sourire

ressemble, en personne, au soleil momifié !

 

 

 

 

 

Le végétal et l’animal sont  liés par un pacte du coeur …

Et notre « Cannelle » pleure,

comme elle a toujours pleuré la dépouille des arbres !

 

 

 

 

 

Saurons-nous te soigner ?

Où trouver cette béquille invincible qui portera ton âge, les colères du vent et nos défaillances aussi ?

La poignée de cendres de notre ange, déposée au couchant, désormais n’aura plus d’abri !

 

Hôtes éperdus,

nous venions sous ton feuillage

manger la chair de ta sagesse

et boire tes ivresses,

le vin doux

de tous les extrêmes du jour …

Dans le chamois de ton écorce,

tu as enveloppé nos maux,

et nous puisions toutes les réponses

dans l’arôme de ton souffle …

 

Mais l’espoir d’un renouveau enterre toute amertume …

Tout vit encore,  j’en suis sûre, sur ta rambarde frêle,

les mains du printemps me l’ont dit !

Par toi et avec toi,

nous continuerons à fêter l’hanami,

et ta fleur parfumera encore 

le thé de mes vallées imaginaires

à chacun de tes mariages avec le ciel ….

Car un autre petit être,

à tes côtés,

est venu naître,

généreuse magie du destin !

 

 

 

 

 

Lointain petit-fils 

d’une lignée infinie, 

si le temps sait écouter ta complainte d’enfant,

et il l’écoutera,

tu pourras venir entourer de ton talent

 l’épaule de ton ancêtre,

digne mais meurtrie …

En elle alors

tu hériteras,

confiant et grandi,

de l’âme prestigieuse des samouraïs !

 

(Sabine)

A notre arbre à paroles !

 

 

 

Nous avions rendez-vous ….

 

La lune était encore là,

attendant, fébrile, le soleil ….

Ce matin-ci

ne pouvait être que pour toi !

Et nous nous complaisions secrètement

lui et moi

lui vers toi

de ce moment volé à un impossible amour …

 

( A peine murmurée,

au loin,

cette histoire te séduit déjà … )

 

Sous le blond fou 

de leur étreinte imaginaire

et la beauté presque indécente

coulant de chaque éclat,

se reconnaissait le sang clair de leurs ébats

à travers les troncs,

le fil-amant des herbes

et leurs soyeuses pagodes …

Ils avaient tous ce petit rien

d’enfants naturels

nés une nuit d’aurore,

ils devenaient ce matin

de chair astrale …

 

 

 

 

 

« Raconte-moi encore , maman,

raconte-moi encore les histoires,

de cet ordinaire différent

qui nous ressemble tant ! « 

 

(Ecoute mon ange,

      je tourne la page ….)

 

Sceau du printemps sur l’air,

une encre mauve dégringole, 

étrange glisse-in,

imprime de splendeur le vent,

emportant avec elle

des larmes d’estampe chinoise

incisée à l’épine d’acanthe …

 

 

 

 

 

Sous l’arbre du « fil du tant »

nous avions rendez-vous,

et je suis en retard …

Un vide passager a englué mes pas !

Je ne marche plus,

ne prie plus autant

mais je crois toujours en ce que j’écris,

je le puise jusqu’aux entrailles …

 

 

 

 

 

Tu me prêtes ton chapeau …

je le porterai sur mes chemins !

« Sous ses perles, tu y trouveras des mots,

me chantes-tu alors,

pour continuer l’histoire …. »

 

 

 

 

 

(et j’écrivis NOTRE histoire ……)

 

Char-être, tirée par ta main,

vole sur la poussière

dans un bruit de cymbale …

Des étoiles s’endorment sur son bois,

des oiseaux jouent sur les barreaux,

poètes et peintres ont pris place …

 

Je navigue sur ce grand lac de terre

avec tes bras comme sampan,

il ressemble un peu, ne trouves-tu pas,

au paysage du Yunnan …

Il est bon d’imaginer ce soir la pluie

y sculptant ses rides en immenses dunes

lorsque tout s’abandonne

et que le sable laisse tomber son turban

de sa longue chevelure safran …

 

Nous passerons la nuit à la cime des arbres,

à l’heure où les rêves souterrains

émergent de la plaine …

Nous embrasserons la lune

et lui donnerons nos cueillettes

en guise de pain de fête  …

Dans les petits abris frais de nos mystères

nous irons faire sécher les fruits de nos mots

et regarderons muer tous les vers à soi …

 

Au retour

je démêlerai les filets de nos fous-rires

et en nourrirai notre misère …

 

 

 

 

 

Le tant m’offre une plume,

elle est sublime, je ne la prends pas,

car c’est bien toi

et uniquement toi

l’auteur de notre histoire !

 

 

 

 

 

Dans le rouge levant de ce calice

où affleurent

toutes les aubes de ton regard,

où mon âme vient boire,

les mers parlent de ciels inattendus,

sertis de coquelicots …

Mais les saisons dans mon corps

dansent tout de blanc vêtues,

sur des notes de bawoo

parfumées à l’ange-hélice …

 

 

 

 

 

Le sable nous a laissé son turban,

unissant la mère à l’enfant,

et, autour de buissons ardents,

tes pensées aux miennes …

 

 

 

 

 

(et le piano ne cessera de déferler sur nos pages …)

 

Les oiseaux joueurs sont partis …

Je les suis tout là-bas

vers le magnifique cortège einaudien,

violon scelle,

bande origine-âme,

des caravanes de nuages en fleurs,

où tes errances n’ont plus peur,

où nos silences n’ont plus froid …

 

(maman)

 

 A mon ange et fils, né deux fois, un 23 avril sur terre et un 23 octobre dans le ciel.

A chacune de ces dates,  nous nous offrons « notre » page sur le grand livre du tant …

Cette année, je suis en retard  (Pardon Yoann !)

 

 

 

Il y a toujours un après ….

 

 

 

Une à une,

 j’attrape ce matin les couleurs laissées par les griseries du silence …

Je les pose sur ma feuille à dessein « C » de Chanson,

repeignant les rires et les visages qui me sont si chers !

 

Combien ce jour fut beau, qui célébra mes soixante printemps ….

 

Amis de la toile et du vent,

et ma petite tribu de châle-heure et de sang,

je n’oublierai jamais

votre immense grâce à me rendre heureuse ce jour-là !

 

Merci

MER-CIL

pour tout ce qui jaillit de vous,

de plaisir, de tendresse et d’art …

 

Je vous remercie TOUS

présences toutes proches ou lointaines,

vos auras

si aimantes, si légères,

étaient bien là !

 

Une par une,

un par un,

je viendrai de mon affection

rendre hommage

aux intentions et présents

qui me furent offerts,

dans leur robe de Cendrillon !

 

« Ecoute le silence …

Il est toujours entouré d’une foule en émoi  « 

 

(Sabine)

 

 

Retrouvailles ….

 

Tu m’as attrapé le bras pour une valse lente,

mon beau daya que j’hume, bleu ,

valse brune des braises,

spirales à mille tant, 

nos rêves d’enfant sont des fagots

que seule notre folie allume,

dont seul l’air s’éprend !

  

 

 

 

 

Sur nos langues de poètes

toutes les saveurs s’embryonnent,

piquantes, sucrées, à mer …

 

 

 

 

 

Par dessus mon épaule,

ton crâne 

enroulé de lianes et de peurs,

se lisse dans un souffle de fleur

 

 

 

 

 

Oh sans éther,

tes larmes de résine claire,

bruine chaude d’hiver,

à force de croire,

de les boire,

j’ai atteint un idyllique cap vert …

 

 

 

 

 

Les herbes fredonnent,

pendant que leur mère, lumière,

coiffe leurs longs cheveux de soie …

 

 

 

 

 

Bois de tabou

bois d’hagard

la blessure de ton regard

exhale des maux doux …

 

 

 

 

 

Une balançoire pour nos délires d’ailes !

Savait-il que je viendrais ?

Salivais-tu, 

mon ruisseau fils

mon ruisseau frère

enfant de ma plume en chair,

à l’idée de ma venue … ?

 

 

 

 

 

Des secrets de l’ombre

d’étranges rimes ont volé en éclats …

Des oisillons viendront s’y coucher

cette nuit

sur leur peau angora … 

 

 

 

 

 

Dans l’eau,

naissent de nos audaces mêlées

des arbres en fleurs …

 

 

 

 

 

Les lèvres gravées de mûres d’émoi,

j’ai trempé mes mains dans l’encre du soleil,

un rapace au loin récitait le printemps …

 

 

 

 

 

Mystérieuse boule de Cristal,

que me prédiras-tu ?

Ce soir,

Je serai la pâquerette remerciant le ciel

de demeurer toujours en vie,

je louerai les chemins

pour leurs pieds attendris !

 

 

 

 

 

Sur ton cœur nu

mon cil, en fibre de papillon,

ma bouche,  timide graine d’ivresse …

 

 

 

 

 

Sur un vieux gréement,

j’ai pris la route des roms,

cueillant toute fantaisie de passage,

sans distinction de couleur …

Sur un navire

marchand d’étoiles,

je sillonne en rêvant

l’incroyable globe de tes yeux … 

 

 

 

 

 

Et je te surprends

discrète danseuse tribale …

De ton talent, sa dérision,

de ton spectacle muet,

tu as ému mon ruisseau !

 

 

 

 

 

Nos errances auront bâti ce pont,

de la terre crue de mes pas

et de la chaux vive de tes offrandes …

  

 

 

 

 

Comme une marche solennelle

vers ton miroir,

tous les matins du monde,

tous les arts de penser et de rire,

les vapeurs d’acacias et de myrrhe

les perchis dorés, les sables roses de ton « il »

et les gestes de la lune qui,

sur ton flanc, patine, 

par trop de beauté

se noient !

 

 

 

 

 

A chaque saison, là-bas,

le temps tresse une chrysalide nouvelle …

De ses parois de dentelle

iront s’envoler

des petits-ducs chantants …(Pour Louÿs)

  

 

 

 

 

Sous le tam tam effréné du pic vert,

des robes tournoient,

j’aime le jaune de leur bazin …

Le sol,

à les regarder,

en a les joues rouges vin ! 

 

 

 

 

 

La poésie torturée du ciel

coule de l’écorce à  corps ouvert …

Baiser des nuages vers les cendres

ou de l’arbre vers les anges,

un jour

les pierres leur offriront une chaumière !

 

 

 

A mon ruisseau, 

et au printemps !

 

(Sabine)

 

 

Il est né le terrible enfant …..!

 

 

 

Avant de pouvoir m’abreuver du lait de ses pages, j’en ai emprunté des montagnes escarpées, à m’en ôter le souffle,  mais il est enfin là  et je ne le remercierai jamais assez de toutes ces épreuves car il avait un vrai message à me transmettre avant sa parution, quelques herbes rares à glisser dans la paume de mes chemins : la patience et la confiance, dans le sens le plus infini et le plus noble du terme !

Il est enfin là, oui, j’ose à peine y croire …!

Je vous laisse imaginer l’émotion hors norme que j’éprouve en ce moment précis où je vous l’annonce …

 

Et, depuis, j’en ai posé en rêve des baisers sur ses branches, encore et encore, et il me répond de son rire cristallin « Tout arrive en son TANT, ignorante pèlerine !  » 

 

Avant de clore ce chant d’amour, je tiens à remercier du plus fort de mon âme deux êtres exceptionnels, ils se reconnaîtront, sans qui ce livre ne serait peut-être pas encore là !

 

Pour le découvrir un peu mieux et éventuellement vous le procurer, je vous invite à vous diriger  ICI  où il vous attend sous l’ombre-aile, enveloppé de foule-art !

 

A très bientôt.

 

Pour toutes celles et ceux qui n’habiteraient pas loin de ma chaumière (en Charente Maritime), je vous convie ce dimanche 19 février à une séance de dédicaces autour de gourmandises et de chants d’oiseaux .

(Je vous communiquerai mon adresse par le biais du mail)

 

 

 

 

Entre deux pages …

 

Mon livre, toujours lui, encore luit, me fait retrousser les manches jusqu’au ciel …!

Cette ère d’absence n’en est pas une, bien au contraire, elle me rapproche même un peu plus de vous chaque jour, mettant toute mon ardeur à défendre tout ce que vous aimez cueillir sur mes pages …

 

Et puis …

 

N’était-ce pas à travers le souffle de l’absence que se mesurent toute la richesse et la beauté d’une présence …Merci, MERCI à vous !

Que votre année et toutes les autres soient toujours parsemées de merveilles, petites ou grandes, qu’importe !

Je vous souhaite ce « si peu de choses », des matins valsant doux, des soirs apaisants au parfum de roses …Tout ce qui fera naître en vous, vers vous, en vert et contre tout, un jarre-daim d’exception !

Je vous l’avais promis, voici quelques instants captés au vol de ma « petite » expo, réalisée dans le « petit » salon de thé créatif de Magali, à Champagne …

J’aime ce mot « petit » lorsqu’il devient le gardien de grandes émotions !!!

« Roule ma poule », c’est ainsi qu’il se nomme, un lieu propice aux rencontres inattendues, aux confidences aussi, à l’amitié dans ce qu’elle a de plus essentiel et inventif …Un rien de bien-être nomade règne entre ces murs !

 

Allez, je vous invite …

 

Venez vous poser sur un coin de comptoir.  Magali vous servira un thé aux saveurs lointaines, accompagné de la traditionnelle fraise Tagada, et vous plongerez dans un ailleurs, où hier sait encore séduire demain, sur un divin p’tit air de New Orleans …

 

 

 

 

Et si on passait derrière, découvrir ces vingt et une photos !

Découvrir ou explorer ? Entre deux tabliers d’écoliers, près d’un vieux sucrier, sur le laqué crème d’un buffet ou les lattes zen d’une caisse en bois  …

 

 

 

 

 

 

 

Je réserve un sourire tout particulier, gorgé d’amour, à mes deux filles  …!

L’une, Lola, pour s’être autant investie dans cette expo. Je lui dois en effet le découpage des supports et le collage,  la présentation des textes, et la disposition de l’ensemble …

L’autre, Gwen, pour l’épatante série de portraits, qu’elle réalisa à la hâte pour les besoins de mon livre, dénichant au passage dans le plus complet désert artistique un incroyable arbre-labyrinthe où pouvoir me photographier, aussi inspirant que le fut cette talentueuse « portraitiste en herbe » inspirée !

(vous en avez un échantillon sur ce blog, en « Post Scriptum »)

Et j’adresse enfin un merci, quelque peu ému, à Michel, ancien formateur bénévole de la Bibliothèque Sonore de la Rochelle, pour sa si chaleureuse présence tout au long de l’après-midi !

 

 

Joie-rieuse année

et VIVE VOUS …

Enfants, lecteurs, amis, artistes improvisés, poètes attachants ou passants généreux ,

Vous

si belle terre d’accueil inédite !

 

 

Rencontres en vagues d’oh …

 

 

 

Dans l’archère d’une pénombre,

je suis venue chuchoter des couleurs,

des bribes de rose, 

des gris pluie,

des bleus doux,

la mer dans son blanc d’oeil,

et la fuite des mares-en-cage

vers des chutes d’oh sans retour …

 

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Tout près,

j’ai trouvé à mes pieds,

des rimes et des rêves …

Quelqu’un était déjà passé

avec la même prière,

j’ai pris son calumet !

 

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Il devait être conteur

ou d’une étoile l’écuyer,

car depuis je suis devenue

 folle d’ailes !

 

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Seule ou dans la nuée

j’avais souvent si peur,

sol-éther

mule-titube,

avant de savoir voler

en emportant la terre …

Mon repaire désormais

est là où le i de vivre

vient chercher son point

d’oh !

 

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J’y découvre

chaque jour en vers

l’endroit poète,

son accent vert,

où l’envers

reprend enfin ses droits !

 

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Au retour,

j’ai posé une quête

sur les rebords d’un toi …

 

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Sous l’oeil concerné

d’une apparente pauvresse

dont les mots philanthropes

dans mon coeur

 

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ont fait toit !

 

 

(Sabine)

 

 

 

 

 

Cette histoire d’ange finalement si belle à raconter …

 

Perchée sur sa colline, cette maison est déjà entourée de la fragrance des cieux …

Sous le préau, le salon en rotin inspire de douces attablées autour des étoiles. Dans une grande volière, comme tout droit sortie des rêves de Prévert, une nuée d’oiseaux colorés attend l’hôte, coeur déployé, autre lieu d’écoute …

Chaque chambre a son parfum de fleur …

Yoann avait été déposé dans celle du jasmin, semence-reine de notre demeure, en embaumant ses murs … Mais, rien de cette note singulière n’avait été révélé alors, au moment du choix des alcôves !

Vous ne trouverez pas ici un atome de tristesse, de la mélancolie tout au plus.  Sur les tranches de marbre, pain de vie fait et décoré « maison », tout est à partager en saveur authentique …De vrais contes à visages ouverts !

J’y flâne aujourd’hui comme dans une galerie d’art, découvrant des mots poètes, des paysages en mouvement, des cabanes intimes, d’anciens cueilleurs d’instants …

Marie-Claude, celle qui avait accueilli notre souffrance huit années plus tôt, est là, fidèle au poste. Elle me parle de son chemin de Compostelle, des marchés gourmands qui réunissent tant d’hommes.

Nos échanges ont toujours  eu le chant d’une source, en habit de forêt !

Plus je retrouve ce lieu, plus j’en repars légère, apaisée à mon tour …

Yoann m’offre, à chaque fois un peu plus, la sérénité sublime de son dernier voyage …

 

 

Le premier jour où je mis le pied sur ce seuil, alors que je croyais m’y évanouir, mourir même, un bien-être imprévisible, exquisément ravageur, s’était emparé de moi , ranimant mon sang de sa force, refleurissant mon écorce.

Nous étions trois, et tous trois envahis de la même sensation ce jour-là  …

Personne ne peut sans doute comprendre, je ne cherche d’ailleurs pas à entrevoir, je me contente de la laisser m’enlever , aujourd’hui encore ….!

La route, elle, reste imprimée de mes « pourquoi » …

Sentiment d’injustice,  ce drame ne pouvait-il pas être évité ?

En réponse, silencieusement, tout se recouvre de grâce et mue dans un autre fond …

Je n’ai pas froid, un étrange manteau, d’or-Gandhi, vient vêtir mes épaules dès que je me retrouve devant cette « liane à paroles »  ….

 

 

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Il en exhale  toujours des senteurs de taille crayon, celles que je recherche lorsque je marche dans un bois, et les arbres foisonnent d’oiseaux, derrière, bande de tendres gavroches dans la cour de récré du ciel …

Je suis bien,

divinement bien !

 

 

J’avais décidé qu’aujourd’hui, en ce dimanche 23 octobre, nous poursuivrions cette journée autrement …

Nous irions plus loin dans la célébration !

Nous avions réservé un restaurant au hasard qui nous ferme la porte au nez pour un quart d’heure de retard, sans doute n’avait-il pas de clients ce jour-là ? Il n’y respirait de toute façon rien d’insolite.

Le hasard a un coeur et des oreilles blotties contre notre histoire, je ne crois pas en ses passages anodins  !

Il nous mène vers un lieu où nous retrouvons tout ce que nous aimons …

 

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Des peintures vénitiennes, des bougies enchanteresses, une cuisine ciselée au fil-amant de nos papilles, la meilleure jamais savourée, et mes yeux plongés dans ce hublot de verdure, me rapprochant des branchages délicats que je venais de quitter …

J’ai l’impression que cette page, gourmande, conçue à feu et à sens, ravivés, m’est « offerte spirituellement » !

 

Une fois débarqués de notre  » île-flottante », nous nous dirigeons au nord de Foulayronnes, vers l’église de Monbran, point de départ de notre escapade.

 

Un peu avant le village, hésitant sur la direction à emprunter, nous nous arrêtons dans une ferme. Une très vieille dame qui est entrain d’uriner dans un seau à vendange, au pied de sa maison, a juste le temps de rabattre le pan de son tablier …

Elle nous contemple d’un  oeil polisson, avant d’arriver vers nous. Mes yeux s’attardent un moment sur ses bas déchirés…

Que de malheurs ont dû supporter ses épaules, ils l’écrasent de tout leur poids, son museau de renarde effleure presque le sol …

Un vieux gant de toilette est posé sur un piquet, à l’entrée.  Je le vois en repartant …

Nous aimons déjà tout ce qui nous entoure, la simplicité de ce terroir, la franchise de son accent !

 

 

Enfin parvenus à l’église, nous troquons nos frusques de voyage pour celles de pèlerins (pas très différentes !), regrettant de ne pas avoir emporté nos shorts, tant l’air est tiède.

Je lis sur la feuille le mot « escalade »  et, rien qu’à le prononcer, il fait jaillir de mes creux des fontaines de plaisir !

Ce sera une ballade, à la mesure de nos désirs, pentue, de celles dont nos instincts de vieux chamois raffolent !

 

 

 

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L’église a la sobriété grandiose d’un temple …

 

 

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et ses messages de lumière imprègnent déjà mes pas !

 

 

 

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Il fait si doux …

Cette flânerie a un souffle particulier, il y règne l’amplitude grisante des montagnes …

 

 

 

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Quelque chose, dans ce fauteuil, m’attire, m’appelle même …

Je le ressens ruisselant de solitude !

Mais, quelle est cette ombre, sur le coin de la fenêtre, que j’aperçois aujourd’hui  et qui …

m’interpelle ?

 

 

 

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Je cherche, parmi le feuillage, dans une fente du bois, la clef de ce mystère …

J’ai dû l’emporter, intact, laissant sur le fauteuil une page de mes émois …

 

 

 

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Des poules couraient dans un bois …

J’aime lorsque les choses ne sont pas forcément à la place où nous les attendions !

 

 

 

 

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Nous allons escalader ce sillon, traversant collines et vallées…

J’ai envie d’étreindre les joues potelées de ce paysage, d’y mordre dedans !

Les maisons encensent la poésie de l’âtre, et le feuillage, dans son bouillon d’ocres et de soufre, récite à chaudes rimes les fugues lointaines des fruits …

Un roux-coule

de ces heures éphémères,

les pigeons voyageurs

les garderont dans leurs veines …

Les vieilles cours, sous le crachin des fûts, repensent au cheval fourbu, sur des terres trempées.

 Elles scellent, de leurs souvenirs, les fissures des pavés …

Les demi-lunes des fers,

et de nos pas les ballons,

graveront les poteries

pétries un jour de pluie

des maints d’une poétesse …

 

 

 

 

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Monter, puis redescendre, sans cesse …

Nos têtes s’étourdissent de cet horizon, où les champs ondoient comme des vagues …

 

 

 

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J’avance et j’écoute,

les mots d’amour murmurés de la bouche du soleil à l’oreille des chemins …

 

 

 

 

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Compost-aile ….

Je te donne mes vers, en épluchures de crayon, mon marc d’oh, mes graines de tout, mes coquilles-âge ..

Puissent-ils multiplier les roses sur les balcons du tant !

 

 

 

 

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L’allée de Hurlevent …

Et, à quelques pas, des cours de musique …

Alors, je me suis imaginée !

De l’angle de la rue-aile,  des notes de piano surgissent et s’envolent, se mêlant au blues de l’air et à l’allegro du vent …

Et, à la saison d’âpre-haie,

les pierres, fervent public,

rayonneront de ces divagations délicieuses !

 

 

 

 

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Encore une fenêtre où « je crois entendre », celle du château de Monbran …

Un de ses évêques pleure 

sa muse volée par Shakespeare ….

 

 

 

 

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Prions la fée des errances,

afin que, jamais,

nos sommets ne soient tout à fait atteints !

 

(Sabine)

 

A cet instant où ton mal-être se transforma en graine de paradis,

jets-rues-à- l’aime ….

 

A mon fils Yoann,

envolé un 23 octobre …

 

Pour toi, j’écrirai ce troisième livre …

De racines d’être en magnifiques spores-ange, j’en ferai

le plus vivant des herbes-riez !

 

————–

 

 

Je n’ai pu résister à l’envie de vous faire écouter la musique de ce superbe film « Cézanne et moi »,  dont l’impact coule encore en moi ….

 

 

 

Post-Scriptum

 

 

 Je marche et j'écris pour "Aimer"...Chacun de mes pas, chacun de mes mots me faisant tout à la fois renaître et ouvrir les bras ! La photo est aussi ma plus fidèle compagne...Elle est ma balise sur les sentes de l'émotion et du temps, le repaire occulte de ma poésie.

 

 

 

papi sabine

Cil-anse ....il dort !

 

Emue par…

 

Le voyage...

celui qui démunit autant qu'il enrichit,

qui détourne la pluie en rires

et fait de notre coeur

le plus fervent des poètes

sans même composer de mots !

 

Sabine

ou SAB-Lyse.

 

A la mare-aile ….

 

Viens avec tes mots-fleurs

tes mots-coccinelles ...

 

Je t'invite

à la craie maille-air

de ma maison au TOI d'or

y vivre d'amour 

et d'OH  frais,

raison à l'envers

folie à l'endroit !

(Sabine)

Pour me suivre pas à pas

Ecoute

coeur Sabine

 

A-t-on appris à nos silences à devenir magiciens,

à faire crépiter des flammes dans l'antre de nos ciels gris

ou faire couler,  entre les pierres de nos coeurs en ruines, des rivières enchantées ?

Non, bien sûr que non !

Cette magie est en nous ...  (Sabine)

 

Mille et une fontaines pour demain !

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A propos de mes créations

 

Chaque photo, écrit et citation (sauf là où figurera le nom de l'auteur) de cet espace sont "la sève de mon inspiration" ! Aucune de mes créations (surtout valable pour mes photos) ne porte ma signature car j'aime vivre en confiance. Si vous souhaitez en emprunter, pourquoi pas ? L'émotion est à tout le monde ! Faites-le moi juste savoir et pensez toujours à relier votre désir assouvi à un lien vers mon blog ...MERCI !       Sabine.

 

Mon premier livre

  

  P1060170 (Copier)

 

Le tourbillon de mes pensées venues se poser comme feuilles au vent, sur 160 pages illustrées de mes photos couleur.   C'est ICI  

 

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Mes livres d’images

 

Je commente le plus souvent chaque photo de mes diaporamas, afin de faire réellement vivre le voyage dans sa chair et l'authenticité de son histoire ...BON VOYAGE !  

 

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